Soins reliés au système digestif

  • 01. La thérapie intraveineuse en contexte pédiatrique

    Le rôle de l’infirmière auxiliaire lors de la contribution à la thérapie intraveineuse est déterminé par la section 3 du Règlement sur certaines activités professionnelles pouvant être exercées par une infirmière ou un infirmier auxiliaire.

    L’infirmière auxiliaire qui exerce en contexte pédiatrique* doit se limiter aux activités professionnelles énumérées à l’article 6 du règlement cité ci-haut, soit;

    • Surveiller une perfusion intraveineuse et en maintenir le débit;
    • Arrêter une perfusion intraveineuse si administrée à l’aide d’un cathéter intraveineux périphérique court de moins de 7,5 cm;
    • Retirer un cathéter intraveineux périphérique court de moins de 7,5 cm.

    De ce fait, elle n’est donc pas autorisée à exercer les activités suivantes :

    • L’installation d’un cathéter intraveineux;
    • L’administration des solutés;
    • L’irrigation du cathéter intraveineux;
    • La modification du débit;
    • Le changement du sac de soluté.

    Seulement en contexte pédiatrique, l’infirmière auxiliaire n’est pas dans l’obligation d’avoir suivi la formation réglementaire.

    * Le contexte pédiatrique réfère à une clientèle de 14 ans et moins, peu importe le milieu de soins.

  • 02. L’infirmière auxiliaire peut-elle effectuer les prélèvements ?

    Oui, tel qu’énoncé à l’article 37.1 (5°), par. b) du Code des professions , l’infirmière auxiliaire peut : 
    « Effectuer des prélèvements selon une ordonnance. »

    L’activité réservée n’est pas restrictive. Par exemple, l’infirmière auxiliaire peut prélever des sécrétions pour effectuer un test de chlamydia en introduisant une tige montée dans l’urètre. Elle peut effectuer un frottis vaginal pour le test PAP. Dans un tout autre ordre d’idées, elle peut prélever des sécrétions bronchiques par aspiration avec la trachéostomie.

    De plus, certains prélèvements exigent l’introduction d’un instrument.  Par exemple, lors de prélèvements de sécrétions gastriques, l’installation d’un tube nasogastrique est nécessaire. Nous pouvons donc relier l’activité à deux articles, soit celui mentionné ci-haut et l’article suivant :

     37.1 5 h) Introduire un instrument ou un doigt, selon une ordonnance, au-delà du vestibule nasal, au-delà des grandes lèvres, du méat urinaire ou de la marge de l’anus ou dans une ouverture artificielle du corps humain.
     
    L’infirmière auxiliaire doit avoir les connaissances et les compétences pour exercer les activités qui lui sont réservées.

    POUR EN SAVOIR DAVANTAGE SUR LE CHAMP D'EXERCICE DE L'INFIRMIÈRE AUXILIAIRE

    Afin d’en savoir davantage sur le champ d’exercice, nous vous invitons à consulter Les activités professionnelles de l'infirmière auxiliaire et le Profil des compétences de l'infirmière et de l'infirmier auxiliaire.

  • 03. L’infirmière auxiliaire peut-elle irriguer un tube d’alimentation entérale ?

    Oui, selon l’article 37.1 (5°), par. a) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire peut « appliquer les mesures invasives d’entretien du matériel thérapeutique ».

    L’infirmière auxiliaire peut procéder aux divers soins liés à un tube d’alimentation. Cette activité comprend toutes les mesures qui, lorsqu’elles ne sont pas effectuées adéquatement, sont susceptibles d’entraîner une contamination du matériel installé et d’affecter la condition de la personne. Cela implique, entre autres, la responsabilité d’assurer le bon fonctionnement et l’entretien des cathéters, des tubes, des drains ou des stomies.

    Qu’est-ce que l’alimentation entérale?

    L’alimentation entérale vise à apporter un soutien nutritionnel, à plus ou moins long terme, aux personnes qui ne peuvent pas manger ni boire suffisamment. Elle consiste à administrer des aliments liquides ou des préparations nutritives au moyen d’un tube spécial afin d’assurer l’apport en éléments nutritifs et en eau nécessaires à l’organisme.

