Contribution à l’évaluation

  • 01. Le rôle de l’infirmière auxiliaire lors de sa contribution à l’évaluation de l’état de santé d’une personne

    En tout temps, l’infirmière auxiliaire utilise son jugement clinique pour recueillir des données, observer les manifestations cliniques (objectives et subjectives) et relier ses observations à l’état de la personne et aux pathologies. Elle analyse ainsi l’information afin de contribuer, avec les autres membres de l’équipe interdisciplinaire, à évaluer l’état de santé de la personne et à réaliser le plan de soins. Dans l’ensemble de la démarche de soins, l’infirmière auxiliaire détermine les actions qui relèvent de sa responsabilité.

    Recueillir et analyser l’information

    Procéder à une collecte de données :

    • Consulte, selon le besoin, les dossiers, les proches ou les autres intervenants.
    • Pose les bonnes questions, au bon moment, à la bonne personne et adapte les questions afin d’obtenir l’information recherchée.
    •  Remplis le questionnaire et porte attention à ce que la personne exprime.

    Observer et mesurer les signes et symptômes :

    • Pose des questions précises afin de bien cerner les symptômes et utilise adéquatement les appareils et les échelles de mesure.
    • Reconnais les besoins de la personne reliés à sa pathologie et recherche les causes d’une manifestation inhabituelle.

    Relier les manifestations cliniques aux pathologies et à la situation de la personne :

    Assurer la surveillance et le suivi des données recueillies :

    • Connais les activités de suivi nécessaire à l’état de la personne.
    • Anticipe les problèmes potentiels et fais des visites fréquentes.

    Participer à l’élaboration de la démarche de soins

    Collaborer avec les différents intervenants à la détermination des besoins de la personne et à la planification des soins, des interventions et des services :

    • Interviens pour s’assurer que les décisions de l’équipe respectent les volontés de la personne et suggère des interventions en s’appuyant sur ce qu’elle sait de la personne.

    Collaborer avec l’infirmière à la réalisation :  du plan thérapeutique infirmier (PTI), du plan de soins et de traitements infirmiers, du plan de traitement d’une plaie :

    • Participe activement aux échanges et crée des liens de confiance avec l’équipe de soins.
    • Affirme ses idées avec respect et démontre de l’ouverture aux idées des autres.

    Planifier et prioriser ses interventions :

    • Modifie l’organisation de son travail pour faire face aux situations imprévues.
    • Prévois le temps suffisant pour réaliser ses interventions en toute sécurité et utilise efficacement les ressources à sa disposition.
    • Vérifie l’ordonnance et/ou le plan thérapeutique infirmier (PTI) afin d’assurer la réalisation des directives qui la concernent.

    Afin d’en apprendre davantage, nous vous invitons à consulter Le profil des compétences de l'infirmière et de l'infirmier auxiliaire.

  • 02. L'infirmière auxiliaire peut-elle contribuer à l'évaluation de l'état de santé par l'auscultation ?

    Afin de répondre à la question, il est important de bien comprendre le terme auscultation. 

    L’auscultation se fait à l’aide du stéthoscope et permet d’identifier et d’interpréter des signes et symptômes afin d’avoir une donnée clinique. L’auscultation est indissociable de l’évaluation. Ainsi, lorsqu’il y a auscultation, il y a évaluation de l’état physique. Cet acte est réservé à l’infirmière.

    L’un des champs de compétence de l’infirmière auxiliaire est de contribuer à l’évaluation de l’état de santé de la personne.  Elle doit, entre autres, observer et mesurer des signes et symptômes.
     
    Lorsque l’infirmière auxiliaire désire utiliser le stéthoscope afin de vérifier la présence ou l’absence de signes cliniques, nous utilisons alors le terme observer.
     
    En conclusion, l’infirmière auxiliaire observe s’il y a présence ou absence de bruits à l’aide du stéthoscope, dans son rôle de contribution à l’évaluation. Elle transmet ses observations à l’infirmière, qui en auscultant, procède à une évaluation de l’état physique en interprétant et identifiant les bruits.

    Nous vous invitons à consulter le document de l’OIIQ, L’auscultation pulmonaire : une activité d’évaluation clinique.

  • 03. Quelles sont les obligations d’une infirmière auxiliaire à l’égard de la rédaction des notes d'évolution ?

    La rédaction des notes d’évolution au dossier médical de la personne soulève plusieurs questions d’ordre légal et professionnel. L’infirmière auxiliaire doit donc y porter une attention toute particulière dans le cadre de sa pratique. Les notes d’évolution qu’elle inscrit au dossier constituent le reflet de sa compétence professionnelle et de la qualité des soins qu’elle dispense aux personnes. Par ailleurs, l’infirmière auxiliaire doit toujours inscrire son titre professionnel à la suite de sa signature et, à cet égard, l’OIIAQ recommande à ses membres l’utilisation de l’abréviation « inf. aux. » et pour les membres anglophones, les initiales « L.P.N ».

