Autre

  • 01. L’infirmière auxiliaire peut-elle exercer en tant que travailleuse autonome ?

    Oui, l’infirmière auxiliaire peut exercer comme travailleuse autonome. À titre d’exemple, elle peut développer une entreprise en soins de pieds, de prélèvements sanguins ou de soins généraux. 

    En tout temps, elle doit s’assurer de respecter son champ d’exercice qui, en vertu de l’article 37p) du Code des professions, se lit comme suit : 

    « Contribuer à l’évaluation de l’état de santé d’une personne et à la réalisation du plan de soins, prodiguer des soins et des traitements infirmiers et médicaux dans le but de maintenir la santé, de la rétablir et de prévenir la maladie et fournir des soins palliatifs. »

    Pour ce faire, l’infirmière auxiliaire se doit de connaître les activités réservées énumérées à l’article 37.1 (5°) du Code des professions et d’avoir une éthique déontologique (Code de déontologie) afin de ne pas transgresser les limites dans l’exercice de sa profession.

    Nous vous invitons à consulter le document  Démarrer une entreprise, obligations légales et professionnelles de l'infirmière auxiliaire qui présente les règles applicables aux infirmières auxiliaires exerçant en entreprise. Également, le Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaire établit des règles quant aux honoraires demandés et à la publicité que le membre peut faire. 

    POUR EN SAVOIR DAVANTAGE SUR LE CHAMP D'EXERCICE DE L'INFIRMIÈRE AUXILIAIRE

    Afin d’en savoir davantage sur le champ d’exercice, nous vous invitons à consulter Les activités professionnelles de l'infirmière auxiliaire et le Profil des compétences de l'infirmière et de l'infirmier auxiliaire.

  • 02. L’infirmière auxiliaire peut-elle remplacer un cathéter sus-pubien ?

    Tout comme le cathéter vésical à demeure, l’infirmière auxiliaire peut aussi remplacer un cathéter sus-pubien.

    Selon l’article 37.1 (5°), par. h) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire peut :
    « Introduire un instrument ou un doigt, selon une ordonnance, au-delà du vestibule nasal, des grandes lèvres, du méat urinaire, de la marge de l’anus ou dans une ouverture artificielle du corps humain.»

    L’infirmière auxiliaire doit avoir les connaissances et les compétences pour exercer cette activité. 

    POUR EN SAVOIR DAVANTAGE SUR LE CHAMP D'EXERCICE DE L'INFIRMIÈRE AUXILIAIRE

    Afin d’en savoir davantage sur le champ d’exercice, nous vous invitons à consulter Les activités professionnelles de l'infirmière auxiliaire et le Profil des compétences de l'infirmière et de l'infirmier auxiliaire.

  • 03. L’infirmière auxiliaire peut-elle exercer en médecine esthétique ?

    Oui, l’infirmière auxiliaire peut exercer dans ce milieu. Toutefois, elle doit le faire en collaboration avec un médecin, pour les raisons expliquées ci-dessous. Il est impossible pour une infirmière auxiliaire d’exercer seule dans une clinique esthétique.

    La collaboration avec un médecin est essentielle, puisque selon les lignes directrices émises par le Collège des médecins : 

    • Une évaluation doit être faite avant chaque séance de traitement.
    • Un médecin doit être accessible et disponible rapidement.
    • Une ordonnance individuelle doit être émise. Vous pouvez consulter les normes de rédaction d’une ordonnance de traitement médico-esthétique en suivant ce lien http://www.cmq.org/publication...

    Voici donc des exemples du rôle de l’infirmière auxiliaire en médecine esthétique.
     
    Injection de Botox

    Selon l’article 37.1 (5°), par. f) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire peut :
    « Administrer, par des voies autres que la voie intraveineuse, des médicaments ou d’autres substances, lorsqu’ils font l’objet d’une ordonnance. »

    Cet article s’applique également pour l’injection d’agent de comblement.  
     
    Par contre, l’infirmière auxiliaire ne peut pas faire le traitement de varices, puisqu’il consiste à injecter une substance dans les veines et que l’infirmière auxiliaire ne peut administrer de médicaments ou de substances par cette voie.
     
    Prélèvement sanguin en vue d’un traitement de plasma riche en plaquettes (PRP)

    Selon l’article 37.1 (5°), par. i) du  Code des professions  peut :
    « Effectuer des prélèvements, selon une ordonnance. »

    Laser

    Comme l’article 37 p) du Code des professions permet à l’infirmière auxiliaire de « prodiguer des soins et des traitements infirmiers et médicaux dans le but de maintenir la santé, de la rétablir et de prévenir la maladie »

    L’infirmière auxiliaire peut effectuer certains traitements requérant l’utilisation de l’énergie en tenant compte du risque de préjudice. Pour se faire, elle doit travailler en étroite collaboration avec le médecin.