    Plusieurs raisons peuvent expliquer la nécessité de recourir à l’alimentation entérale chez une personne, notamment :

    •  l’impossibilité de manger et de boire suffisamment pour se nourrir adéquatement;
    •  l’impossibilité de digérer les aliments normalement;
    •  une déglutition difficile ou dangereuse;
    •  la difficulté ou l’impossibilité de manger pendant un certain temps après une chirurgie ou un traitement médical.

    Il existe de nombreux types de sondes d’alimentation entérale. Il existe également diverses façons de positionner la sonde dans le corps. Chacune des voies d’administration permet aux éléments nutritifs contenus dans la préparation d’être utilisés par l’organisme comme les aliments d’un repas.

    Voici quelques exemples :

    • Le tube nasogastrique (NG) est insérée dans une narine et passe par l’œsophage pour se rendre à l’estomac;
    • Le tube nasojéjunale (NJ) est insérée dans une narine, passe par l’œsophage puis par l’estomac pour se rendre à l’intestin grêle;
    • La sonde de gastrostomie (G) est introduite directement dans l’estomac par une petite ouverture dans la peau.
    • La sonde de jéjunostomie (J) est introduite directement dans le jéjunum, ou l’intestin grêle, par une petite ouverture dans la peau.

    Selon les recommandations dans les Méthodes de soins informatisées (MSI), la technique d’irrigation et les solutions utilisées sont des facteurs importants dans la prévention des complications au niveau des tubes d’alimentation entérale. 

  • 04. L’infirmière auxiliaire peut-elle effectuer l’entretien d’un tube nasoduodénal ?

    Oui, selon l’article 37.1 (5°), par. a) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire peut « appliquer les mesures invasives d’entretien du matériel thérapeutique ».

    La vérification du positionnement d’un tube nasoduodénal doit être faite par radiographie. Toutefois, par ses interventions, l’infirmière auxiliaire peut contribuer à la vérification de l’emplacement et à son entretien. 
    Le tube nasoduodénale descend jusqu'à la première partie de l'intestin grêle appelée « duodénum ». Une fois la sonde en place, on la fixe au nez ou à la joue avec un ruban adhésif pour éviter qu’elle se déplace, ce qui pourrait avoir des conséquences préjudiciables pour le patient. On vérifie ensuite la mise en place de la sonde par radiographie.

    Les signes et les symptômes à surveiller sont notamment :

    • les vomissements;
    • les nausées;
    • la dyspnée.

    Les mesures de prévention sont notamment :

    • Noter le chiffre inscrit sur le tube au niveau du site d’insertion;
    • Faire un trait sur le tube au niveau du site d’insertion;
    • Mesurer la portion externe du tube;
    • Vérifier la position du tube toutes les quatre (4) heures ainsi que tout signe d’inconfort.

    Dans le cas où l’infirmière auxiliaire observe des signes et symptômes ou qu’elle constate un déplacement du tube, elle doit corriger la situation et transmettre cette information, comme décrit dans le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire : « Rapporte à un professionnel une situation problématique afin de s’informer des actions à poser » et « Relier les manifestations cliniques aux pathologies et à la situation de la personne- Recherche les causes d’une manifestation inhabituelle chez la personne ».

    L’infirmière auxiliaire doit avoir les connaissances et les compétences nécessaires pour assurer une intervention diligente. Elle respecte ainsi l’article 13 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires :

    « Le membre doit prodiguer les soins et les traitements à un patient avec diligence. Il doit notamment:
    1° intervenir promptement auprès du patient lorsque son état de santé l’exige;
    2° assurer la surveillance requise par l’état de santé du patient;
    3° prendre les moyens raisonnables pour assurer la continuité des soins et des traitements ».

  • 05. L’infirmière auxiliaire peut-elle retirer un tube nasoduodénal ou nasojéjunal ?

    Oui, conformément à l’article 37.1 (5°), par. h) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire peut « introduire un instrument ou un doigt, selon une ordonnance, au-delà du vestibule nasal, des grandes lèvres, du méat urinaire, de la marge de l’anus ou dans une ouverture artificielle du corps humain ».

    Cette procédure consiste à insérer (ou retirer comme dans le cas présent) un tube par le nez jusqu’au niveau du duodénum ou de l’intestin grêle, selon le type de tube.

    Elle doit respecter la méthode d’installation et de retrait du tube. Plusieurs recommandations quant à l’entretien de ces tubes sont décrites dans les Méthodes de soins informatisés (MSI), ainsi que les soins et surveillances de l’état de la personne et du système d’alimentation.

