Soins reliés au système digestif

  • 1. La thérapie intraveineuse en contexte pédiatrique

    Le rôle de l’infirmière auxiliaire lors de la contribution à la thérapie intraveineuse est déterminé par la section 3 du Règlement sur certaines activités professionnelles pouvant être exercées par une infirmière ou un infirmier auxiliaire.

    L’infirmière auxiliaire qui exerce en contexte pédiatrique* doit se limiter aux activités professionnelles énumérées à l’article 6 du règlement cité ci-haut, soit;

    • Surveiller une perfusion intraveineuse et en maintenir le débit;
    • Arrêter une perfusion intraveineuse si administrée à l’aide d’un cathéter intraveineux périphérique court de moins de 7,5 cm;
    • Retirer un cathéter intraveineux périphérique court de moins de 7,5 cm.

    De ce fait, elle n’est donc pas autorisée à exercer les activités suivantes :

    • L’installation d’un cathéter intraveineux;
    • L’administration des solutés;
    • L’irrigation du cathéter intraveineux;
    • La modification du débit;
    • Le changement du sac de soluté.

    Seulement en contexte pédiatrique, l’infirmière auxiliaire n’est pas dans l’obligation d’avoir suivi la formation réglementaire.

    *Le contexte pédiatrique réfère à une clientèle de moins de 14 ans, peu importe le milieu de soins. 

  • 2. L'infirmière auxiliaire peut-elle effectuer les prélèvements pour des ITS (infections transmissibles sexuellement) et les prélèvements PAP (frottis de Papanicolaou) ?

    Oui, tel qu’énoncé à l’article 37.1 (5°), par. b) du Code des professions , l’infirmière auxiliaire peut : 
    « Effectuer des prélèvements selon une ordonnance. »

    L’activité réservée n’est pas restrictive. Par exemple, l’infirmière auxiliaire peut prélever des sécrétions pour effectuer un test de chlamydia en introduisant une tige montée dans l’urètre. Elle peut effectuer un frottis vaginal pour le test PAP. Dans un tout autre ordre d’idées, elle peut prélever des sécrétions bronchiques par aspiration avec la trachéostomie.
     
    Dans le document, Les activités professionnelles de l'infirmière auxiliaire, chapitre 2 p. 11, on y trouve une brève description de cette activité réservée, soit :

    « Par cette activité, l’infirmière auxiliaire peut effectuer tout type de prélèvement, sauf le prélèvement sanguin qui est prévu par une autre disposition soit, l’article 37.1 5 i).
    Cela inclut, entre autres, le prélèvement de sang par ponction capillaire, les prélèvements d’urine, de selles, des sécrétions anales, des expectorations, des sécrétions des conjonctives, du vagin, de la gorge, des oreilles, du nez et des sécrétions d’une plaie. »

    De plus, certains prélèvements exigent l’introduction d’un instrument.  Par exemple, lors de prélèvements de sécrétions gastriques, l’installation d’un tube nasogastrique est nécessaire. Nous pouvons donc relier l’activité à deux articles, soit celui mentionné ci-haut et l’article suivant :

     37.1 5 h) Introduire un instrument ou un doigt, selon une ordonnance, au-delà du vestibule nasal, au-delà des grandes lèvres, du méat urinaire ou de la marge de l’anus ou dans une ouverture artificielle du corps humain.
     
    L’infirmière auxiliaire doit avoir les connaissances et les compétences pour exercer les activités qui lui sont réservées.


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