Soins en pédiatrie et obstétrique

  • 01. La thérapie intraveineuse en contexte pédiatrique

    Le rôle de l’infirmière auxiliaire lors de la contribution à la thérapie intraveineuse est déterminé par la section 3 du Règlement sur certaines activités professionnelles pouvant être exercées par une infirmière ou un infirmier auxiliaire.

    L’infirmière auxiliaire qui exerce en contexte pédiatrique* doit se limiter aux activités professionnelles énumérées à l’article 6 du règlement cité ci-haut, soit;

    • Surveiller une perfusion intraveineuse et en maintenir le débit;
    • Arrêter une perfusion intraveineuse si administrée à l’aide d’un cathéter intraveineux périphérique court de moins de 7,5 cm;
    • Retirer un cathéter intraveineux périphérique court de moins de 7,5 cm.

    De ce fait, elle n’est donc pas autorisée à exercer les activités suivantes :

    • L’installation d’un cathéter intraveineux;
    • L’administration des solutés;
    • L’irrigation du cathéter intraveineux;
    • La modification du débit;
    • Le changement du sac de soluté.

    Seulement en contexte pédiatrique, l’infirmière auxiliaire n’est pas dans l’obligation d’avoir suivi la formation réglementaire.

    * Le contexte pédiatrique réfère à une clientèle de 14 ans et moins, peu importe le milieu de soins.

  • 02. Est-ce que l'infirmière auxiliaire peut exercer auprès de la clientèle pédiatrique ?

    Oui, l’infirmière auxiliaire peut exercer auprès de la clientèle pédiatrique toutes les activités comprises dans son champ d’exercice. Seule la thérapie intraveineuse ne peut être pratiquée, en vertu d’une restriction quant à l’exercice de cette activité. 

    Toutefois, selon l’article 6 du Règlement sur certaines activités pouvant être exercées par une infirmière ou un infirmier auxiliaire, l’infirmière auxiliaire peut, afin d’éviter une rupture de services en pédiatrie dans les centres hospitaliers :

    • Surveiller une perfusion intraveineuse et en maintenir le débit;
    • Arrêter une perfusion intraveineuse si administrée à l’aide d’un cathéter intraveineux périphérique court de moins de 7,5 centimètres;
    • Retirer un cathéter intraveineux périphérique court de moins de 7,5 centimètres.

    Ainsi, l’infirmière auxiliaire peut exercer neuf activités réservées et trois activités autorisées. Vous trouverez leur description dans le document : Les activités professionnelles de l'infirmière auxiliaire.

    Les neuf activités réservées et les deux activités autorisées (l’entretien d’une trachéostomie reliée à un ventilateur et l’immobilisation plâtrée) ne sont pas restrictives quant à la clientèle visée ou la spécialité.
     
    Il est à noter que la plupart des établissements prévoient un plan d’intégration afin d’optimiser les connaissances et les compétences des infirmières auxiliaires lors de la prestation des soins avec la clientèle pédiatrique. 

  • 03. L’infirmière auxiliaire peut-elle participer à une campagne de vaccination ?

    Oui, selon l’article 37.1 (5°), par. g) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire peut :
     
    « Contribuer à la vaccination dans le cadre d’une activité découlant de l’application de la loi sur la santé publique. »

    À l’extérieur du cadre d’une activité découlant de la Loi sur la santé publique, elle peut aussi contribuer à l’administration d’un vaccin selon une ordonnance individuelle, et ce, en vertu de l’activité réservée prévue à l’article 37.1 (5°), par. f) du Code des professions.

    « Administrer, par des voies autres que la voie intraveineuse, des médicaments ou d’autres substances, lorsqu’ils font l’objet d’une ordonnance. »

    Les lignes directrices du Protocole d’immunisation du Québec (PIQ) doivent être appliquées en tout temps. Afin de bien connaître les responsabilités professionnelles et légales de l’infirmière auxiliaire, nous vous invitons à consulter le PIQ. En voici quelques extraits :

    • L’infirmière auxiliaire obtient l’autorisation de l’infirmière, du médecin, de la sage-femme, de l’inhalothérapeute ou du pharmacien avant d’administrer un vaccin. 
    • L’infirmière auxiliaire contribue à la collecte de l’information prévaccination à l’aide d’un questionnaire.
    • L’infirmière auxiliaire contribue à la surveillance requise immédiatement après la vaccination.
    • L’infirmière auxiliaire note les immunisations dans le dossier et le carnet de vaccination.

    Il est important de noter que certains vaccins comportent plus d’une dose, administrée à quelques mois d’intervalle, tel que le vaccin pour l’hépatite B. L’infirmière auxiliaire se doit d’appliquer les lignes directrices du PIQ pour chaque dose.
     
    Depuis 2003, les notions concernant la vaccination sont incluses dans le programme de formation initiale. L’infirmière auxiliaire diplômée avant 2003 doit détenir une attestation de formation.
     
    Il n’y a aucune restriction d’âge quant à la clientèle que l’on peut vacciner.

    Nous vous invitons à consulter l’avis conjoint sur le rôle de l’infirmière auxiliaire dans la vaccination. 

    POUR EN SAVOIR DAVANTAGE SUR LE CHAMP D'EXERCICE DE L'INFIRMIÈRE AUXILIAIRE

    Afin d’en savoir davantage sur le champ d’exercice, nous vous invitons à consulter Les activités professionnelles de l'infirmière auxiliaire et le Profil des compétences de l'infirmière et de l'infirmier auxiliaire.

  • 04. Quelles sont les activités que l’infirmière auxiliaire peut exercer en obstétrique (soins mère-nouveau-né) ?

    L’infirmière auxiliaire peut exercer diverses activités professionnelles qui lui sont reconnues par la loi.

    Ainsi, elle peut notamment, en vertu de l’article 37p) du Code des professions, contribuer à l’évaluation de l’état de santé d’une personne (y compris, de la mère et/ou du nouveau-né) et à la réalisation du plan de soins, prodiguer des soins et des traitements infirmiers et médicaux dans le but de maintenir la santé, de la rétablir et de prévenir la maladie.

    De plus, elle peut exercer auprès de la mère et du nouveau-né, l’une ou l’autre des neuf activités qui lui sont réservées à l’article 37.1 (5°), du Code des professions. Conséquemment, elle peut prodiguer des soins et des traitements reliés aux plaies selon une ordonnance ou selon le plan de traitement infirmier. Elle peut également administrer de l’ocytocine par voie intramusculaire, selon l’ordonnance, lorsque prescrit pour provoquer ou stimuler les contractions de l’utérus.

    De plus, l’infirmière auxiliaire peut, après évaluation de l’infirmière et selon ses directives, vérifier la fermeté et la hauteur de l’utérus, procéder au massage utérin afin de favoriser la contraction de l’utérus et surveiller ou observer la coulée des lochies pendant le massage. Enfin, l’infirmière auxiliaire doit consigner au dossier toute observation ou soins dispensés.
     
    Information

    Selon l’article 39.4 du Code des professions, l’infirmière auxiliaire peut dispenser de l’information dans la mesure où celle-ci est reliée aux activités professionnelles qu’elle peut exercer. Ainsi, elle peut dispenser de l’information relative à l’état de la mère et du nouveau-né, notamment en ce qui concerne l’allaitement du nouveau-né ou tout autre soin qu’elle prodigue à la mère et/ou au nouveau-né. À cette fin, elle utilise les outils développés par la direction des soins infirmiers.
     