    L’infirmière auxiliaire doit avoir les connaissances et les compétences pour exercer cette activité. Elle respecte ainsi ses obligations déontologiques en lien avec la compétence et la qualité des soins telles que décrites à l’article 3 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires.

    À la suite d’un soin, l’infirmière auxiliaire doit tenir compte du bien-être physique et psychologique de la personne, comme mentionné dans le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire: « Assurer la surveillance et le suivi à la suite des soins dispensés ».

    Certaines complications sont possibles avec un tube nasoduodénal ou nasojéjunal, notamment :

    • Aspiration : Pour prévenir l'aspiration, installez la personne en position semi-assise ou soulevez la tête du lit pendant l’alimentation et de 30 à 60 minutes par la suite;
    • Nausée et vomissement;
    • Retrait accidentel de la sonde d'alimentation : Vérifiez toujours la position de la sonde avant l’alimentation ou l’administration des médicaments et mesurez-en la longueur à l'extérieur du corps pour vous assurer qu’elle est correcte. 




  • 06. Est-ce que l’infirmière auxiliaire peut administrer un produit naturel sans ordonnance ?

    Non, selon l’article 37.1 (5°), par. f) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire peut « Administrer, par des voies autres que la voie intraveineuse, des médicaments ou d’autres substances, lorsqu’ils font l’objet d’une ordonnance ».

    Au même titre qu’un médicament, l’infirmière auxiliaire doit détenir une ordonnance individuelle pour administrer un produit naturel. À cet effet vous pouvez consulter le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire : « Administrer, par des voies autres que la voie intraveineuse, des médicaments ou d’autres substances - Vérifie l’ordonnance et/ou le plan thérapeutique infirmier (PTI) avant d’administrer un médicament ».

    Voici des classes de produits naturels, notamment :

    • Vitamines et minéraux;
    • Plantes médicinales;
    • Remèdes homéopathiques;
    • Remèdes traditionnels (p. ex. médecine traditionnelle chinoise);
    • Probiotiques;
    • Autres produits, tels les acides aminés et les acides gras essentiels.

    Les interactions surviennent lorsque les molécules contenues dans les produits naturels partagent les mêmes mécanismes pharmacocinétiques que les médicaments. Pour ces raisons, une évaluation médicale de la personne et une ordonnance doivent être faites avant l’administration du produit naturel. Les produits naturels entreposés doivent être clairement étiquetés au nom de la personne dans un espace de rangement hors de portée.

    Comme toute administration de médicaments ou substances, l’infirmière auxiliaire doit effectuer la vérification des 7 BONS avant l’administration du produit naturel. La vérification du produit inclut également la date de péremption et la qualité du produit. Comme mentionné dans le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire : « Administrer, par des voies autres que la voie intraveineuse, des médicaments ou d’autres substance- Respecte les pratiques sécuritaires et reconnues ».

    L’infirmière auxiliaire doit également avoir une connaissance suffisante du produit naturel qu’elle administrera tel que l’exige l’article 14 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires: « Le membre doit être diligent lors de l’administration d’un médicament ou d’une substance. À cette fin, il doit notamment avoir une connaissance suffisante du médicament ou de la substance et respecter les principes et méthodes concernant son administration ».

  • 07. Est-ce que l’infirmière auxiliaire peut effectuer les soins de tous les types de stomies ?

    Oui, selon l’article 37.1 (5°), par. c) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire peut « prodiguer des soins et des traitements reliés aux plaies et aux altérations de la peau et des téguments, selon une ordonnance ou selon le plan de traitement infirmier ».

    L’infirmière auxiliaire contribue à la prise en charge de la peau péristomiale de la personne ayant une colostomie, une iléostomie ou une urostomie. Elle collabore avec l'équipe interdisciplinaire, à l’évaluation et à une discussion afin d’élaborer un plan de soins. Elle participe également à l’enseignement à la personne et aux proches des complications possibles.

    L'infirmière auxiliaire doit connaitre notamment :
    • L’affection ou la maladie qui touche la personne;
    • Le type de stomie qu’elle soit temporaire ou permanente;
    • Les exigences de soins et les besoins de la personne;
    • La compréhension et la perception de la personne avec une stomie.