    Finalement, l’infirmière auxiliaire a la responsabilité de s’assurer qu’elle répond aux normes de la pratique en médecine esthétique et qu’elle respecte ses obligations déontologiques en lien avec la compétence et la qualité des soins.

    Nous vous invitons à consulter le document du Collège des médecins, La médecine esthétique.

    POUR EN SAVOIR DAVANTAGE SUR LE CHAMP D'EXERCICE DE L'INFIRMIÈRE AUXILIAIRE

    Afin d’en savoir davantage sur le champs d’exercice, nous vous invitons à consulter Les activités professionnelles de l'infirmière auxiliaire et le Profil des compétences de l'infirmière et de l'infirmier auxiliaire.

  • 04. Est-ce qu’une infirmière auxiliaire peut être nommée officière en sécurité laser ?

    Oui, l’infirmière auxiliaire peut être nommée officière en sécurité laser. Toutefois, malgré son titre, cette dernière a la responsabilité de se présenter comme infirmière auxiliaire.


    L’infirmière auxiliaire détenant un poste d’officière en sécurité laser doit être formée afin d’avoir les connaissances et compétences pour accomplir les activités prévues à ce nouveau poste. L’infirmière auxiliaire qui détient le titre d’officière en sécurité laser peut se retrouver dans différents milieux de soins tels qu’au bloc opératoire pour assurer une surveillance d’utilisation en ophtalmologie, dermatologie, cancérologie, etc. Les principales responsabilités de ce poste sont notamment de :

    • Faire respecter les normes et procédures de l’établissement en lien avec l’appareillage;
    • S’assurer que tout le matériel est disponible et que les normes de protection contre le laser soient appliquées;
    • Cesser l’appareillage si ce dernier semble non sécuritaire ou inadéquat;
    • Faire des recommandations sur l’achat et le remplacement des équipements de protection individuelle;
    • Faire des recommandations au comité de la sécurité lorsque des incidents surgissent.

    L’infirmière auxiliaire a la responsabilité de s’assurer du bon fonctionnement et de l’entretien du matériel thérapeutique. Elle peut appliquer les mesures invasives d’entretien du matériel thérapeutique auprès de tout type de clientèle, dans tous les milieux de soins, tel que prévoit l’activité réservée 37.1 (5°), par. a) du Code des professions « Appliquer les mesures invasives d'entretien du matériel thérapeutique ».

    De plus, dans le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire, on retrouve que « l’essence même de la profession est de prodiguer des soins de qualité […] l’infirmière auxiliaire a un rôle capital à jouer dans la prévention et le contrôle des infections. ». L’infirmière auxiliaire « observe des règles strictes concernant l’hygiène, l’asepsie et la sécurité, autant pour la protection des personnes sous sa responsabilité que pour sa protection. ».

    L’infirmière auxiliaire doit également s’assurer qu’elle n’exerce que les activités professionnelles qu’elle est légalement habilitée à exercer. Elle se doit de connaître, entre autres, les articles 37 p) et 37.1 5° du Code des professions et d’avoir une éthique déontologique (Code de déontologie) afin de ne pas transgresser les limites dans l’exercice de sa profession.

    Afin d’en savoir davantage sur le champ d'exercice, nous vous invitons à consulter Les activités professionnelles de l'infirmière auxiliaire et le Profil des compétences de l'infirmière et de l'infirmier auxiliaire.

  • 05. L’irrigation vésicale en circuit ouvert peut-elle être effectuée par l’infirmière auxiliaire à domicile ?

    Oui, selon l’article 37.1 (5°), par. a)  du Code des professions, l’infirmière auxiliaire peut « appliquer les mesures invasives d’entretien du matériel thérapeutique ».

    Vous pouvez consulter les activités professionnelles de l’infirmière auxiliaire en soutien à domicile.

    Lorsque l’infirmière auxiliaire transmet des informations en matière de soins, de santé et de services sociaux reliées à ses activités professionnelles, tel que décrit dans le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire, elle explique à la personne et à ses proches le fonctionnement d’un appareil à utiliser à la maison.

    L’ouverture fréquente du système de drainage étant un facteur de risque important pour les infections urinaires, il est important d’en minimiser la fréquence. En fait, le débranchement du cathéter au système de drainage accentue le risque de contamination. Toutefois, le débranchement est incontournable pour certains usagers (ex. : blocages fréquents, en postopératoire, en cas de dépôt lithiasique, d’hématurie ou d’adénomectomie prostatique).
    L’irrigation de la vessie permet de favoriser l'évacuation vésicale pour éviter l'accumulation de débris dans la vessie.
    Il existe différentes méthodes de rinçage de la vessie :

    • Rinçage à la seringue;
    • Rinçage à la poire;
    • Rinçage en continu.