    EXTRAITS DU PROGRAMME D’ÉTUDES PROFESSIONNELLES

    Santé, assistance et soins infirmiers (5325)

    La compétence 27 du programme d’études porte le titre Approche privilégiée pour la mère et le nouveau-né (Durée : 30 heures) et comporte notamment les éléments suivants :

    • Établir des liens entre la grossesse, la période post-partum et des manifestations cliniques chez la mère;
    • Relever les besoins d’une mère;
    • Relever les besoins du nouveau-né;
    • Veiller au confort d’une mère et du nouveau-né (cela inclut la vérification des lochies, soins périnéaux et engorgement mammaire).

    La compétence 28 du programme d’études est décrite comme suit : Soins à des mères et à des nouveau-nés (Durée : 30 heures). Ce module prévoit divers apprentissages devant permettre de donner des soins spécifiques à la mère ou à son nouveau-né. Il couvre divers aspects : respect de l’ordonnance, respect des procédés de soins, soins et pharmacothérapie, interprétation des signes vitaux et reconnaissance des manifestations cliniques liées à des altérations. Ce module doit aussi permettre à l’infirmière auxiliaire de communiquer de l’information relative aux soins donnés et à l’état de la mère ou du nouveau-né.

    POUR EN SAVOIR DAVANTAGE SUR LE CHAMP D'EXERCICE DE L'INFIRMIÈRE AUXILIAIRE

    Afin d’en savoir davantage sur le champ d’exercice, nous vous invitons à consulter Les activités professionnelles de l'infirmière auxiliaire et le Profil des compétences de l'infirmière et de l'infirmier auxiliaire.

  • 05. L’infirmière auxiliaire peut-elle irriguer un tube nasogastrique en mode de succion intermittent ou continu chez la clientèle pédiatrique ?

    Oui, selon l’article 37.1 (5°), par. a) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire peut « appliquer les mesures

    invasives d’entretien du matériel thérapeutique ».

    L’infirmière auxiliaire peut exercer auprès de la clientèle pédiatrique toutes les activités comprises dans son champ
    d’exercice, sauf la thérapie intraveineuse, qui ne peut être pratiquée chez les enfants de 14 ans et moins, en vertu d’une restriction quant à l’exercice de cette activité. Ainsi, l’infirmière auxiliaire peut exercer ses neuf (9) activités
    réservées et ses 2 autres activités autorisées. Vous trouverez leurs descriptions dans les activités professionnelles de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire en pédiatrie.

    L’irrigation d’un tube nasogastrique permet de maintenir sa perméabilité et d’en assurer l’efficacité. Il est donc important d’en faire la vérification lorsqu’il est utilisé pour un gavage avant et après l’administration de médicament.

    Les objectifs de ce soin sont :

    • administrer les médicaments et/ou l’alimentation entérale;
    • prélever le contenu gastrique pour analyse;
    • traiter une hémorragie digestive haute;
    • prévenir les N°/V° et la distension gastrique post-chirurgie;
    • drainer et décompresser l’estomac;
    • évacuer des gaz du tractus gastro-intestinal supérieur.

    Dans le respect de pratiques sécuritaires et reconnues, l’infirmière auxiliaire peut se référer à la méthode de soins telle que décrite dans les Méthodes de soins informatisées (MSI) afin de toujours maintenir ses compétences à jour.

    Lorsque l’infirmière auxiliaire consigne l’information dans ses notes d’évolution, elle doit s’assurer de fournir des informations précises, pertinentes, claires et complètes. Elle remplit ainsi ses obligations prévues à l’article 17 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires.

    Information importante à inscrire dans la note d’évolution au dossier, vous pouvez consulter le Guide de rédaction de notes d’évolution:

    • La date et l’heure de l’irrigation;
    • La vérification de l’emplacement du tube et sa mesure;
    • La solution d’irrigation utilisée et la quantité;
    • Le calibre de la seringue utilisée;
    • Les réactions de l’usager; Toute autre intervention pratiquée, le cas échéant. 
  • 06. Est-ce que l’infirmière auxiliaire peut effectuer l’entretien d’un système de distribution d’oxygène chez le nouveau-né prématuré ?

    Oui, selon l’article 37.1 (5°), par. a). du Code des professions, l’infirmière auxiliaire peut « appliquer les mesures invasives d’entretien du matériel thérapeutique ».

    Le CPAP ou « lunette nasale à haut débit » est une ventilation en pression positive continue qui envoie de l’air dans les voies respiratoires par le biais d'un tube ou d'un masque. Le jet d'air crée suffisamment de pression pour garder les alvéoles ouvertes. Les poumons ne peuvent donc pas s'affaisser ou se fermer.

    L’infirmière auxiliaire peut notamment :

    • surveiller la perméabilité du circuit du système de distribution d’oxygène et en maintenir le débit;
    • refixer une lunette ou canule nasale;
    • effectuer une toilette nasale;
    • contrôler les signes vitaux :
      • Rythme cardiaque et respiratoire, la tachycardie et la tachypnée sont fréquentes chez ces patients;
      • La mesure de l’oxymétrie;
      • Tirages : battement des ailes du nez, sous-sternales, intercostales, sous-claviculaires;
      • Plaintes respiratoires;
      • Coloration.

    Pour plus d’informations, consultez les activités professionnelles aux services mère-enfant, obstétrique et néonatologie et les Méthodes de soins informatisées (MSI). Par ses observations, l’infirmière auxiliaire peut transmettre au besoin les informations à un professionnel habilité à évaluer, conformément au Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire : « Rapporte à un professionnel une situation problématique afin de s’informer des actions à poser » et « Fournit des informations précises, pertinentes, claires et complètes ».

    Également, à l’article 13 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires, il est stipulé que :
    « Le membre doit prodiguer les soins et les traitements à un patient avec diligence. Il doit notamment:
    1° intervenir promptement auprès du patient lorsque son état de santé l’exige;
    2° assurer la surveillance requise par l’état de santé du patient;
    3° prendre les moyens raisonnables pour assurer la continuité des soins et des traitements. »

  • 07. L’infirmière auxiliaire peut-elle effectuer le test de dépistage de surdité chez le nouveau-né ?

    Oui, selon l’article 37 p) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire peut « contribuer à l’évaluation de l’état de santé d’une personne et à la réalisation du plan de soins, prodiguer des soins et des traitements infirmiers et médicaux dans le but de maintenir la santé, de la rétablir et de prévenir la maladie et fournir des soins palliatifs. » 

    Cette activité peut également être rattachée à l’article 37.1 (5°) par. h) du Code des professions : « Introduire un instrument ou un doigt, selon une ordonnance, au-delà du vestibule nasal, des grandes lèvres, du méat urinaire ou de la marge de l’anus ou dans une ouverture artificielle du corps humain. »

    Vous pouvez consulter les activités professionnelles aux services mère-enfant, obstétrique et néonatologie.

    La participation au programme de dépistage doit se faire dans le respect des exigences relatives à un réel consentement libre et éclairé des parents. Les parents doivent consentir par écrit et ils doivent avoir accès à une information adaptée et de qualité pour être en mesure de prendre une décision. Comme le mentionne le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire, elle « s’assure de fournir à la personne toute l’information nécessaire à un choix libre et éclairé. » 

    L’article 12 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires mentionne également que « le membre doit fournir au patient les explications nécessaires à l’appréciation et à la compréhension des services professionnels qu’il lui rend. »

    Le test de dépistage est sans douleur et sans risque pour le bébé. Il est réalisé pendant qu’il est calme ou endormi. Les parents reçoivent les résultats du dépistage avant le congé de l’hôpital.