    En vertu du Règlement sur l’organisation et l’administration des établissements, l’infirmière auxiliaire a l’obligation de rédiger elle-même les notes d’évolution dans le dossier de la personne dont elle a la responsabilité. Cette obligation s’impose dans toutes les circonstances, incluant les cas où les dossiers des personnes sont informatisés. Enfin, l’infirmière auxiliaire est liée par une obligation de confidentialité à l’égard de toutes les informations consignées au dossier de la personne et ce, notamment en vertu des articles 48 à 50 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires.

  • 04. Le rôle de l’infirmière auxiliaire lors d’une chute d’une personne

    À la suite de la chute d'une personne, il doit y avoir évaluation de l’état de santé de cette dernière par une personne habilité à évaluer. Le rôle de l’infirmière auxiliaire dans l’évaluation de l’état de santé d’une personne en est un de contribution. Dans le document, Les activités professionnelles de l'infirmière auxiliaire, il y est mentionné que :

    « En tout temps, l’infirmière auxiliaire utilise son jugement professionnel pour recueillir des données, observer les manifestations cliniques objectives et subjectives, et relier ses observations à l’état de la personne et aux pathologies. Elle analyse ainsi l’information afin de contribuer, avec les autres membres de l’équipe interdisciplinaire, à évaluer l’état de santé de la personne et à réaliser le plan de soins. »

    Dans l’ensemble de la démarche de soins, l’infirmière auxiliaire détermine les actions qui relèvent de sa responsabilité, comme décrit au Profil des compétences de l'infirmière et de l'infirmier auxiliaire.

    Par conséquent, selon le contexte et en l’absence d’une infirmière,  l’infirmière auxiliaire peut décider de relever une personne en engageant sa responsabilité professionnelle, à laquelle elle ne peut se soustraire d’aucune façon dans l’exercice de sa profession, comme précisé à l’article 39 du Code de déontologie de l’infirmière auxiliaire. Dans tous les cas, l’état de la personne nécessite une évaluation par un professionnel habilité telle une infirmière dans les meilleurs délais suivant la chute.

    Lorsque l’infirmière auxiliaire intervient à la suite de la chute d'une personne, elle observe son état et procède à une collecte de données (ex :PQRSTU), tout en étant vigilante quant à l’apparition de changements qui pourrait survenir dans l’état physique ou mental de la personne. Selon les résultats de ces données :

    • Si la situation est urgente, l’infirmière auxiliaire doit éviter de mobiliser la personne et communiquer sans délai avec le 911 pour assurer une prise en charge de la personne par les ambulanciers.
    • Si la personne est autonome et peut décider de se relever seule, l’infirmière auxiliaire doit s’assurer qu’elle peut le faire en toute sécurité.
    • Si la personne n’est pas en mesure de se relever seule, l’infirmière auxiliaire peut décider ou non de relever la personne en engageant sa responsabilité professionnelle.

     Dans tous les cas, l’infirmière auxiliaire doit : 

    • S’ASSURER que les informations concernant la chute et la collecte de données sont transmises à un professionnel habilité à évaluer sur place ou à distance dans les meilleurs délais suivant la chute;
    • INFORMER la personne ou son répondant et les membres de l’équipe de soins, des manifestations qui pourraient apparaître et des surveillances à effectuer;
    • CONSIGNER au dossier ses observations et données pertinentes et rédiger un rapport d’incident/accident.

     
    Tout établissement de santé devrait prévoir une politique et procédure devant être suivie par l’infirmière auxiliaire en situation de chute d'une personne.

    Afin d’en savoir davantage, nous vous invitons à consulter le Guide d’intervention de l’infirmière auxiliaire lors de chutes.

  • 05. L’infirmière auxiliaire peut-elle décider de relever ou non une personne ayant chuté ?

    Oui,

    Selon le contexte, l’infirmière auxiliaire peut décider de relever ou non une personne ayant chuté en engageant sa responsabilité professionnelle. Dans tous les cas, l’état de la personne nécessite une évaluation par un professionnel habilité à le faire soit l’infirmière, le médecin, l’ergothérapeute et le physiothérapeute, et ce, dans les meilleurs délais suivant la chute.