    La stomie est une procédure chirurgicale qui consiste à détourner vers l'extérieur les selles ou l'urine, au travers une stomie abdominale. Ces procédures sont effectuées chez des individus de tous les âges, du nouveau-né à la personne âgée et les soins peuvent être effectués dans tous les milieux.
    L’infirmière auxiliaire doit observer les complications possibles par exemple nutritionnelles, de déshydratation ou de perte de poids et pourrait référer la personne à une nutritionniste ou diététiste.
    La dermite est la complication la plus fréquente de la peau péristomale.

    Parmi les causes les plus courantes, notons notamment :
    • L’irritation causée par les selles spécifiquement les selles d’une iléostomie qui sont plus corrosives;
    • Une sensibilité ou une allergie aux produits utilisés ou les infections fongiques;
    •  Un champ protecteur (collerette) mal ajusté;
    Le Profil des compétences de l'infirmière et de l'infirmier auxiliaire, mentionne que l’infirmière auxiliaire : « rapporte à un professionnel une situation problématique afin de s’informer des actions à poser », « Intervient pour s’assurer que les décisions de l’équipe respectent les volontés de la personne ».

    Finalement, les articles 3 et 13 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires stipulent que :

    «3. Le membre doit exercer sa profession selon les normes de pratique généralement reconnues. À cette fin, il doit mettre à jour ses connaissances et perfectionner ses aptitudes et habiletés.
    […]
    13. Le membre doit prodiguer les soins et les traitements à un patient avec diligence. Il doit notamment:
    1° intervenir promptement auprès du patient lorsque son état de santé l’exige;
    2° assurer la surveillance requise par l’état de santé du patient;

    3° prendre les moyens raisonnables pour assurer la continuité des soins et des traitements ». 

  • 08. L’infirmière auxiliaire peut-elle mélanger une préparation d’une solution nutritionnelle entérale ?

    Oui, selon l’article 37.1 (5°), par. e) du Code des professionsl’infirmière auxiliaire peut « mélanger des substances en vue de compléter la préparation d’un médicament, selon une ordonnance ».

    La nutrition entérale par sonde est indiquée chez les patients dont le tube digestif est fonctionnel et qui ne peuvent ingérer suffisamment de nutriments par voie orale, pour des raisons d'incapacité physique ou de refus d'une alimentation orale.

    Comme mentionné dans le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire :
    « Appliquer les pratiques de bases et les précautions additionnelles lors des soins aux personnes », « Applique-les « 4 moments » de l’hygiène des mains », « Porte et retire l’équipement de protection individuelle de façon adéquate », « Porte les gants dès qu’il y a un risque de contact avec des liquides biologiques et les enlève au moment opportun ».
     
    Les formules de liquides pour sonde entérale utilisées comprennent les modules alimentaires et polymériques ou d'autres formules spécialisées :

    • Les modules alimentaires sont des produits disponibles sur le marché qui contiennent un seul nutriment, comme les protéines, les lipides ou les glucides.
    • Les formules polymérisées (des purées alimentaires à base de lait ou sans lactose) sont disponibles dans le commerce et procurent généralement un régime alimentaire complet et équilibré. 
    • Les formules spécialisées comprennent les protéines hydrolysées ou parfois des préparations d'acides aminés, utilisées en cas de difficultés à digérer des protéines complexes.

    Dans le respect de pratiques sécuritaires et reconnues, l’infirmière auxiliaire peut se référer aux Méthodes de soins informatisées (MSI) et maintenir ses compétences à jour.

  • 09. L’infirmière auxiliaire peut-elle préparer une solution pour l’administration d’un lavement par voie rectale ?

    Oui, selon l’article 37.1 (5°), par. e) du Code des professionsl’infirmière auxiliaire peut « mélanger des substances en vue de compléter la préparation d’un médicament, selon une ordonnance ».

    L’objectif du lavement est de nettoyer l’intestin pour favoriser un examen de bonne qualité, réduire les risques infectieux lors d’une intervention ou faire en sorte d’évacuer les selles bloquées ou le fécalome obstruant les intestins d’un patient.
    Aucune restriction légale quant à la voie d’administration ne s’applique lors de la préparation du médicament ou de la substance devant être préparée.

    L’infirmière auxiliaire peut calculer, mesurer et mélanger des substances en vue de préparer un médicament, comme décrit dans le Profil des compétences de l'infirmière et de l'infirmier auxiliaire.