    L’activité consiste à insérer un petit bouchon dans l’oreille du bébé et par l’émission de sons, une réponse de l’oreille est enregistrée. Si le premier test échoue, un second peut être effectué par l’installation de capteurs (dépistage par potentiels évoqués auditifs du tronc cérébral).

    Dans un tel cas, dans son rôle de contribution à l’évaluation, l’infirmière auxiliaire observe s’il y a présence ou absence de réponse de l’oreille. Elle transmet ses observations à un oto-rhino-laryngologiste (ORL) qui peut entreprendre les interventions nécessaires et effectuer des examens supplémentaires de confirmation du diagnostic.

    Certaines surdités ne sont pas détectées par le test de dépistage ou apparaissent dans les premières années de vie de l’enfant. Il faut donc rester vigilant même si l’enfant a réussi le test de dépistage à sa naissance.

    La surdité peut être liée à une malformation ou à un mauvais fonctionnement de l’oreille externe, moyenne ou interne. Elle peut être de différents degrés et peut affecter l’audition de certains sons (sons graves ou sons aigus) ou de tous les types de sons.

  • 08. Une infirmière auxiliaire peut-elle administrer de l’immunoglobuline anti-D, telle que le WinRho ?

    Oui,  selon l’article 37.1 (5°), par. f) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire peut « administrer, par des voies autres que la voie intraveineuse, des médicaments ou d’autres substances, lorsqu’ils font l’objet d’une ordonnance ».

    Le WinRho est une immunoglobuline anti-D, un dérivé sanguin efficace à 99.9%, pouvant être administré par voie intramusculaire. Il est administré pendant la grossesse d'une femme ayant un Rh négatif (-) alors que le père de l’enfant est Rh positif (+). L'enfant a donc 50% des chances d'être Rh positif (+).
    L’administration du WinRho demande la même surveillance qu’un vaccin. Un contrôle des signes vitaux doit être fait avant et après l’administration et un prélèvement sanguin doit être effectué avant l’administration afin de confirmer le groupe Rh de la personne. L’infirmière auxiliaire doit faire preuve de vigilance et effectuer les surveillances appropriées. En référence au Profil des compétences de l’infirmière et l’infirmier auxiliaire, l’infirmière auxiliaire relie les manifestations cliniques aux pathologies et à la situation de la personne et recherche les causes d’une manifestation inhabituelle chez la personne.

    La double vérification du produit doit être faite avec rigueur. Toutefois, en raison des risques associés à l’administration de cette substance, l’infirmière auxiliaire doit se soumettre à la politique émise par le Comité provincial d’uniformisation des méthodes de soins en médecine transfusionnelle.
    L’infirmière auxiliaire doit avoir les connaissances et les compétences pour exercer cette activité. Elle respecte ainsi les articles 3 et 14 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires :
    « 3. Le membre doit exercer sa profession selon les normes de pratique généralement reconnues. À cette fin, il doit mettre à jour ses connaissances et perfectionner ses aptitudes et habiletés. […]
    14.Le membre doit être diligent lors de l’administration d’un médicament ou d’une substance. À cette fin, il doit notamment avoir une connaissance suffisante du médicament ou de la substance et respecter les principes et méthodes concernant son administration. »

  • 09. L’infirmière auxiliaire peut-elle installer et entretenir un dispositif d’aide à l’allaitement ?

    Oui, selon l’article 37.1 (5°), par. a). du Code des professions, l’infirmière auxiliaire peut « appliquer les mesures invasives d’entretien du matériel thérapeutique ».


    Les nourrissons peuvent avoir besoin de suppléments si la production de lait de la mère est insuffisante pour assurer sa croissance. Le supplément peut être du lait maternel ou maternisé. L’avantage du dispositif d’aide à l’allaitement (DAL) est que le bébé continue à recevoir du lait de sa mère en même temps que le supplément.

    Le DAL est un contenant pour le supplément de lait, habituellement un biberon, où l’on a agrandi le trou de la tétine duquel sort une longue et fine sonde. Une fois le bébé accroché au sein de la mère, la sonde est insérée entre le mamelon de la mère et l’intérieur de la bouche du nourrisson. Dans plusieurs établissements, une consultante en lactation est disponible pour évaluer les problématiques de l’allaitement.

    L’infirmière auxiliaire offre un soutien à l’allaitement, selon une ordonnance ou une directive, par l’installation et l’entretien du DAL et par l’enseignement à la mère concernant :

    • l’utilisation d’une téterelle;
    • l’utilisation du tire-lait;
    • l’expression manuelle du colostrum.

    Pour en savoir plus, consultez les Méthodes de soins informatisées (MSI) et les activités professionnelles aux services mère-enfant, obstétrique et néonatologie.

    Pour effectuer cette activité, l’infirmière auxiliaire doit maintenir ses connaissances et ses compétences à jour. En effet, le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire stipule qu’elle doit « participer à des activités de formation continue » et « choisir des activités portant sur ses besoins et sa pratique ».

  • 10. Est-ce que l’infirmière auxiliaire peut effectuer un prélèvement de sécrétions gastriques chez le nourrisson ?

    Oui, tel qu’énoncé à l’article 37.1 (5°), par. b) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire peut « effectuer des prélèvements selon une ordonnance ».

    Ce prélèvement exige l’introduction d’un cathéter dans la fosse nasale. Il est donc relié à une deuxième activité réservée décrite à l’article 37.1 (5°) h) du Code des professions, soit « Introduire un instrument ou un doigt, selon une ordonnance, au-delà du vestibule nasal, au-delà des grandes lèvres, du méat urinaire ou de la marge de l’anus ou dans une ouverture artificielle du corps humain. » Vous pouvez consulter les activités professionnelles aux services mère-enfant, obstétrique et néonatologie.

    À la naissance, les poumons du bébé sont remplis de liquide. En général, le liquide est en grande partie réabsorbé par le corps du bébé. Cependant, lors d'une césarienne ou d'un accouchement précipité, cette réabsorption peut ne pas avoir le temps nécessaire pour s'effectuer normalement. On observe alors chez le nouveau-né un rythme respiratoire élevé pouvant aller jusqu'à 120 respirations par minute alors que la normale est d’entre 40 et 60 respirations par minute.
    L’activité ne restreint pas la clientèle ni le milieu de soins. L’infirmière auxiliaire doit se référer à plusieurs techniques de soin différentes pour effectuer une activité. Par exemple, pour effectuer un prélèvement gastrique, elle doit aussi se référer à la technique d’« Insertion et retrait d’un tube nasogastrique » et, plus spécifiquement dans le cas d’un nourrisson, au « Cadre de référence sur la douleur » et à la technique de « Drainage gastrique par succion », le tout tel que décrit dans les Méthodes de soins informatisées (MSI).