    L’infirmière auxiliaire a également un rôle à jouer auprès de ses collègues de l’équipe de soins. En effet, elle transmet les informations relatives à la personne lors « des rapports de relève ou interservices, de rencontres formelles [et] d’échanges informels », et ce, dans un souci de suivi de l’état de la personne qui a chuté. La rédaction de notes d’évolution au dossier médical, de rapports interservices ou même de déclarations d’incident ou d’accident doit comporter une information juste, claire et pertinente.
    L’article 17 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires prévoit que :
    « Le membre ne doit pas, au regard du dossier d’un patient ou de tout rapport, registre, dossier de recherche ou autre document lié à la profession :
    […]

    4° omettre d’y inscrire les informations nécessaires ».

    L’infirmière auxiliaire démontre ainsi du leadership et contribue à sensibiliser ses collègues au phénomène des chutes. Elle peut également leur offrir du mentorat pour le dépistage et la contribution à l’évaluation des aînés à risque de chute. L’infirmière auxiliaire est en première ligne pour contribuer au dépistage, à l’intervention et à la prévention des chutes auprès des personnes dans tous les milieux de soins.

    Afin d’en savoir davantage, nous vous invitons à consulter le Guide d’intervention de l’infirmière auxiliaire lors de chutes.

  • 06. L’infirmière auxiliaire peut-elle contribuer au dépistage des chutes ?

    Oui, l’infirmière auxiliaire contribue de façon significative au dépistage des chutes en recueillant un ensemble de données et en les transmettant à un professionnel habilité à évaluer soit l’infirmière, le médecin, l’ergothérapeute et le physiothérapeute.

    Le dépistage des personnes à risque de chute est un élément clé de la prévention des chutes. En effet, beaucoup de chutes sont prévisibles et peuvent être évitées[1]. L’infirmière auxiliaire, dans le cadre de la contribution à l’évaluation, fournit les informations importantes au professionnel habilité à effectuer une évaluation approfondie pour déterminer les possibles facteurs de risque de chute.
    Le dépistage du risque de chute ne requiert donc pas un questionnaire exhaustif. Le questionnaire complet et l’examen clinique doivent être réalisés après le signalement d’une chute, afin d’en identifier la cause[2].
    L’infirmière auxiliaire peut notamment recueillir les informations suivantes[3]  :

    • Les antécédents de chute au cours de la dernière année;
    • Les troubles de démarche, d’équilibre et/ou de mobilité à l’aide du test de la marche talon-orteils par exemple;
    • La présence de médicament potentiellement inapproprié au profil pharmacologique de la personne;
    • Les antécédents pertinents (ex. : dégénérescence maculaire liée à l’âge, cataractes, hypotension, parkinson, trouble de mobilité);
    • L’utilisation adéquate ou non d’un accessoire de marche le cas échéant;
    • Toute autre information qu’elle juge pertinente selon son jugement clinique (ex. : douleur, perte d’autonomie, signes de déshydratation).

    Par la suite, des stratégies de prévention peuvent être mises en place en collaboration avec les professionnels habilités à évaluer impliqués au dossier selon les facteurs de risques et les causes. Ainsi, cela peut nécessiter que le profil pharmacologique soit révisé, que l’environnement soit adapté et/ou que la personne fasse de la réadaptation ou de l’activité physique selon les recommandations des professionnels habilités à évaluer.

    Afin d’en savoir davantage, nous vous invitons à consulter le Guide d’intervention de l’infirmière auxiliaire lors de chutes.

    .

    SOURCES: 

    [1] REGISTERED NURSE’S ASSOCIATION OF ONTARIO (RNAO). Empêcher les chutes et réduire les blessures associées, 2017.
    [2] GILLAIN, S., et autres. Les chutes chez la personne âgée, Revue Médicale de Liège, 69, pp. 258-264, 2014.
    [3] AVIN, K. G., et autres. ˝Management of Falls in Community-dwelling Older Adults: A Clinical Guidance Statement from the Academy of Geriatric Physical Therapy of the American Physical Therapy Associationˮ, Physical Therapy, 95(6), pp. 815-834. doi:10.2522/ptj.20140415, 2015.

  • 07. L’infirmière auxiliaire peut-elle contribuer à la mise en place des stratégies de prévention des chutes ?

    Oui, l’infirmière auxiliaire peut et doit contribuer à la mise en place des stratégies de prévention des chutes. En effet, comme elle est en contact avec les personnes à risque, elle peut recueillir les informations pertinentes au dépistage et les transmettre aux professionnels habilités à évaluer, soit l’infirmière, le médecin, l’ergothérapeute et le physiothérapeute. 