    Selon les Méthodes de soins informatisées (MSI), la solution physiologique stérile est la solution de choix pour l’irrigation.

  • 06. L’infirmière auxiliaire peut-elle effectuer l’entretien d’un pessaire ?

    Oui, selon l’article 37.1 (5°), par. a) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire peut « appliquer les mesures invasives d’entretien du matériel thérapeutique ».


    Pour différentes raisons, il arrive que chez la femme, certains organes comme l’utérus, le vagin, la vessie et le rectum se déplacent vers le bas. C’est ce qu’on appelle un prolapsus. 
    Le pessaire est un appareil en silicone disponible sous différentes formes et qui est inséré dans le vagin à l’aide d’un lubrifiant pour soutenir les organes. Il est utilisé préalablement à une opération ou pour en éviter une. Sa durée de vie est d’environ 5 ans et on doit le changer en cas de fissure. Pour l’entretien du pessaire, vous pouvez vous référer aux recommandations du fabricant ainsi qu’aux Méthodes de soins informatisées (MSI).  

    Même si les complications possibles restent rares, il peut être nécessaire de référer le patient à la personne habilitée à ajuster la taille ou le modèle du pessaire si des problèmes surviennent, notamment :

    • l’expulsion régulière du pessaire;
    • un inconfort ou la présence de saignements;
    • une dysurie.

    L’infirmière auxiliaire questionne la personne soignée et est à l’affût des signes et symptômes, comme mentionné dans  le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire : « Connaît les activités de suivi nécessaires à l’état de la personne et anticipe les problèmes potentiels ».

    L’infirmière auxiliaire doit également avoir les connaissances et les compétences requises pour exercer cette activité. Selon l’article 3 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires, « le membre doit exercer sa profession selon les normes de pratique généralement reconnues. À cette fin, il doit mettre à jour ses connaissances et perfectionner ses aptitudes et habiletés ».

    Il existe plusieurs types d’incontinence urinaire :

    • L’incontinence à l’effort : résultant d’une quinte de toux, d’un éternuement, d’un éclat de rire, du soulèvement d’un objet ou d’un peu de jogging;
    • L’incontinence par impériosité : spasme vésical involontaire et soudain avec une envie urgente d’uriner;
    • L’incontinence par regorgement : fuite d’urine sans ressentir le besoin d’uriner, impossibilité d’uriner des volumes normaux et la vessie reste pleine;
    • L’incontinence totale : absence totale de contrôle, fuite continue ou vidange incontrôlée du contenu de la vessie;
    • Énurésie nocturne : perte de contrôle de la vessie pendant la nuit.
  • 07. Est-ce qu’une infirmière auxiliaire peut effectuer un prélèvement par écouvillonnage pour le dépistage de la chlamydia ?

    Oui, tel qu’énoncé à l’article 37.1 (5°), par. b) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire peut « effectuer des prélèvements selon une ordonnance ».

    De plus, ce prélèvement exige l’introduction d’un instrument dans le méat urinaire.  Nous pouvons donc relier l’activité à deux articles, celui mentionné ci-haut ainsi que l’article 37.1 (5°), par. h) du Code des professions soit « Introduire un instrument ou un doigt, selon une ordonnance, au-delà du vestibule nasal, au-delà des grandes lèvres, du méat urinaire ou de la marge de l’anus ou dans une ouverture artificielle du corps humain ».

    L’infirmière auxiliaire participe également à l’enseignement et la prévention des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS), en encourageant la personne à jouer un rôle actif dans sa santé et à adopter de saines habitudes de vie. Par ailleurs, elle doit faire preuve de discrétion et respecter la confidentialité des renseignements qui lui sont confiés.
    Aux fins de préserver le secret quant aux renseignements de nature confidentielle dans l’exercice de sa profession, l’infirmière auxiliaire doit, selon l’article 48 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires :

    « 1° éviter de révéler qu’une personne a fait appel à ses services professionnels;
    2° éviter de tenir ou de participer à des conversations indiscrètes au sujet d’un patient et des services professionnels qui lui sont rendus;
    3° s’abstenir de faire usage de renseignements de nature confidentielle au préjudice d’un patient ou en vue d’obtenir, directement ou indirectement, un avantage pour lui-même ou pour autrui;
    4° prendre tous les moyens raisonnables à l’égard de ses associés, ses employés et du personnel qui l’entoure pour que soit préservé le secret quant aux renseignements de nature confidentielle. »

    Le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire réfère aussi à la confidentialité : « Divulgue uniquement les renseignements nécessaires concernant la personne ».


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