Soins en pédiatrie et obstétrique

  • 1. La thérapie intraveineuse en contexte pédiatrique

    Le rôle de l’infirmière auxiliaire lors de la contribution à la thérapie intraveineuse est déterminé par la section 3 du Règlement sur certaines activités professionnelles pouvant être exercées par une infirmière ou un infirmier auxiliaire.

    L’infirmière auxiliaire qui exerce en contexte pédiatrique* doit se limiter aux activités professionnelles énumérées à l’article 6 du règlement cité ci-haut, soit;

    • Surveiller une perfusion intraveineuse et en maintenir le débit;
    • Arrêter une perfusion intraveineuse si administrée à l’aide d’un cathéter intraveineux périphérique court de moins de 7,5 cm;
    • Retirer un cathéter intraveineux périphérique court de moins de 7,5 cm.

    De ce fait, elle n’est donc pas autorisée à exercer les activités suivantes :

    • L’installation d’un cathéter intraveineux;
    • L’administration des solutés;
    • L’irrigation du cathéter intraveineux;
    • La modification du débit;
    • Le changement du sac de soluté.

    Seulement en contexte pédiatrique, l’infirmière auxiliaire n’est pas dans l’obligation d’avoir suivi la formation réglementaire.

    *Le contexte pédiatrique réfère à une clientèle de moins de 14 ans, peu importe le milieu de soins. 

  • 2. Est-ce que l'infirmière auxiliaire peut exercer auprès de la clientèle pédiatrique ?

    Oui, l’infirmière auxiliaire peut exercer auprès de la clientèle pédiatrique toutes les activités comprises dans son champ d’exercice. Seule la thérapie intraveineuse ne peut être pratiquée, en vertu d’une restriction quant à l’exercice de cette activité. 

    Toutefois, selon l’article 6 du Règlement sur certaines activités pouvant être exercées par une infirmière ou un infirmier auxiliaire, l’infirmière auxiliaire peut, afin d’éviter une rupture de services en pédiatrie dans les centres hospitaliers :

    • surveiller une perfusion intraveineuse et en maintenir le débit;
    • arrêter une perfusion intraveineuse si administrée à l’aide d’un cathéter intraveineux périphérique court de moins de 7,5 centimètres;
    • retirer un cathéter intraveineux périphérique court de moins de 7,5 centimètres.

    Ainsi, l’infirmière auxiliaire peut exercer neuf activités réservées et trois activités autorisées. Vous trouverez leur description dans le document : Les activités professionnelles de l'infirmière auxiliaire.

    Les neuf activités réservées et les deux activités autorisées (l’entretien d’une trachéostomie reliée à un ventilateur et l’immobilisation plâtrée) ne sont pas restrictives quant à la clientèle visée ou la spécialité.
     
    Il est à noter que la plupart des établissements prévoient un plan d’intégration afin d’optimiser les connaissances et les compétences des infirmières auxiliaires lors de la prestation des soins avec la clientèle pédiatrique. 

  • 3. L’infirmière auxiliaire peut-elle participer à une campagne de vaccination ?

    Oui, selon l’article 37.1 (5°), par. g) du Code des professions,  l’infirmière auxiliaire peut :
     
    « Contribuer à la vaccination dans le cadre d’une activité découlant de l’application de la loi sur la santé publique. »

    À l’extérieur du cadre d’une activité découlant de la Loi sur la santé publique, elle peut aussi contribuer à l’administration d’un vaccin selon une ordonnance individuelle, et ce, en vertu de l’activité réservée prévue à l’article 37.1 (5°), par. f) du Code des professions.

    « Administrer, par des voies autres que la voie intraveineuse, des médicaments ou d’autres substances, lorsqu’ils font l’objet d’une ordonnance. »

    Les lignes directrices du Protocole d’immunisation du Québec (PIQ) doivent être appliquées en tout temps. Afin de bien connaître les responsabilités professionnelles et légales de l’infirmière auxiliaire, nous vous invitons à consulter le PIQ. En voici quelques extraits :

    • Le délai entre l’évaluation par un médecin ou une infirmière et l’administration des produits par l’infirmière auxiliaire ne doit pas excéder deux heures.
    • La présence d’un médecin ou d’une infirmière dans le même édifice est requise. Ces derniers doivent être disponibles rapidement pendant que l’infirmière auxiliaire procède à la vaccination.
    • L’infirmière auxiliaire contribue à la collecte de l’information prévaccination à l’aide d’un questionnaire.
    • L’infirmière auxiliaire contribue à la surveillance requise immédiatement après la vaccination.
    • L’infirmière auxiliaire note les immunisations dans le dossier et le carnet de vaccination.