    Les interventions sur l’environnement, la revue du profil pharmacologique, la mise en place d’outils technologiques et les exercices physiques permettent de réduire le nombre de chutes, mais n’ont toutefois pas d’incidence sur le risque ni sur les conséquences de ces chutes.
    L’environnement de la personne doit être évalué et adapté selon les risques identifiés. Il importe d’adopter des stratégies propres à chaque aîné et, au besoin, de recourir à une équipe multidisciplinaire.

    Comme mentionné précédemment, les stratégies de prévention des chutes doivent être personnalisées selon l’évaluation des causes possibles de la chute réalisée par un professionnel habilité à le faire. Cependant, certaines interventions plus générales peuvent être exécutées par l’infirmière auxiliaire. Au besoin, elle peut se référer à un professionnel habilité à évaluer. En voici des exemples :

    • Demander une révision du profil pharmacologique à l’infirmière, pharmacien ou au médecin;
    • Demander une évaluation plus approfondie lors de chutes récurrentes par une équipe multidisciplinaire, y compris un ergothérapeute ou un physiothérapeute;
    • Encourager la personne à se mobiliser et lui enseigner les déplacements sécuritaires;
    • S’assurer que la personne porte ses lunettes, le cas échéant;
    • S’assurer que la personne porte des chaussures adaptées, en bon état;
    • S’assurer que la personne utilise son accessoire de marche;
    • S’assurer que les espaces pour circuler sont dégagés;
    • S’assurer qu’il y a un éclairage adéquat lors des déplacements des personnes;
    • S’assurer qu’il n’y a pas de tapis non fixés, de surfaces mouillées, etc.

     
    Afin d’en savoir davantage, nous vous invitons à consulter le Guide d’intervention de l’infirmière auxiliaire lors de chutes.

  • 08. Quelle est la fréquence des suivis postchute ?

    La fréquence des suivis dépend du fait qu’il y a eu impact crânien ou non. Cependant, il faut bien sûr faire preuve de jugement clinique et, au besoin, augmenter la fréquence des suivis et se référer à un professionnel habilité à évaluer soit l’infirmière, le médecin, l’ergothérapeute et le physiothérapeute.


    Chute sans impact crânien:

    La mesure des signes vitaux et signes neurologiques (si pertinence il y a) est effectuée :

    • dès que la chute est constatée;
    • 15 à 30 minutes après la chute;
    • aux 8 heures pendant 24 heures;
    • 48 heures postchute.


    Chute avec impact crânien:

    Si les premiers résultats des signes vitaux et signes neurologiques sont anormaux, effectuer un contrôle de ceux-ci aux 15 minutes et en aviser le professionnel habilité à évaluer sur place ou à distance.  

    Si les premiers résultats sont normaux, prendre les signes vitaux et signes neurologiques :

    • aux 15 minutes la première heure;
    • une heure plus tard;
    • aux 2 heures pendant 4 heures;
    • aux 4 heures pendant les 24 heures suivantes;
    • 48 heures postchute.


    Pour tous les autres paramètres, prendre les signes vitaux aux 8 heures pendant 24 heures, puis à 48 heures postchute.
    En plus de la prise des signes vitaux et signes neurologiques (si requis), l’infirmière auxiliaire doit documenter au dossier médical ou sur la feuille prévue à cet effet s’il y a lieu les éléments suivants : la douleur, la mobilité des membres, l’apparition d’ecchymoses ou d’hématomes, un œdème, des rougeurs nouvelles, un changement de l’état mental, de l’autonomie fonctionnelle ou du comportement. L’infirmière auxiliaire doit également documenter la présence de nausées, de vomissements ou de céphalées s’il y a eu possibilité d’un impact crânien.

    Advenant le cas où l’un de ses signes apparaîtrait ou qu’il y ait un changement, l’infirmière auxiliaire doit faire appel à un professionnel habilité à évaluer sur place ou à distance selon son jugement clinique.

    Afin d’en savoir davantage, nous vous invitons à consulter le Guide d’intervention de l’infirmière auxiliaire lors de chutes.

     

  • 09. L’infirmière auxiliaire peut-elle mesurer l’indice de pression tibio-brachial ?

    Oui, elle peut le faire puisque l’article 37 p) du Code des professions lui permet de contribuer à l’évaluation de l’état de santé d’une personne. 

    Tel que défini par Les méthodes de soins informatisées (MSI) la mesure d’indice tibio-brachial est :

    « Un examen non invasif permettant de mesurer le ratio entre la plus haute pression systolique du bras et la plus haute pression systolique de la cheville. »
     
    En effectuant cet examen, l’infirmière auxiliaire respecte le champ de compétence B : Contribution à l’évaluation de l’état de santé de la personne, au point 4 : Recueillir et analyser l’information, comme cité dans le Profil des compétences de l'infirmière et de l'infirmier auxiliaire.