    Nous pouvons associer ce soin à une autre activité réservée du Code des professions. Selon l’article 37.1 (5°), par. h)l’infirmière auxiliaire peut « Introduire un instrument ou un doigt, selon une ordonnance, au-delà du vestibule nasal, des grandes lèvres, du méat urinaire ou de la marge de l’anus ou dans une ouverture artificielle du corps humain ».

    L’infirmière auxiliaire doit rédiger une note d’évolution à la suite d’un soin, celle-ci constitue le reflet de sa compétence professionnelle et de la qualité des soins qu’elle dispense aux personnes. De plus, elle assure ainsi la continuité des soins prodigués.

    Dans le respect de pratiques sécuritaires et reconnues, l’infirmière auxiliaire peut se référer aux Méthodes de soins informatisées (MSI) et ainsi maintenir ses compétences à jour.

  • 10. L’infirmière auxiliaire peut-elle dilater une stomie intestinale ou un conduit iléal ?

    Oui, conformément à l’article 37.1 (5°), par. h) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire peut « introduire un instrument ou un doigt, selon une ordonnance, au-delà du vestibule nasal, des grandes lèvres, du méat urinaire, de la marge de l’anus ou dans une ouverture artificielle du corps humain ».

    L’infirmière auxiliaire doit avoir les connaissances et les compétences pour exercer cette activité. Comme mentionné à l’article 3 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires : « Le membre doit exercer sa profession selon les normes de pratique généralement reconnues. À cette fin, il doit mettre à jour ses connaissances et perfectionner ses aptitudes et habiletés ».

    Le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire mentionne d’ailleurs que l’infirmière auxiliaire « Fait preuve d’autonomie lorsqu’elle dispense des soins. » et « Utilise les Méthodes de soins informatisées (MSI) pour savoir comment appliquer une technique de soins ».

    Pour effectuer cette technique, il s’agit d’introduire un doigt ganté ou un cathéter dans la lumière d’une stomie afin d’y augmenter le diamètre. Cette procédure est utilisée pour le traitement ou la prévention de la sténose d’une stomie. Elle doit être faite avec précaution afin de ne pas causer de traumatisme à la stomie.
    Plusieurs causes de la sténose de la stomie peuvent être possibles notamment l’ischémie de la muqueuse.

    La sténose de la stomie est traitée notamment par :

    • Diète faible en fibres;
    • Hydratation;
    • Dilatation digitale;
    • Chirurgie en cas d’obstruction intestinale.
  • 11. L’infirmière auxiliaire peut-elle installer un tube rectal sans ordonnance ?

    Non, selon l’article 37.1 (5°), par. h) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire peut « Introduire un instrument ou un doigt, selon une ordonnance, au-delà du vestibule nasal, des grandes lèvres, du méat urinaire, de la marge de l’anus ou dans une ouverture artificielle du corps humain ».

    L’infirmière auxiliaire doit obtenir une ordonnance ou une directive sur le plan thérapeutique infirmier (PTI) pour faire cette activité. Elle doit faire preuve de vigilance lorsqu’elle dispense des soins spécifiques, elle doit utiliser son jugement clinique avant et après le soin.

    Le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire mentionne : « Respecte la méthode de soins telle qu’elle est décrite dans les Méthodes de soins informatisées (MSI) », « Vérifie l’ordonnance et/ou le plan thérapeutique infirmier (PTI) avant de dispenser un soin », « Fait des liens justes, recherche les causes d’une manifestation inhabituelle chez la personne ». 

    Par ailleurs, à l’article 5 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires, il est stipulé que : « le membre doit, avant de fournir des services professionnels, tenir compte des limites de sa compétence et des moyens dont il dispose. Il doit en outre s’abstenir de garantir la guérison d’une maladie ou l’efficacité d’un traitement qu’il prodigue ».

    Le tube rectal est utilisé pour différentes raisons, notamment pour évacuer les flatulences ou administrer une solution dans le côlon. Un examen de l’abdomen est recommandé après le soin. L’infirmière auxiliaire vérifie l’efficacité du traitement en palpant l’abdomen et note certaines caractéristiques, dont notamment sur :

    • L’Abdomen (distendu, souple, plat);
    • La présence et la qualité des selles évacuées;
    • Le retour de la solution.
  • 12. L’infirmière auxiliaire peut-elle effectuer un curage rectal ?