    Il est important de noter que certains vaccins comportent plus d’une dose, administrée à quelques mois d’intervalle, tel que le vaccin pour l’hépatite B. L’infirmière auxiliaire se doit d’appliquer les lignes directrices du PIQ pour chaque dose.
     
    Depuis 2009, les notions concernant la vaccination sont incluses dans le programme de formation initiale. L’infirmière auxiliaire diplômée avant 2009 doit détenir une attestation de formation.
     
    Il n’y a aucune restriction d’âge quant à la clientèle que l’on peut vacciner.

  • 4. Quelles sont les activités que l’infirmière auxiliaire peut exercer en obstétrique (soins mère-nouveau-né) ?

    L’infirmière auxiliaire peut exercer diverses activités professionnelles qui lui sont reconnues par la loi.

    Ainsi, elle peut notamment, en vertu de l’article 37p) du Code des professions, contribuer à l’évaluation de l’état de santé d’une personne (y compris, de la mère et/ou du nouveau-né) et à la réalisation du plan de soins, prodiguer des soins et des traitements infirmiers et médicaux dans le but de maintenir la santé, de la rétablir et de prévenir la maladie.

    De plus, elle peut exercer auprès de la mère et du nouveau-né, l’une ou l’autre des neuf activités qui lui sont réservées à l’article 37.1 5o du Code des professions. Conséquemment, elle peut prodiguer des soins et des traitements reliés aux plaies selon une ordonnance ou selon le plan de traitement infirmier. Elle peut également administrer de l’ocytocine par voie intramusculaire, selon l’ordonnance, lorsque prescrit pour provoquer ou stimuler les contractions de l’utérus.

    De plus, l’infirmière auxiliaire peut, après évaluation de l’infirmière et selon ses directives, vérifier la fermeté et la hauteur de l’utérus, procéder au massage utérin afin de favoriser la contraction de l’utérus et surveiller ou observer la coulée des lochies pendant le massage. Enfin, l’infirmière auxiliaire doit consigner au dossier toute observation ou soins dispensés.
     
    Information

    Selon l’article 39.4 du Code des professions, l’infirmière auxiliaire peut dispenser de l’information dans la mesure où celle-ci est reliée aux activités professionnelles qu’elle peut exercer. Ainsi, elle peut dispenser de l’information relative à l’état de la mère et du nouveau-né, notamment en ce qui concerne l’allaitement du nouveau-né ou tout autre soin qu’elle prodigue à la mère et/ou au nouveau-né. À cette fin, elle utilise les outils développés par la direction des soins infirmiers.
     
    EXTRAITS DU PROGRAMME D’ÉTUDES PROFESSIONNELLES

    Santé, assistance et soins infirmiers (5325)

    La compétence 27 du programme d’études porte le titre Approche privilégiée pour la mère et le nouveau-né (Durée : 30 heures) et comporte notamment les éléments suivants :

    • Établir des liens entre la grossesse, la période post-partum et des manifestations cliniques chez la mère;
    • Relever les besoins d’une mère;
    • Relever les besoins du nouveau-né;
    • Veiller au confort d’une mère et du nouveau-né (cela inclut la vérification des lochies, soins périnéaux et engorgement mammaire).

    La compétence 28 du programme d’études est décrite comme suit : Soins à des mères et à des nouveau-nés (Durée : 30 heures). Ce module prévoit divers apprentissages devant permettre de donner des soins spécifiques à la mère ou à son nouveau-né. Il couvre divers aspects : respect de l’ordonnance, respect des procédés de soins, soins et pharmacothérapie, interprétation des signes vitaux et reconnaissance des manifestations cliniques liées à des altérations. Ce module doit aussi permettre à l’infirmière auxiliaire de communiquer de l’information relative aux soins donnés et à l’état de la mère ou du nouveau-né.


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