    L’infirmière auxiliaire doit avoir les connaissances et les compétences pour effectuer cet examen. 

  • 10. Quelles sont les obligations de l’infirmière auxiliaire en lien avec les niveaux d’intervention médicale (NIM) ?

    Rappelons que l’infirmière auxiliaire joue un rôle essentiel dans la collaboration à l’évaluation. En tout temps, l’infirmière auxiliaire utilise son jugement professionnel pour recueillir des données, observer les manifestations cliniques objectives et subjectives, et relier ses observations à l’état de la personne et aux pathologies. Elle analyse ainsi l’information afin de contribuer, avec les autres membres de l’équipe interdisciplinaire, à évaluer l’état de santé de la personne et à réaliser le plan de soins.

    Elle joue un rôle essentiel dans l’équipe de soins en partageant ses connaissances, ses compétences et sa volonté de se dépasser pour offrir le meilleur à la personne soignée.

    La détermination même du NIM est une responsabilité qui relève du médecin, c’est-à-dire que dans le cadre de ses responsabilités médicales, celui-ci se doit de signer le formulaire du niveau de soins à la suite de son évaluation médicale et de discuter avec la personne et/ou ses proches.

    Rappelons qu’avec la contribution de l’infirmière auxiliaire à l’évaluation, elle pourrait être appelée à :

    • Participer à la discussion conjointement avec le médecin, notamment en rapportant des faits objectifs ou en émettant son opinion;
    • Vérifier auprès de la personne et de ses proches qu’ils comprennent la discussion qu’ils ont eue avec le médecin et qu’ils sont conscients des répercussions de chacune des différentes options proposées;
    • Signaler, dès que possible, toute situation qui pourrait mener le médecin à vouloir modifier un niveau de soins ou à le remettre en question;
    • Participer aux échanges interdisciplinaires en lien avec le partage d’information sur l’évolution clinique;
    • Communiquer, au besoin, le niveau de soins au médecin de garde.

    Rappelons également que l’infirmière auxiliaire a l’obligation d'effectuer sans délai les manœuvres de RCR, à moins que la personne ait manifesté son refus d’être réanimée et qu’il n’y ait aucune ambiguïté quant à ce refus. Comme la personne a le droit en tout temps de changer d’avis, il est très important que l’équipe de soins soit attentive aux volontés qu’elle a exprimées et que celles-ci soient consignées clairement à son dossier, que ce soit, notamment, à l’aide de directives médicales anticipées (DMA), du mandat en prévision de l’inaptitude, d’une ordonnance de non-réanimation, de niveaux d’intervention médicale ou de niveaux de soins.

    Ces renseignements devront par la suite être communiqués au médecin pour qu’il puisse discuter de nouveau avec la personne et, ainsi, signer la mise à jour du formulaire de NIM.

    Pour davantage d’information à ce sujet, nous référons le lecteur aux publications suivantes :

    1. Guide « Les niveaux de soins : Normes et standards de qualité » (INESS, 01-2016) et Guide d’utilisation du formulaire harmonisé « Niveaux de soins et réanimation cardiorespiratoire » https://www.inesss.qc.ca/nc/pu...
    2. Fiche « Qui peut inscrire le niveau d’intervention médicale au dossier du patient? » (CMQ, màj 04 -2017) http://www.cmq.org/pdf/banque-... ainsi que le document « Le profil des compétences de l'infirmière et de l'infirmier auxiliaire » publié par l’Ordre des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec (2018).
  • 11. L’infirmière auxiliaire peut-elle initier une ordonnance collective ?

    Oui, selon l’article 37p) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire « contribue à l’évaluation de l’état de santé de la personne ». Bien que le rôle de l’infirmière auxiliaire dans l’évaluation en est un de contribution, elle est en mesure d’initier des ordonnances collectives si celles-ci sont élaborées en conformité avec son champ d’exercice. L’ordonnance collective doit décrire les circonstances qui donneront lieu à son application. Par exemple, elle peut prévoir l’administration d’un analgésique en cas de douleur. L’infirmière auxiliaire a les compétences pour apprécier la douleur dans le cadre de sa contribution à l’évaluation et pourra ainsi décider d’initier l’ordonnance collective. 

    Il convient également de rappeler que l’ordonnance collective doit également prévoir :

    • les modalités de l’initiation;
    • les contre-indications;
    • les mécanismes de suivi auprès d’un professionnel habilité à évaluer les personnes symptomatiques ou à effectuer la surveillance des personnes.