    Oui, conformément à l’article 37.1 (5°), par. h) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire peut « introduire un instrument ou un doigt, selon une ordonnance, au-delà du vestibule nasal, des grandes lèvres, du méat urinaire, de la marge de l’anus ou dans une ouverture artificielle du corps humain. »

    L’infirmière auxiliaire recueille des informations auprès de la personne et les communique à l’infirmière en référence au Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire : « Collaborer avec l’infirmière à la réalisation : du plan thérapeutique infirmier (PTI), du plan de soins et de traitements infirmiers, du plan de traitement d’une plaie », « Suggère des interventions en s’appuyant sur ce qu’elle sait de la personne ».

    L’article 15 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires stipule que « si l’état d’un patient l’exige, le membre doit consulter un autre membre, un membre d’un autre ordre professionnel ou toute autre personne compétente, ou diriger ce patient vers l’une de ces personnes. »

    Comme l’élimination intestinale fait partie du suivi de l’équipe de soins, l’infirmière auxiliaire doit recueillir les informations pertinentes auprès d’elle. Comme mentionné dans le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire, l’infirmière auxiliaire : « assume un rôle de chef d’équipe et s’assure de la qualité des soins dispensés par les préposés sous sa responsabilité. »

    La présence d’un fécalome peut être détectée par un toucher rectal. L’objectif de ce soin est de retirer des selles dures (fécalome) dans l’ampoule rectale afin de rétablir le transit intestinal et ainsi soulager la douleur abdominale et rectale. Le curage rectal peut être précédé d’une stimulation du réflex anal pour permettre à la personne d’éliminer de façon autonome.

    Les causes les plus fréquentes de la constipation sont notamment :

    • Diminution de l’hydratation ou déshydratation;
    • Manque de fibres alimentaires;
    • Certains médicaments et suppléments vitaminiques ou minéraux, comme le fer ou de calcium;
    • Peu d'activité physique ou trop de repos au lit. 
  • 13. L’infirmière auxiliaire peut-elle effectuer un lavage gastrique sans ordonnance ?

    Non, selon l’article 37.1 (5°), par. h) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire peut « introduire un instrument ou un doigt, selon une ordonnance, au-delà du vestibule nasal, des grandes lèvres, du méat urinaire, de la marge de l’anus ou dans une ouverture artificielle du corps humain ».

    L’infirmière auxiliaire doit obtenir une ordonnance ou une directive sur le plan thérapeutique infirmier (PTI) pour faire cette activité. Elle doit faire preuve de vigilance lorsqu’elle dispense des soins spécifiques, elle doit utiliser son jugement clinique avant et après le soin. Le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire mentionne qu’elle :« Respecte la méthode de soins telle qu’elle est décrite dans Les Méthodes de soins informatisées (MSI) », « Vérifie l’ordonnance et/ou le plan thérapeutique infirmier (PTI) avant de dispenser un soin », « Fait des liens justes, recherche les causes d’une manifestation inhabituelle chez la personne ».

    De plus, l’article 13 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires indique que :
     « Le membre doit prodiguer les soins et les traitements à un patient avec diligence. Il doit notamment:
    1° intervenir promptement auprès du patient lorsque son état de santé l’exige;
    2° assurer la surveillance requise par l’état de santé du patient;
    3° prendre les moyens raisonnables pour assurer la continuité des soins et des traitements ».

    Le lavage gastrique est indiqué pour évacuer des substances toxiques non caustiques (médicaments) du sang ou encore la vidange du contenu de l'estomac (résidus alimentaires).  Il se pratique en introduisant dans l'estomac une sonde de fort calibre, qui permet dans un premier temps de verser une solution, qui varie selon l’ordonnance médicale, puis d'en évacuer tout le contenu.

    Certains examens diagnostiques exigent ce traitement lorsque la personne présente une hémorragie gastrique et doivent préparer l’estomac à l’endoscopie (gastroscopie). On utilise aussi le lavage pour rétablir ou stabiliser la température corporelle.

    On retrouve d’ailleurs le cadre général du lavage gastrique dans les Méthodes de soins informatisées (MSI). Plusieurs contre-indications et mises en garde sont aussi énumérées dans le document.


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