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Portrait d'infirmier auxiliaire : Soins palliatifs

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Serge Miakassissa, infirmier auxiliaire en CHSLD et aux soins palliatifs de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont

Ce n’est pas un hasard si l’infirmier auxiliaire Serge Miakassissa s’est trouvé à exercer en gériatrie active. Vouant un grand respect aux personnes âgées, il traite ses patients comme s’ils étaient ses grands-parents. 

Dans le département de gériatrie active, les patients accueillis sont âgés de plus de 75 ans et sont dans un état de maladie avancé que les professionnels tentent de stabiliser. « Il peut y avoir des gens pour des problèmes cardiaques, des maladies chroniques, c’est très varié et c’est ce qui fait que c’est intéressant », appuie l’infirmier auxiliaire.

Ayant de la facilité à créer un lien avec ses patients, Serge Miakassissa croit que son aisance avec cette clientèle est liée à son empathie pour les personnes âgées. « Mes grands-parents ont été longtemps malades et c’est moi qui en prenais soin. Quand je fais mon travail, je le fais avec le cœur », déclare-t-il.

Apaiser jusqu’à la fin

Doux et calme de nature, l’infirmier auxiliaire aura eu besoin d’apprivoiser les soins palliatifs. Bien qu’éprouvant, ce secteur lui permet d’accompagner avec sensibilité et de contrôler la douleur de ses patients jusqu’à leur décès.

« On dit que le dernier sens à disparaître, c’est l’ouïe. Même si la personne est dans un sommeil profond, je lui parle. », mentionne-t-il. Il accompagne également la famille et les proches pour leur expliquer le processus.

« Ce secteur me permet de prendre les choses moins à cœur dans la vie et d’apprendre en leçon la résilience », estime-t-il.

De famille

Originaire du Cameroun, c’est sa mère qui l’a inspiré dans son choix de carrière. « Elle était sage-femme et allait de village en village pour donner des enseignements prénataux, se remémore-t-il. Lorsqu’elle était débordée, je l’accompagnais et c’est de là qu’est née ma passion d’aider les gens. »

Tout comme avec sa mère, Serge Miakassissa mise sur le travail d’équipe dans le cadre de son travail et croit à la nécessité de pouvoir exercer avec autonomie son plein champ d’exercice.

« On parle souvent des super-infirmières, mais je crois que nous devrions penser aussi à nos super-infirmières auxiliaires ! » image-t-il.


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