     L’infirmière auxiliaire, par sa grande contribution en pharmacothérapie, connait les effets secondaires ainsi que les effets recherchés d’un médicament. Ainsi, l’infirmière auxiliaire peut administrer tout médicament via toutes les voies qui lui sont autorisées dans ses activités réservées.  

    Tel que mentionné dans le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire, elle « utilise son jugement clinique pour recueillir des données, observer des manifestions cliniques, objectives et subjectives, et relier ses observations à l’état de la personne et aux pathologies ».

    En tout temps, l’infirmière auxiliaire doit respecter, notamment, l’article 14 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec :

    « Le membre doit être diligent lors de l’administration d’un médicament ou d’une substance.
    À cette fin, il doit notamment avoir une connaissance suffisante du médicament ou de la substance et respecter les principes et méthodes concernant son administration ».

    Nous vous invitons à consulter l’avis conjoint sur le rôle de l’infirmière auxiliaire en lien avec les ordonnances collectives.

  • 12. L’infirmière auxiliaire peut-elle initier l’application d'une mesure de précaution additionnelle ?

    Oui, selon l’article 37 p) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire « contribue à l’évaluation de l’état de santé de la personne ».

    La mise en place d’un protocole de prévention et contrôle des infections (PCI) ne découle d’aucune activité réservée ou autorisée. Elle ne présente aucun risque de préjudice pour la population; au contraire, l’initiation rapide d’un tel protocole constitue une mesure préventive fortement encouragée.
    Bien que l’organisation du travail permette parfois de bénéficier de l’expertise des services spécialisés en PCI, il n’est pas nécessaire d’attendre la décision de cet expert afin de mettre en place un protocole de PCI.
    Tout professionnel de la santé, incluant l’infirmière auxiliaire, peut mettre en place un protocole de PCI s’il détermine, à la suite de ses observations, qu’il est approprié de le faire.

    Toutefois, à la suite de la mise en place de ce protocole, un suivi rapide doit être effectué auprès des services spécialisés en PCI. Il est donc suggéré, pour fins d’efficacité, que les règles de soins infirmiers (RSI) prévoient :

    • les conditions préalables requises à la mise en place du protocole ;
    • l’encadrement nécessaire.

    Tel que mentionné dans le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire, elle « utilise son jugement clinique pour recueillir des données, observer des manifestions cliniques, objectives et subjectives, et relier ses observations à l’état de la personne et aux pathologies ».
    En tout temps l’infirmière auxiliaire doit respecter, notamment, l’article 2 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires : « Le membre doit protéger et promouvoir la santé et le bien-être des personnes qu’il soigne, tant sur le plan individuel que collectif ».

    Nous vous invitons à consulter l’avis conjoint sur le rôle de l’infirmière auxiliaire dans la mise en place d’un protocole de prévention et contrôle des infections.

  • 13. Est-ce que l’infirmière auxiliaire peut signer la feuille de suivi de la plaie initiée par l’infirmière ?

    Oui, l’article 37 p) du Code des professions mentionne que l’infirmière auxiliaire peut « contribuer à l’évaluation de l’état de santé d’une personne et à la réalisation du plan de soins, prodiguer des soins et des traitements infirmiers et médicaux dans le but de maintenir la santé, de la rétablir et de prévenir la maladie et fournir des soins palliatifs ».
    Selon le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaires, elle : « observe avec vigilance, mesure avec précision des signes et symptômes », « utilise des échelles de mesure (Braden, Morse) et remplit le questionnaire/document avec attention », « consigne des informations précises, claires et complètes et respecte les normes de rédaction des notes d’évolution ».

    L’infirmière auxiliaire analyse ainsi l’information afin de contribuer, avec les autres membres de l’équipe interdisciplinaire, à évaluer l’état de santé de la personne et à réaliser le plan de soins et de traitement d’une plaie. Elle anticipe les problèmes potentiels et suggère des interventions en s’appuyant sur son jugement clinique.

    Après l’évaluation initiale de l’infirmière, l’infirmière auxiliaire inscrit ses observations dans le document comportant des éléments de surveillance ou d’observation de la plaie tels que : dimension, bordure, exsudat, odeur, signes d’infection de la plaie et tous les changements susceptibles de se produire lorsqu’il y a altération de la peau et des téguments.