    Comme mentionné dans le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire, l’infirmière auxiliaire « connaît les activités de suivi nécessaires à l’état de la personne et anticipe les problèmes potentiels ». Elle prend en considération notamment la douleur ou les nausées ressenties par le nourrisson pendant et après la technique de prélèvement.
    L’infirmière auxiliaire doit avoir les connaissances et les compétences nécessaires pour exercer cette activité. Elle respecte ainsi ses obligations déontologiques telles que décrites aux articles 3 et 15 de son Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires :
    « 3. Le membre doit exercer sa profession selon les normes de pratique généralement reconnues. À cette fin, il doit mettre à jour ses connaissances et perfectionner ses aptitudes et habiletés.
    […]
    15.  Si l’état d’un patient l’exige, le membre doit consulter un autre membre, un membre d’un autre ordre professionnel ou toute autre personne compétente, ou diriger ce patient vers l’une de ces personnes. »

  • 11. Est-ce l'infirmière auxiliaire peut effectuer le test de dépistage du streptocoque (Streptest) sans ordonnance ?

    Non, tel qu’énoncé à l’article 37.1 (5°), par. b) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire peut « effectuer des prélèvements selon une ordonnance ».

    Un prélèvement doit donc être effectué en tout temps selon une ordonnance.

    Ce prélèvement exige l’introduction d’un instrument. Il est donc relié à une deuxième activité réservée, soit celle prévue à l’article 37.1 (5°), par. h)  du Code des professions : « Introduire un instrument ou un doigt, selon une ordonnance, au-delà du vestibule nasal, au-delà des grandes lèvres, du méat urinaire ou de la marge de l’anus ou dans une ouverture artificielle du corps humain ».

    Le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire mentionne que l’infirmière auxiliaire doit faire équipe avec la personne et ses proches pour prendre les décisions qui la concernent en s’assurant d’obtenir un consentement libre et éclairé. Elle doit bien expliquer la procédure, la douleur qui pourrait être ressentie et la façon de la soulager. À la suite du prélèvement, elle assure la surveillance et le suivi nécessaire auprès de la personne et de ses proches.
    Symptômes d’une pharyngite-amygdalite, notamment :

    • de la fièvre (plus de 38 °C);
    • des maux de tête;
    • de la difficulté à avaler;
    • des maux de gorge d’apparition soudaine;
    • une enflure des amygdales, avec dépôt de pus.

    Le test rapide (streptest) a pour but de confirmer la présence d’une pharyngite-amygdalite bactérienne. Majoritairement, les virus sont les responsables de cette infection et seuls des médicaments de soutien permettant d’atténuer les symptômes de la personne sont recommandés.

    L’infirmière auxiliaire est en mesure de relier les manifestations cliniques aux différentes pathologies et à la situation de la personne. De plus, elle recherche les causes d’une manifestation de symptôme inhabituel chez la personne, comme mentionné dans le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire.

  • 12. Est-ce que l’infirmière auxiliaire peut effectuer un test de bilirubine à un nouveau-né à l’aide d’un tube micro-collecteur ?

    Oui, selon l’article 37.1 (5°), par. b) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire peut « effectuer tous les prélèvements auprès de tout type de clientèle et dans tous les milieux de soins ».

    Il est à noter que le prélèvement sanguin est prévu à l’article 37.1 (5°), par. i) du Code des professions. Vous pouvez consulter les activités professionnelles de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire en pédiatrie.

    L’ictère est une maladie qui rend la coloration de la peau des nouveau-nés jaunâtre ou pléthorique en raison d’une grande production de bilirubine ou de la difficulté du foie à s’en débarrasser rapidement.  La bilirubine est éliminée par les selles et l’urine, c’est pour laquelle une alimentation précoce doit être suggérée au parent, soit dès les premières heures après la naissance.

    Chez la clientèle pédiatrique, la ponction capillaire est particulièrement importante, car elle permet de prélever de petites quantités de sang. Le talon est le point de ponction recommandé chez les nouveau-nés et les enfants âgés de moins d’un an.

    Dans le respect des pratiques sécuritaires et reconnues, l’infirmière auxiliaire peut se référer à la méthode de soins telle que décrite dans les Méthodes de soins informatisées (MSI) et ainsi maintenir ses compétences à jour.

    En tout temps, l’infirmière auxiliaire utilise son jugement clinique pour recueillir des données, observer les manifestations cliniques (objectives et subjectives), relier ses observations à l’état de la personne et aux pathologies et rechercher les causes d’une manifestation inhabituelle.

    Comme mentionné dans le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire, lorsqu’elle dispense des soins spécifiques, elle « vérifie l’ordonnance et/ou le plan thérapeutique infirmier (PTI) avant de dispenser un soin ».
    Dans sa contribution à l’évaluation, elle observe et mesure les signes et symptômes, pose des questions précises afin de bien les cerner et utilise adéquatement les appareils nécessaires et les échelles de mesure.

  • 13. L’infirmière auxiliaire peut-elle effectuer la réfection du pansement d’un dispositif d’accès veineux central (DAVC) ?

    Oui, selon l’article 37.1 (5°), par. c) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire peut « prodiguer des soins et des traitements reliés aux plaies et aux altérations de la peau et des téguments, selon une ordonnance ou selon le plan de traitement infirmier. »

    Vous pouvez consulter les activités professionnelles de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire en pédiatrie.

    L’installation d’un tel dispositif est favorisée pour des traitements veineux répétitifs tels que :
    L’installation est effectuée au département de radiologie, car le cathéter est inséré dans une veine sous échographie. L’installation est réalisée sous anesthésie locale de la peau.
     
    L’infirmière auxiliaire doit observer avec rigueur des éléments importants tels que la mesure précise du cathéter et s’assurer de conserver l’intégrité de la peau. Le Profil des compétences de l'infirmière et de l'infirmier auxiliaire réfère à cet aspect « contribution à l’évaluation de l’état de santé de la personne » en mentionnant : « observe avec vigilance et mesure avec précision ».
    Le pansement de ces cathéters requiert un équipement de protection individuelle (EPI) et peut même demander le port d’un équipement complet stérile. Certains pansements peuvent également requérir la présence d’un 2e professionnel pour effectuer le changement. Pour assurer l’intégrité du site d’insertion du DAVC, le pansement doit être recouvert hermétiquement d’une pellicule transparente stérile. Le choix des solutions nettoyantes pour les sites du DAVC peut varier selon l’âge et le type de cathéter en place. Pour des informations supplémentaires à ce sujet, veuillez vous référer directement aux Méthodes de soins informatisées (MSI).
    L’infirmière auxiliaire doit avoir les connaissances et les compétences pour exercer cette activité. Elle respecte ainsi ses obligations déontologiques en lien avec la compétence et la qualité des soins.  Il est à noter que le champ d’exercice de l’infirmière auxiliaire en ce qui concerne les activités reliées aux DAVC se limite à la réfection du pansement. En référence à l’article 3 et 5 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires, il est stipulé que :
    «3. Le membre doit exercer sa profession selon les normes de pratique généralement reconnues. À cette fin, il doit mettre à jour ses connaissances et perfectionner ses aptitudes et habiletés.
    […]
    5. Le membre doit, avant de fournir des services professionnels, tenir compte des limites de sa compétence et des moyens dont il dispose. Il doit en outre s’abstenir de garantir la guérison d’une maladie ou l’efficacité d’un traitement qu’il prodigue ».

