Héma-Québec, un milieu professionnel stimulant

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Héma-Québec a intégré les infirmières auxiliaires dans ses équipes de collecte de sang en 2013. Elles sont de plus en plus nombreuses à exercer leur profession dans ce milieu qu’elles estiment privilégié.

SBLANCHET-IMAGE-ACTUALITES-WEB.png#asset:9208Suzanne Blanchet, rédactrice agréée

Après avoir été infirmière auxiliaire à l’Hôpital Notre-Dame du Centre hospitalier de l’Université de Montréal pendant dix ans, puis trois ans dans un CHSLD de Québec, Guylaine Baillargeon devient assistante technique de collecte à Héma-Québec en 2001. Une douzaine d’années plus tard, lorsqu’elle apprend que des infirmières auxiliaires y seront embauchées pour la première fois, elle décide de s’inscrire dans un centre de formation professionnelle afin d’actualiser ses connaissances. En 2015, elle réintègre la profession. « Pendant des années, j’avais regardé les infirmières faire des ponctions veineuses et je les enviais tellement ! Je savais que je pourrais en faire moi aussi, en redevenant infirmière auxiliaire. »

Isabelle Rabusseau, directrice des services infirmiers à Héma-Québec, soutient qu’il a fallu à son employée une bonne dose de détermination pour changer de titre. « C’est vrai, mais d’un point de vue professionnel, ça en valait la peine, dit Guylaine Baillargeon. Je ne regrette pas mon choix, je suis vraiment comblée ! »

« Celles qui aiment faire des ponctions veineuses sont gâtées ici », renchérit Mme Rabusseau. Elle précise toutefois que les ponctions veineuses liées au don de sang total ainsi que de plasma et de plaquettes par aphérèse sont très différentes de celles liées aux prélèvements sanguins. « Ce n’est pas la même technique. 

L’aiguille est plus grosse et elle reste en place beaucoup plus longtemps. Ça demande une dextérité particulière. » Héma-Québec tient compte de cette particularité dans la formation offerte en début d’emploi, ce qui explique que les infirmières auxiliaires peuvent accéder à un poste dès qu’elles obtiennent leur diplôme et sont inscrites au tableau de leur ordre professionnel.

Guylaine Baillargeon apprécie la relation qu’elle entretient avec les donneurs. « Ces personnes viennent ici non pas parce qu’elles sont malades, mais parce qu’elles veulent contribuer à sauver des vies. À force de les revoir, nous apprenons à les connaître et avons avec elles des conversations intéressantes. » C’est particulièrement vrai pour les donneurs par aphérèse, étant donné que ces personnes reviennent souvent et que l’intervention dure chaque fois de 30 à 75 minutes.

L’infirmière auxiliaire apprécie également le fait de pouvoir voyager. En effet, celles qui sont rattachées à Québec couvrent tout l’est de la province, jusqu’à Sept-Îles ; depuis Montréal, elles se déplacent jusqu’aux frontières de l’Ontario. « Ça répond très bien aux aspirations des personnes qui aiment travailler dans des environnements variés, souligne Isabelle Rabusseau. Par exemple, on peut partir pour le lac Saint-Jean et faire des collectes dans trois villes différentes la même semaine. »

Globule et Plasmavie

Les infirmières auxiliaires ne sont pas uniquement affectées aux collectes mobiles. Elles peuvent aussi travailler dans les centres des donneurs de sang Globule – deux à Québec, trois dans la région montréalaise – et les salons des donneurs de plasma Plasmavie, situés à Trois-Rivières, Saguenay, Sherbrooke et Gatineau. Elles reçoivent les donneurs en entrevue, prennent leurs signes vitaux, notent leur taux d’hémoglobine et les acceptent ou les refusent en se fondant sur les critères en vigueur à Héma-Québec. Elles passent ensuite à l’étape du prélèvement, selon le type de don prévu.

Le don de sang total est relativement simple : il s’agit de piquer le donneur, et le sang est recueilli par gravité dans une poche pendant environ dix minutes. Les dons par aphérèse, effectués dans les centres
Globule et les salons Plasmavie, durent plus longtemps, car ils exigent l’utilisation d’appareils de pointe et le recours à des procédures particulières. « C’est vraiment très stimulant et diversifié comme travail », affirme Guylaine Baillargeon.

« Durant le don de sang, les donneurs demeurent sous l’attention du personnel de collecte, qui doit s’assurer qu’ils n’ont pas d’effets indésirables, indique Isabelle Rabusseau. Si c’est le cas, les traitements issus des procédures élaborées par les médecins d’Héma-Québec et approuvées par Santé Canada doivent être appliqués. Nous sommes un milieu réglementé de la même façon que le sont les compagnies pharmaceutiques, à la différence que nous travaillons avec des êtres humains. Tout est structuré, il n’y a aucune place pour l’interprétation. »

Héma-Québec est en recrutement principalement au printemps, mais des postes sont à pourvoir durant toute l’année, selon les besoins liés aux activités de collectes, vacances, congés de maternité, départs à la retraite, etc. Les infirmières auxiliaires peuvent consulter en tout temps le site www.hema-quebec.qc.ca et poser leur candidature lorsqu’un poste d’agente au don de sang/infirmière auxiliaire est affiché. En avril 2018, elles composaient 29 % du personnel infirmier : 12 exerçaient leur profession à Québec, 23 à Montréal, soit dans un centre Globule, soit dans les collectes mobiles, et 35 étaient affectées dans l’un ou l’autre des quatre salons Plasmavie.

hemaquebec-2.png#asset:9211L’infirmière auxiliaire Mélissa Bernier et un donneur de sang par aphérèseIsabelle-Rabusseau.png#asset:9212Isabelle Rabusseauhemaquebec-1.png#asset:9210L’infirmière auxiliaire Guylaine Baillargeon accueille un donneur.

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