    L’infirmière auxiliaire rédige ensuite une note d’évolution pour les informations qui ne sont pas incluses à la feuille de suivi de plaie. Le Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires mentionne :
    « Le membre ne doit pas, au regard du dossier d’un patient ou de tout rapport, registre, dossier de recherche ou autre document lié à la profession :

    1°   les falsifier, notamment en y altérant des notes déjà inscrites ou en y insérant des notes sous une fausse signature;
    2°   fabriquer de faux dossiers, rapports, registres ou documents;
    3°   y inscrire de fausses informations;
    4°   omettre d’y inscrire les informations nécessaires. »

    Toute intervention réalisée auprès de la personne doit être notée, sinon elle est considérée comme n’ayant jamais été faite. Chacune des techniques de soin doit obligatoirement trouver :

    • la date et l’heure;
    • les soins administrés à la personne;
    • les informations transmises à la personne et les enseignements qui lui sont faits;
    • les réactions et la réponse au traitement;
    • le résultat des interventions;
    • la signature et le titre.
  • 14. L’infirmière auxiliaire peut-elle faire un test de l’équilibre de Berg ?

    Oui, selon l’article 37.1 (5°), par. d) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire peut « observer l’état de conscience d’une personne et surveiller les signes neurologiques ».

    Selon l’article 37 p) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire « contribue à l’évaluation de l’état de santé d’une personne et à la réalisation du plan de soins, prodigue des soins et des traitements infirmiers et médicaux dans le but de maintenir la santé, de la rétablir et de prévenir la maladie et fournir des soins palliatifs ».
    À titre d’exemple, l’infirmière auxiliaire peut contribuer à l’examen de la fonction motrice, comme celui de la marche et de l’équilibre. Le test d’équilibre de Berg permet de dépister les personnes à risque de chute en mesurant deux types d’équilibre, soit :

    • l’équilibre statique (debout sans mouvement des pieds);
    • l’équilibre dynamique (se lever et s’asseoir).

    Composé de 14 épreuves, il a l’avantage d’être sécuritaire pour les personnes évaluées et le formulaire d’échelle de Berg comprend toutes les informations pertinentes à sa réalisation. Selon la cotation, sur une échelle de 0 à 4, le score global peut être utilisé pour orienter la personne vers une évaluation en physiothérapie (pour un accessoire d’aide à la marche), un programme d’exercice adapté ou des interventions multifactorielles.

    Toutefois, avant d’effectuer un examen, elle doit s’assurer d’avoir les connaissances et les compétences requises pour le faire. Comme mentionné dans le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire, « elle analyse et utilise son jugement clinique pour : procéder à une collecte de données ; observer les manifestations cliniques, objectives et subjectives ; analyser et transmettre ses observations au professionnel concerné » et « consigne l’information nécessaire relative à la personne dans les bons documents ».

  • 15. L’infirmière auxiliaire peut-elle faire l’enseignement de départ aux patients à la suite d’un congé médical ?

    Oui, en exerçant son rôle en matière d’éducation et d’information en lien avec son champ d’exercice, elle respecte l’article 39.4 du Code des professions :

    « L’information, la promotion de la santé, la prévention de la maladie, des accidents et des problèmes sociaux auprès des individus, des familles et des collectivités sont comprises dans le champ d’exercice du membre d’un ordre dans la mesure où elles sont reliées à ses activités professionnelles. »

    En référence au Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire, « elle analyse ainsi l’information afin de contribuer, avec les autres membres de l’équipe interdisciplinaire à évaluer l’état de santé de la personne et à réaliser le plan de soins. »  

    Dans l’ensemble de la démarche de soins, l’infirmière auxiliaire détermine les actions qui relèvent de sa responsabilité professionnelle.

    Le  Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire mentionne aussi qu’elle peut :

    « Transmettre des informations en matière de soins, de santé et de services sociaux reliées à ses activités professionnelles. L’infirmière auxiliaire fournit des informations précises, pertinentes, claires et complètes :

    • Amène la personne à jouer un rôle actif dans sa santé et à adopter de saines habitudes de vie;
    • Transmet une information qui s’appuie sur des sources de références de qualité;
    • Explique à la personne et aux proches : le fonctionnement d’un appareil à utiliser à la maison, les raisons de l’application des mesures de prévention et de contrôle des infections, les indications et les effets secondaires d’un médicament, le déroulement des soins et les précautions qui s’y rapportent;
    • Avise la personne de tout changement dans son état de santé ».

    Lorsque l’infirmière auxiliaire contribue à l’évaluation des critères de départ en vue du congé, elle s’assure de remettre la documentation au patient et fournir les informations relatives au congé. Elle effectue une note de départ au dossier, ex : conditions de départ (quitte sur pieds, quitte accompagné, etc.).

    La rédaction des notes d’évolution au dossier médical d’une personne soulève plusieurs questions d’ordre légal et professionnel. L’infirmière auxiliaire doit donc y porter une attention toute particulière dans le cadre de sa pratique. Les notes d’évolution qu’elle inscrit au dossier constituent le reflet de sa compétence professionnelle et de la qualité des soins qu’elle dispense aux personnes. Par ailleurs, l’infirmière auxiliaire doit toujours inscrire son titre professionnel à la suite de sa signature et, à cet égard, l’OIIAQ recommande à ses membres l’utilisation de l’abréviation « inf. aux. ».