    Le rôle de l’infirmière auxiliaire dans la contribution à la thérapie intraveineuse déterminée par la section 3 du Règlement sur certaines activités professionnelles pouvant être exercées par une infirmière ou un infirmier auxiliaire permet les activités qu’avec les cathéters de 7,5 cm et moins.

  • 14. L’infirmière auxiliaire peut-elle préparer un médicament en nébule pour l’administrer via un système d’oxygénothérapie ?

    Oui, selon l’article 37.1 (5°), par. e) du Code des professionsl’infirmière auxiliaire peut « mélanger des substances en vue de compléter la préparation d’un médicament, selon une ordonnance ».

    Vous pouvez consulter les activités professionnelles de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire en pédiatrie.

    Un nébuliseur est un appareil qui transforme un médicament en une fine brume et qui l’envoie dans les voies aériennes au moyen d’un embout buccal ou d’un masque. Le nébuliseur peut être utile aux personnes qui ont du mal à utiliser des inhalateurs.

    La nébulisation dure en moyenne 10 à 15 minutes. Le patient doit être assis durant la séance. Comme tous les actes de soins, il faut respecter les règles d’hygiène (lavage des mains, prélèvement du médicament avec asepsie). Le nettoyage du système de nébulisation est une procédure importante après son utilisation.

    Aucune restriction légale quant à la voie d’administration ne s’applique lors de la préparation du médicament ou de la substance devant être préparée.

    L’infirmière auxiliaire peut calculer, mesurer et mélanger des substances en vue de préparer un médicament, comme décrit dans le Profil des compétences de l'infirmière et de l'infirmier auxiliaire.

    L’infirmière auxiliaire collabore avec l’équipe de soins et applique les techniques d’oxygénothérapie selon un PTI, une ordonnance ou un protocole. Il n’y a pas de restriction quant à la concentration d’oxygène et au débit litre/minute que l’infirmière auxiliaire peut administrer.
    L’infirmière auxiliaire doit posséder les habiletés reliées à l’utilisation du matériel, aux techniques de soins à réaliser et reconnaître les signes et symptômes associés à la fonction respiratoire. Elle doit aviser un professionnel habilité à évaluer dès l’apparition d’une détérioration respiratoire.  

    Comme décrit dans le Profil des compétences de l'infirmière et de l'infirmier auxiliaire :

    « Lorsque l’infirmière auxiliaire relie les manifestations cliniques aux pathologies et à la situation de la personne. Elle reconnaît les besoins de la personne reliés à sa pathologie et recherche les causes d’une manifestation inhabituelle chez la personne ».

    Dans le respect de pratiques sécuritaires et reconnues, l’infirmière auxiliaire peut se référer aux Méthodes de soins informatisées (MSI) afin de maintenir ses compétences à jour.

  • 15. L’infirmière auxiliaire peut-elle mélanger un probiotique au lait de banque sans ordonnance ?

    Non, selon l’article 37.1 (5°), par. e) du Code des professionsl’infirmière auxiliaire peut « mélanger des substances en vue de compléter la préparation d’un médicament, selon une ordonnance ».


    Vous pouvez consulter les activités professionnelles aux services mère-enfant, obstétrique et néonatologie.

    Même si un probiotique est un produit de santé naturel, l’infirmière auxiliaire doit obtenir une ordonnance. Comme décrit dans le Profil des compétences de l'infirmière et de l'infirmier auxiliaire: « Vérifie l’ordonnance et/ou le plan thérapeutique infirmier (PTI) avant de préparer un médicament » et « Vérifie le temps de conservation des substances utilisées ». 

    Conformément aux lignes directrices de la Human Milk Association of North America (HMBANA), le lait pasteurisé de donneuses ne doit être dispensé qu’après l’obtention de l’autorisation écrite d’un parent ou d’un tuteur ainsi qu’avec une prescription du dispensateur de soins. Selon le Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires à l’article 12 : « Le membre doit fournir au patient les explications nécessaires à l’appréciation et à la compréhension des services professionnels qu’il lui rend ».

    Les banques membres de la HMBANA sont des organismes qui fournissent le lait aux unités de soins intensifs de néonatalogie (USIN). Le lait doit être recueilli, entreposé, pasteurisé et cultivé correctement, conformément aux directives de préparations alimentaires de l’Agence canadienne d’inspection des aliments. Lorsqu’une commande de lait humain est passée à la banque de lait, le lait est transporté, décongelé et administré, au besoin. Il existe un risque de réaction allergique au lait de donneuses, mais celui-ci est propre à notre espèce, le risque n’est pas plus élevé qu’avec les préparations lactées.

    Les besoins de lait humain proviennent des nouveau-nés vulnérables prématurés ou qui doivent subir une opération gastro-intestinale. Il est démontré que les enfants nourris au lait humain à l’USIN contractent moins de graves infections, moins d’entérocolites nécrosantes (ECN) et sont moins colonisés par des organismes pathogènes. 

  • 16. Est-ce que l'infirmière auxiliaire peut administrer le vaccin contre la rougeole à un nourrisson ?

    Oui, selon l’article 37.1 (5°), par. g) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire peut « contribuer à la vaccination dans le cadre d’une activité découlant de l’application de la Loi sur la santé publique ».

    Vous pouvez consulter les activités professionnelles de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire en pédiatrie.

    L’infirmière auxiliaire peut exercer auprès de la clientèle pédiatrique toutes les activités comprises dans son champ d’exercice, à l’exception de la thérapie intraveineuse, en raison d’une restriction quant à l’exercice de cette activité. 

    Cette activité est toujours effectuée en collaboration avec le vaccinateur, comme le stipule le segment « Rôle et responsabilités de l’infirmière auxiliaire » du Protocole d’immunisation du Québec.

    L’infirmière auxiliaire doit avoir les connaissances et les compétences nécessaires pour exercer cette activité. Comme l’indique le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire, elle « [assure] la surveillance et le suivi des données recueillies [et] connaît les activités de suivi nécessaires à l’état de la personne ».

    L’article 14 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires stipule que :

    « Le membre doit être diligent lors de l’administration d’un médicament ou d’une substance. À cette fin, il doit notamment avoir une connaissance suffisante du médicament ou de la substance et respecter les principes et méthodes concernant son administration. »

    Tous peuvent se faire vacciner contre la rougeole gratuitement dans le cadre du Programme québécois d’immunisation. Les enfants reçoivent les vaccins selon le calendrier de vaccination du Québec.

    La rougeole est une maladie grave et très contagieuse. Il est possible d’être atteint de la maladie sans avoir été en contact direct avec une personne atteinte de la rougeole : il peut suffire de s’être trouvé dans la même pièce qu’une personne contagieuse, même durant un court laps de temps. Elle est causée par un virus qui voyage dans l’air par les gouttelettes venant du nez et de la gorge des personnes infectées. Elle demeure l'une des causes importantes de décès chez les jeunes enfants dans le monde.
    Il existe un vaccin sûr et efficace contre cette maladie : le RRO, qui est un vaccin combiné (rougeole, rubéole et oreillons). C’est un vaccin à virus vivants atténués.

    Il n’existe pas de traitement contre la rougeole. La vaccination demeure le meilleur moyen de se protéger contre cette maladie.

  • 17. Est-ce que l'infirmière auxiliaire peut effectuer la vaccination en milieu scolaire ?

    Oui, selon l’article 37.1 (5°), par. g) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire peut « contribuer à la vaccination dans le cadre d’une activité découlant de l’application de la Loi sur la santé publique ».

