Une infirmière auxiliaire aux commandes d’un projet avant-garde
Saint-Charles-de-Bourget, le 22 septembre 2026 – De cuisinière à infirmière auxiliaire, Mélissa Harvey a ajouté entrepreneure à son curriculum vitae. En 2023, elle a transformé sa maison bigénérationnelle en ressource intermédiaire La passion du Colibri. Depuis, sa famille et ses résidents cohabitent au sein de son établissement, un véritable milieu de vie familial pour les usagers, leur permettant de briser la solitude. Son projet est à l’honneur dans le plus récent reportage de l’Ordre des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec (OIIAQ).
« Les parents de mon conjoint étaient en perte d’autonomie et on cherchait un endroit pour habiter ensemble. Il ne faut pas allumer de petite étincelle à côté de nous, parce qu’on voit tout de suite les opportunités. Quand on a entendu qu’une résidence à St-Charles-de-Bourget était à vendre, on a tout de suite su que c’était pour nous », lance l’infirmière auxiliaire.
Une vocation
L’infirmière auxiliaire n’a pas le temps de chômer entre des levers et les couchers de ses résidents, leur médication, leur toilette, les suivis avec le soutien à domicile et l’équipe interdisciplinaire avec qui elle collabore (nutritionniste, ergothérapeute, travailleur social, etc.). Sept jours sur sept, 24 heures sur 24, l’infirmière auxiliaire est toujours prête à intervenir.
Chaque jour, Mélissa cuisine pour sa famille et ses résidents. Elle prend soin de mettre à profit les récoltes de ses grands jardins qui ornent le terrain de l’établissement, en préparant de bons repas pour que chacun y goûte une touche de bonheur. « C’est toujours bon ce que tu nous fais », lance spontanément Éric, un usager.
L’établissement est divisé en trois sections, une pour sa famille, une autre pour ses beaux-parents et une aile pour les usagers. En tout temps, l’infirmière auxiliaire répond aux résidents pour leur venir en aide selon leurs besoins, de jour comme de nuit.
Une affaire de famille
Au sein de la résidence, tous mettent la main à la pâte pour s’assurer de rendre le projet possible. Si le conjoint de l’infirmière auxiliaire lui offre une grande aide, ses enfants participent aussi à certaines tâches pour lui donner un coup de pouce.
« Ce n’est jamais obligatoire, mais c’est certain que si je leur demande un service, ils vont me dire oui », lance Mélissa en jetant un regard complice à son fils, Jack.
« On essaie d’aider avec le ménage pour qu’elle puisse s’occuper des résidents. Plus tard, j’aimerais ça faire un métier comme ma mère fait parce que j’ai envie d’aider les gens qui n’ont pas la même chance que nous », renchérit son fils.
Pour la professionnelle, ces valeurs qu’elle peut transmettre à ses enfants grâce à son projet sont précieuses autant pour sa famille que pour les usagers. La formule est également bénéfique pour ces derniers, qui peuvent évoluer dans un milieu familial. Il s’agit d’une belle manière pour briser la solitude et être entouré dans un milieu de vie plus stimulant.
« Je vois mes résidents plus que mes propres enfants. C’est certain que l’on a un lien précieux qui s’est établi et je pense que c’est la plus belle chose qu’on a apprise ensemble », conclut l’infirmière auxiliaire.
Visionner le reportage : https://bit.ly/ressource-saguenay
Qu’est-ce qu’un(e) infirmier(ère) auxiliaire?
Présent(e)s partout au Québec et œuvrant dans une foule de milieux, ces plus de 33 000 professionnel(le)s de la santé peuvent, entre autres, contribuer à l’évaluation de l’état de santé de la personne, administrer des médicaments, effectuer des prélèvements sanguins, contribuer à la vaccination et dispenser des soins reliés aux plaies. Elles et ils prodiguent un large éventail de soins directs aux personnes dans de nombreux secteurs, prêtant ainsi main-forte à l’ensemble de l’équipe interdisciplinaire.
À propos de l’Ordre des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec
L’Ordre des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec compte plus de 33 000 membres, ce qui en fait le deuxième ordre professionnel en importance en santé. Il a pour mandat d’assurer la protection du public en exerçant une surveillance de l’exercice de la profession par le biais des divers mécanismes prévus par le Code des professions et ses règlements. L’Ordre a aussi pour mission de favoriser le développement professionnel de ses membres, tout en visant l’excellence, et ce, afin de contribuer à l’amélioration de la qualité des soins prodigués à la population. Pour en savoir plus, visitez-le www.oiiaq.org.
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Annabelle Baillargeon
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