Infirmier auxiliaire tourné vers la relève

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Enseigner sa passion

Annabelle-Baillargeon.gif#asset:9866:urlpar Annabelle Baillargeon, Directrice adjointe, Service des communications et des partenariats stratégiques


« Je dis toujours à mes nouveaux étudiants que j’ai quitté les soins pour enseigner, car j’avais encore la flamme et que je voulais leur transmettre ma passion »
, résume Christian Gélinas, infirmier auxiliaire, enseignant et coordonnateur du secteur santé au centre de formation professionnelle Vision 20 20 de Victoriaville. Rencontre avec un passionné de la profession et un exemple inspirant pour la relève. 

Christian Gélinas a fait son cours d’infirmier auxiliaire en 1997, à l’époque même ou la profession était en péril. « J’étais sur les bancs d’école et on entendait que la profession allait disparaître. Je n’ai jamais écouté et je n’ai jamais lâché », lance celui qui exerce depuis maintenant 23 ans. 

Dès l’obtention de son diplôme, un poste l’attendait déjà en santé mentale à l’Hôpital Hôtel-Dieu d’Athabaska. « Je me souviens, je m’étais rendu à Montréal au siège social de l’Ordre pour chercher mon permis le jour même où j’ai reçu mon diplôme, pour être prêt à commencer à travailler dès le lundi matin », se remémore-t-il. 

Christian Gélinas parle de sa profession avec une vive passion et un enthousiasme contagieux. Ce dernier a eu l’occasion d’exercer dans plusieurs secteurs, notamment en médecine, en chirurgie, en pédiatrie et sur l’équipe volante. Il a également participé activement à l’intégration de l’infirmière auxiliaire au bloc opératoire à Victoriaville. 

Implication

Six mois après avoir obtenu son permis, M. Gélinas devenait vice-président de son comité des infirmières et infirmiers auxiliaires (CIIA), pour ensuite le présider, de 2000 à 2010. 

Toujours très branché sur les nouvelles de l’Ordre, l’infirmier auxiliaire n’a jamais hésité à communiquer avec l’OIIAQ pour trouver des réponses à certaines questions. Il a d’ailleurs participé activement aux consultations entourant, à l’époque, la refonte du programme Santé assistance et soins infirmiers (SASI), en plus de s’impliquer au sein du comité d’inspection professionnelle (CIP). 

« J’encourage toujours mes élèves et mes collègues à cultiver leur curiosité, à lire la revue de l’Ordre et à se tenir à jour avec des formations », estime-t-il tout simplement. 

C’est en 2008 que ce dernier est approché pour enseigner, une belle façon de concilier ses deux rêves de jeunesse : les soins et la pédagogie. Avec une formule de combinaison d’enseignement théorique et de stages pratiques, ce passionné est comblé. Il continue à donner des soins, tout en transmettant ses connaissances à la relève. 

Sans limites

« Je dis toujours à mes élèves qu’ils se lancent dans une belle carrière, qui aura un avenir fleurissant, estime-t-il. La Loi 90 a ouvert plusieurs portes, mais je suis convaincu que notre champ d’exercice va continuer à s’élargir dans un avenir pas si lointain. » 

Christian Gélinas se réjouit de voir, entre autres, les ouvertures déployées dans différents secteurs, comme l’hémodialyse ou encore en orthopédie. Ces développements lui donnent bon espoir de voir le rôle de l’infirmière auxiliaire s’imposer encore davantage au sein de l’équipe de soins. 

Évidemment, toute carrière a son lot de hauts et de bas. Dans les moments plus difficiles, il se concentre sur les raisons qui l’ont poussé à se lancer dans cette profession. « L’important, c’est de ne jamais perdre la flamme, assure-t-il. Malgré les obstacles, si l’on se ramène à cette flamme, on aura toujours le regain pour avancer. » 

Parions que la sienne en réchauffera plusieurs. 


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