    L’infirmière auxiliaire peut exercer auprès de la clientèle pédiatrique toutes les activités comprises dans son champ d’exercice à l’exception de la thérapie intraveineuse, en raison d’une restriction quant à l’exercice de cette activité. 

    Toutefois, les lignes directrices du Protocole d’immunisation du Québec doivent être appliquées dans tous les milieux et en tout temps. Afin de bien connaître les responsabilités professionnelles et légales de l’infirmière auxiliaire, nous vous invitons à le consulter.
    L’infirmière auxiliaire doit s’assurer de toujours avoir le matériel nécessaire pour l’administration d’un vaccin, notamment un contenant biorisque et l’équipement de protection adéquat. À ce sujet, vous pouvez vous référer aux Méthodes de soins informatisées (MSI et au Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire qui stipule que l’infirmière auxiliaire doit « appliquer les règles d’asepsie lors de l’utilisation et de la disposition du matériel thérapeutique » et « dispose du matériel contaminé de façon sécuritaire ». 

    La clientèle pédiatrique peut parfois être vulnérable. C’est la raison pour laquelle l’infirmière auxiliaire doit être à l’affût de situations particulières, comme l’indique le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire: « observe avec vigilance » et « porte attention à ce que la personne exprime, autant par son langage verbal que non verbal ».

    L’infirmière auxiliaire en milieu scolaire vaccine les enfants lors des séances de vaccination qui ont habituellement lieu à l’automne et au printemps. Un dépliant d’information sur la vaccination est envoyé par l’entremise de l’école, comprenant un formulaire de consentement à la vaccination.

    Les vaccins qui sont administrés en 4e année du primaire combattent :

    • l’hépatite A et B;
    • le virus du papillome humain (VPH).

    Il y a certains avantages de vacciner en 4e année du primaire :

    • C’est à l’âge de 9 et 11 ans que le système immunitaire répond le mieux;
    • L’enfant devrait idéalement être vacciné avant qu’il soit exposé à ces infections;
    • La vaccination à l’école évite aux parents d’avoir à se déplacer.

    Les vaccins qui sont administrés en 3e année du secondaire combattent :

    • le méningocoque;
    • la diphtérie et le tétanos.
  • 18. Est-ce que l'infirmière auxiliaire peut documenter le questionnaire pré vaccination ?

    Oui, selon l’article 37.1 (5°), par. g) du Code des professions,  l’infirmière auxiliaire peut « contribuer à la vaccination dans le cadre d’une activité découlant de l’application de la loi sur la santé publique ».


    Le Protocole d’immunisation du Québec (PIQ) mentionne que l’infirmière auxiliaire « contribue, au besoin, à la collecte de l’information pré vaccination à l’aide d’un questionnaire spécialement conçu à cet effet ».

    Lorsque l’infirmière auxiliaire effectue une collecte de données, une bonne communication avec la personne est importante. Elle doit être à l’écoute, répondre aux questions et offrir des informations justes sur la maladie et sur la vaccination en s’adaptant selon les connaissances de la personne. Des informations écrites à portée de main, notamment une feuille d’informations ou un dépliant, peuvent appuyer l’information transmise. L’objectif étant d’obtenir un consentement libre et éclairé, la décision finale revient à la personne ou à son représentant légal. Il est important de respecter le choix de la personne et de demeurer disponible pour des questions additionnelles. D’ailleurs le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire mentionne que l’infirmière auxiliaire « s’assure d’obtenir, en tout temps, le consentement libre et éclairé́ de la personne », « adapte l’information à la personne et aux proches » et « vérifie la compréhension de la personne, ou du proche, après avoir transmis l’information ». 

    Le consentement libre est obtenu sans aucune forme de pression, de menace ou de contrainte. Il ne doit pas être obtenu lorsque les facultés de la personne ou de son représentant légal sont affaiblies, notamment par l’alcool, des sédatifs ou toute autre drogue.

    Le consentement éclairé est obtenu après que l’information a été transmise à la personne ou à son représentant légal et que cette information a été comprise. Pour ce faire, la personne ou son représentant légal doit connaître les avantages et les risques. Les explications doivent être transmises dans un langage simple et compréhensible. Le consentement doit être consigné au dossier, qu’il ait été obtenu par écrit ou verbalement.

  • 19. Une ordonnance est-elle nécessaire pour réinstaller un tube nasogastrique chez le nouveau-né ?

    Non,  l’ordonnance n’est pas nécessaire si le tube est déjà en place. Toutefois, l’infirmière auxiliaire a la responsabilité d’aviser l’infirmière ou autre un professionnel de la situation.

    Conformément à l’article 37.1 (5°), par. h) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire peut « Introduire un instrument ou un doigt, selon une ordonnance, au-delà du vestibule nasal, des grandes lèvres, du méat urinaire, de la marge de l’anus ou dans une ouverture artificielle du corps humain. »

    Vous pouvez consulter les activités professionnelles de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire en pédiatrie.

    Vous trouverez dans les Méthodes de soins informatisés (MSI), plusieurs recommandations ainsi que les soins et surveillances de l’état de la personne et la méthode d’insertion et retrait d’un tube nasogastrique.

    Dans son rôle de contribution à l’évaluation de l’état de santé de la personne, l’infirmière auxiliaire peut collaborer à une prise de décision lorsqu’il y a modification de l’état de santé de la personne, tel que mentionné dans le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire :

    « Elle utilise son jugement clinique pour recueillir des données, observer les manifestations cliniques, objectives et subjectives, et relier ses observations à l’état de la personne et aux pathologies. Elle analyse ainsi l’information afin de contribuer, avec les autres membres de l’équipe interdisciplinaire, à évaluer l’état de santé de la personne et à réaliser le plan de soins. » 

    Ainsi que : « Avise rapidement le professionnel concerné d’une information urgente ou d’une situation anormale et rapporte rapidement à l’infirmière ou au médecin un changement dans l’état de la personne. » 

    L’infirmière auxiliaire doit avoir les connaissances et les compétences pour exercer cette activité. Elle respecte ainsi ses obligations déontologiques en lien avec la compétence et la qualité des soins comme stipulé à l’article 13 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires :

    « Le membre doit prodiguer les soins et les traitements à un patient avec diligence. Il doit notamment :
    1° intervenir promptement auprès du patient lorsque son état de santé l’exige;
    2° assurer la surveillance requise par l’état de santé du patient;
    3° prendre les moyens raisonnables pour assurer la continuité des soins et des traitements. »

    Si vous devez réinstaller un tube nasogastrique, il est important de rédiger une note d’évolution. Nous devrions retrouver certaines informations, notamment :

    • La raison de la réinstallation du tube;
    • L’intégrité du tube;
    • Les signes vitaux et la saturation d’oxygène;
    • La réaction de la personne.

    Certaines contre-indications pourraient indiquer que la réinstallation porte à préjudice. Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le Guide de rédaction de note d’évolution.

    La contribution à l’évaluation de l’état de santé de l’infirmière auxiliaire est essentielle, elle rend la note qu’elle rédige encore plus importante. Les notes reflètent la qualité du soin prodigué.

  • 20. L’infirmière auxiliaire peut-elle effectuer un prélèvement sanguin au cuir chevelu d’un nourrisson ?

    Oui,  selon l’article 37.1 (5°), par. i) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire peut « introduire un instrument, selon une ordonnance, dans une veine périphérique à des fins de prélèvement, lorsqu’une attestation de formation lui est délivrée par l’Ordre dans le cadre du règlement pris en application du paragraphe o de l’article 94 ».

    L’infirmière auxiliaire peut effectuer tous les types de prélèvements sanguins auprès de tout type de clientèle et dans tous les milieux de soins. Vous pouvez consulter les activités professionnelles de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire en pédiatrie.

    L’infirmière auxiliaire peut exercer auprès de la clientèle pédiatrique toutes les activités comprises dans son champ d’exercice, à l’exception de la thérapie intraveineuse, en raison d’une restriction quant à l’exercice de cette activité.

    Toutefois, selon l’article 6 du Règlement sur certaines activités pouvant être exercées par une infirmière ou un infirmier auxiliaire, l’infirmière auxiliaire peut, afin d’éviter une rupture de services en pédiatrie dans les centres hospitaliers :

    • Surveiller une perfusion intraveineuse et en maintenir le débit;
    • Arrêter une perfusion intraveineuse si administrée à l’aide d’un cathéter intraveineux périphérique court de moins de 7,5 centimètres;
    • Retirer un cathéter intraveineux périphérique court de moins de 7,5 centimètres.

    L’infirmière auxiliaire doit avoir les connaissances et les compétences pour exercer cette activité. Elle respecte ainsi l’article 3 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires : « Le membre doit exercer sa profession selon les normes de pratique généralement reconnues. À cette fin, il doit mettre à jour ses connaissances et perfectionner ses aptitudes et habiletés. »

    Comme mentionné dans le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire : « Dispenser des soins spécifiques » l’infirmière auxiliaire porte attention à la personne lors de l’exécution d’un soin, et pas seulement à l’aspect technique, de plus elle respecte la méthode de soins telle que décrite dans les Méthodes de soins informatisées (MSI).

    Chez les nourrissons les sites de prélèvements privilégiés sont, les veines dorsales de la main ou du pied et les veines du cuir chevelu.

    En cas de prises de sang, une association avec l’EMLA est nécessaire, les anesthésiques locaux bloquent de façon réversible la conduction nerveuse par arrêt de la propagation du potentiel d’action, permettant ainsi d’obtenir une analgésie sans effet indésirable des antalgiques par voie générale.

  • 21. L’infirmière auxiliaire peut-elle effectuer la prise du cœur fœtal à l’aide d’un foetoscope ?

    Oui,  selon l’article 37 p) du Code des professions l’infirmière auxiliaire peut « contribuer à l’évaluation de l’état de santé d’une personne et à la réalisation du plan de soins, prodiguer des soins et des traitements infirmiers et médicaux dans le but de maintenir la santé, de la rétablir et de prévenir la maladie et fournir des soins palliatifs. » 

    Vous pouvez consulter les activités professionnelles aux service mère-enfant, obstétrique et néonatologie.

    L’infirmière auxiliaire, par son champ d’exercice et dans son rôle de contribution à l’évaluation de l’état de santé de la personne, peut mesurer et observer des signes et symptômes et collaborer avec différents intervenants, notamment pendant la grossesse. D’ailleurs, le Profil des compétences de l'infirmière et de l'infirmier auxiliaire mentionne :
    « En tout temps, l’infirmière auxiliaire utilise son jugement clinique pour recueillir des données, observer les manifestations cliniques (objectives et subjectives) et relier ses observations à l’état de la personne et aux pathologies. »

    Suite aux données que l’infirmière auxiliaire aura recueillies, par son jugement clinique elle agira rapidement au besoin.  Le Profil des compétences de l'infirmière et de l'infirmier auxiliaire mentionne que l’infirmière auxiliaire « avise rapidement le professionnel concerné d’une information urgente ou d’une situation anormale et rapporte rapidement à l’infirmière ou au médecin un changement dans l’état de la personne. » Ceci est également prévu à l’article 13 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires.

    Il est important de rappeler que l’infirmière auxiliaire doit avoir les connaissances et les compétences pour effectuer cette activité en référence à l’article 3 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires :

    « Le membre doit exercer sa profession selon les normes de pratique généralement reconnues. À cette fin, il doit mettre à jour ses connaissances et perfectionner ses aptitudes et habiletés. »

    La prise du cœur fœtal à l’aide d’un foetoscope a pour but :

    • D’évaluer l’activité cardiaque du fœtus;
    • De déterminer l’état de bien-être du fœtus durant la grossesse, le travail et l’accouchement;
    • De détecter une anomalie du rythme cardiaque du fœtus.

    Les résultats normaux pour le cœur fœtal (CF) sont de 110 à 160 battements par minute (BPM).
    La surveillance fœtale peut se faire par auscultation intermittente (AI) ou monitorage fœtal électronique (MFÉ). L’AI associée à la palpation de l’utérus est la méthode recommandée de surveillance fœtale pendant le travail spontané dans le cas d’une grossesse normale de plus de 36 semaines chez une femme en santé avec absence de facteurs de risque.

    L’auscultation intermittente (AI) est une technique de surveillance auditive nécessitant un stéthoscope ou un fœtoscope (Doppler); elle permet de compter les battements cardiaques fœtaux à intervalles déterminés.

    À cette fin, nous vous invitons à consulter les Méthodes de soins informatisées (MSI).

  • 22. L’infirmière auxiliaire peut-elle participer à la réanimation néonatale (NRP) au bloc opératoire ?

    Oui, selon l’article 37 p) du Code des professions l’infirmière auxiliaire peut « contribuer à l’évaluation de l’état de santé d’une personne et à la réalisation du plan de soins, prodiguer des soins et des traitements infirmiers et médicaux dans le but de maintenir la santé, de la rétablir et de prévenir la maladie et fournir des soins palliatifs ». 

    En tout temps, l’infirmière auxiliaire utilise son jugement professionnel pour recueillir des données, observer les manifestations cliniques objectives et subjectives, et relier ses observations à l’état de la personne et aux pathologies. Elle analyse ainsi l’information afin de contribuer, avec les autres membres de l’équipe interdisciplinaire, à évaluer l’état de santé de la personne et à réaliser le plan de soins.

    La Société canadienne de pédiatrie offre un programme de réanimation néonatale (NRP) qui présente les concepts et les compétences de la réanimation néonatale. Il s’adresse aux individus et aux équipes qui peuvent être tenus de réanimer des nouveau-nés. 

    À titre d’exemple, lors d’une réanimation néonatale au bloc opératoire, l’infirmière auxiliaire peut :

    • installer une saturométrie et un système de distribution d’oxygénothérapie;
    • aspirer les sécrétions orogastriques;
    • installer un monitoring ECG;
    • préparer la médication par voie vasculaire;
    • prendre les notes de réanimation.

    À cet effet, les articles 3 et 7 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires exigent que :

    « 3. Le membre doit exercer sa profession selon les normes de pratique généralement reconnues. À cette fin, il doit mettre à jour ses connaissances et perfectionner ses aptitudes et habiletés.
    […]
    7. Le membre doit viser au maintien de la vie, au soulagement de la souffrance, au traitement de la maladie et à la promotion de la santé. »

    Par ailleurs, le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire  mentionne que l’infirmière auxiliaire « collabore avec les différents intervenants à la détermination des besoins de la personne et à la planification des soins, des interventions et des services ».

    Afin d’en apprendre davantage sur le champ d’exercice de l’infirmière auxiliaire, nous vous invitons à consulter les documents suivants : Les activités professionnelles de l’infirmière auxiliaire mère-enfant, obstétrique et néonatologie et L'infirmière auxiliaire au bloc opératoire.

  • 23. L’infirmière auxiliaire peut-elle effectuer des soins auprès de la mère et du nouveau-né dès la naissance ?

    Oui, l’infirmière auxiliaire peut effectuer des soins auprès de la mère et du nouveau-né dès la naissance.

    Selon l’article 37 p) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire « contribue à l’évaluation de l’état de santé d’une personne et à la réalisation du plan de soins, prodigue des soins et des traitements infirmiers et médicaux dans le but de maintenir la santé, de la rétablir et de prévenir la maladie et fournit des soins palliatifs ».
    L’infirmière auxiliaire apporte sa contribution auprès de tout type de clientèle et dans tous les milieux de soins. 

    À titre d’exemple, l’infirmière auxiliaire peut :

    • effectuer la surveillance utérine;
    • surveiller les signes vitaux;
    • surveiller les symptômes de prééclampsie post-partum;
    • enseigner les techniques d’allaitement;
    • surveiller la zone périurétrale;
    • surveiller les signes et symptômes de tachypnée transitoire du nouveau-né (TTNN);
    • aspirer les sécrétions;
    • observer le comportement, la coloration, le tirage, les trémulations;
    • administrer une injection de vitamine K par voie intramusculaire.

    L’infirmière auxiliaire utilise son jugement clinique pour recueillir des données, observer les manifestations cliniques, objectives et subjectives, et relier ses observations à l’état de la personne et aux pathologies. Elle analyse ainsi l’information afin de contribuer, avec les autres membres de l’équipe interdisciplinaire, à évaluer l’état de santé de la personne et à réaliser le plan de soins.
     
    L’infirmière et l’infirmière auxiliaire sont en constante collaboration de par leur champ d’exercice respectif. Chaque professionnelle contribue au maximum de ses compétences. D’ailleurs, le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire mentionne que l’infirmière auxiliaire « collabore avec les différents intervenants à la détermination des besoins de la personne et à la planification des soins, des interventions et des services ».

    L’infirmière auxiliaire doit s’assurer d’avoir les connaissances et les compétences nécessaires pour exercer les activités professionnelles qui lui sont réservées ou autorisées, comme l’exige l’article 3 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires : « Le membre doit exercer sa profession selon les normes de pratique généralement reconnues. À cette fin, il doit mettre à jour ses connaissances et perfectionner ses aptitudes et habiletés. »

    Afin d’en apprendre davantage sur le champ d’exercice de l’infirmière auxiliaire, nous vous invitons à consulter le document Les activités professionnelles de l’infirmière auxiliaire mère-enfant, obstétrique et néonatologie ainsi que la section Soins en pédiatrie et obstétrique de notre Foire aux questions.

  • 24. Est-ce que l'infirmière auxiliaire peut effectuer un prélèvement par ponction veineuse pour un bilan d’ infertilité ?

    Oui, selon l’article 37.1 (5°), par. i) du Code des professions l’infirmière auxiliaire peut « introduire un instrument, selon une ordonnance, dans une veine périphérique à des fins de prélèvement, lorsqu’une attestation de formation lui est délivrée par l’Ordre dans le cadre du règlement pris en application du paragraphe o de l’article 94 ».

    L’infirmière auxiliaire peut effectuer tous les types de prélèvements sanguins auprès de tout type de clientèle et dans tous les milieux de soins. Toutefois, elle doit quand même respecter ses obligations déontologiques et les pratiques sécuritaires et reconnues en référence au Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire : « Respecte la méthode de soins telle qu’elle est décrite dans les Méthodes de soins informatisées (MSI) », « Vérifie l’ordonnance et/ou le plan thérapeutique infirmier (PTI) avant de dispenser un soin. » 

    Tous les soins doivent être faits dans le respect de la confidentialité. Conformément à l’article 60.4 du Code des professions, « le professionnel doit respecter le secret de tout renseignement de nature confidentielle qui vient à sa connaissance dans l’exercice de sa profession. » . À cet effet, l’article 48 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires mentionne que le membre doit, notamment « éviter de révéler qu’une personne a fait appel à ses services professionnels » et « éviter de tenir ou de participer à des conversations indiscrètes au sujet d’un patient et des services professionnels qui lui sont rendus ».
     
    L’infertilité est attribuable autant à l’homme qu'à la femme, ou les deux. Près de 16 % des couples canadiens sont touchés par l’infertilité. Ce nombre a doublé depuis les années 1980.

    Les tests diagnostiques courants pour les hommes et les femmes comprennent :

    • le dépistage des infections transmises sexuellement (ITS);
    • des tests sanguins pour déterminer le taux d’hormone.

    Le bilan de base d'infertilité et les tests complémentaires sont des examens qui permettent d'établir un diagnostic d'infertilité. Les analyses de sang peuvent être effectuées pour analyser les concentrations de FSH, de LH et de prolactine, pour vérifier s'il y a un mauvais fonctionnement de l'hypophyse ou un problème d'ovaires polykystiques.
    Les tests complémentaires pour les femmes peuvent comprendre :

    • un test utilisant des rayons X pour détecter une occlusion des trompes de Fallope;
    • une échographie utérine permettant de détecter les fibromes, polypes et l’endométriose.

    Les tests pour les hommes seulement peuvent comprendre :

    • l’analyse du sperme;
    • des tests génétiques (si l’on soupçonne que la cause de l’infertilité est d’ordre génétique).
  • 25. Est-ce qu’une infirmière auxiliaire peut effectuer un prélèvement d’urine par ponction sus-pubienne chez l’enfant?

    Non, ce prélèvement doit être effectué par le médecin vu le grand risque de préjudice. Toutefois, l’infirmière auxiliaire peut assister le médecin dans cette tâche. Elle peut, par exemple, appliquer un médicament anesthésiant topique sur le site de ponction, expliquer la procédure aux proches et récolter le prélèvement d’urine.

    Le prélèvement d’urine chez l’enfant qui n’est pas encore propre peut être effectué soit par cathétérisme urétral, ponction sus-pubienne, sac collecteur pédiatrique ou en laissant l’enfant sans couche pour obtenir une urine propre. Le prélèvement d’urine à l’aide d’un sac est simple et non invasif, mais il est associé à un taux de contamination atteignant 63 %. Les résultats ne permettent donc pas d’arriver à un diagnostic fiable d’infection urinaire. Dans certains milieux cliniques, le prélèvement par sac collecteur sert au dépistage initial, puis un deuxième prélèvement est obtenu par cathétérisme si l’analyse d’urine est anormale.

    Selon le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire, l’infirmière auxiliaire « dispense des soins spécifiques, prépare adéquatement tout le matériel et l’environnement de travail ».

    L’infirmière auxiliaire peut donc effectuer un prélèvement d’urine par cathétérisme urétral ou à l’aide d’un sac collecteur, tel qu’énoncé à l’article 37.1 (5°), par. b) du Code des professions : « Effectuer des prélèvements selon une ordonnance ».
    Il existe plusieurs méthodes de prélèvement. Pour plus d’informations, vous pouvez vous référer aux Méthodes de soins informatisées (MSI).


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