    En vertu de l’article 17 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires, l’infirmière auxiliaire a l’obligation de rédiger elle-même les notes d'évolution dans le dossier de la personne dont elle a la responsabilité. Cette obligation s’impose dans toutes les circonstances, incluant les cas où les dossiers des personnes sont informatisés. Enfin, l’infirmière auxiliaire est liée par une obligation de confidentialité à l’égard de toutes les informations consignées au dossier de la personne, et ce, notamment en vertu des articles 48 à 50 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires.

  • 16. L’infirmière auxiliaire peut-elle faire passer un test d’acuité visuelle Snellen ?

    Oui, selon l’article 37 p) du Code des professions l’infirmière auxiliaire peut « contribuer à l’évaluation de l’état de santé d’une personne et à la réalisation du plan de soins, prodiguer des soins et des traitements infirmiers et médicaux dans le but de maintenir la santé, de la rétablir et de prévenir la maladie et fournir des soins palliatifs. » 

    Dans sa contribution à l’évaluation, l’infirmière auxiliaire observe avec vigilance et mesure avec précision, comme mentionne le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire :

    « En tout temps, l’infirmière auxiliaire utilise son jugement clinique pour recueillir des données, observer les manifestations cliniques (objectives et subjectives) et relier ses observations à l’état de la personne et aux pathologies. », et elle : « Utilise adéquatement les échelles de mesure ».

    L’infirmière auxiliaire doit avoir les connaissances pour faire cette activité, en référence à l’article 3 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires : « Le membre doit exercer sa profession selon les normes de pratique généralement reconnues. À cette fin, il doit mettre à jour ses connaissances et perfectionner ses aptitudes et habiletés. »

    Le tableau de Snellen est utilisé pour mesurer l'acuité visuelle. Ce tableau est l'invention de l'ophtalmologiste hollandais Herman Snellen, qui a développé le tableau en 1862. 

    Le tableau se compose de lettres de tailles variées et est organisé du plus grand en haut au plus petit au bas. Les lettres sont lues, un œil à la fois, à une distance de 6 mètres

  • 17. L’infirmière auxiliaire peut-elle effectuer la prise du cœur fœtal à l’aide d’un foetoscope ?

    Oui,  selon l’article 37 p) du Code des professions l’infirmière auxiliaire peut « contribuer à l’évaluation de l’état de santé d’une personne et à la réalisation du plan de soins, prodiguer des soins et des traitements infirmiers et médicaux dans le but de maintenir la santé, de la rétablir et de prévenir la maladie et fournir des soins palliatifs. » 

    Vous pouvez consulter les activités professionnelles aux service mère-enfant, obstétrique et néonatologie.

    L’infirmière auxiliaire, par son champ d’exercice et dans son rôle de contribution à l’évaluation de l’état de santé de la personne, peut mesurer et observer des signes et symptômes et collaborer avec différents intervenants, notamment pendant la grossesse. D’ailleurs, le Profil des compétences de l'infirmière et de l'infirmier auxiliaire mentionne :
    « En tout temps, l’infirmière auxiliaire utilise son jugement clinique pour recueillir des données, observer les manifestations cliniques (objectives et subjectives) et relier ses observations à l’état de la personne et aux pathologies. »

    Suite aux données que l’infirmière auxiliaire aura recueillies, par son jugement clinique elle agira rapidement au besoin.  Le Profil des compétences de l'infirmière et de l'infirmier auxiliaire mentionne que l’infirmière auxiliaire « avise rapidement le professionnel concerné d’une information urgente ou d’une situation anormale et rapporte rapidement à l’infirmière ou au médecin un changement dans l’état de la personne. » Ceci est également prévu à l’article 13 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires.

    Il est important de rappeler que l’infirmière auxiliaire doit avoir les connaissances et les compétences pour effectuer cette activité en référence à l’article 3 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires :

    « Le membre doit exercer sa profession selon les normes de pratique généralement reconnues. À cette fin, il doit mettre à jour ses connaissances et perfectionner ses aptitudes et habiletés. »

    La prise du cœur fœtal à l’aide d’un foetoscope a pour but :

    • D’évaluer l’activité cardiaque du fœtus;
    • De déterminer l’état de bien-être du fœtus durant la grossesse, le travail et l’accouchement;
    • De détecter une anomalie du rythme cardiaque du fœtus.

    Les résultats normaux pour le cœur fœtal (CF) sont de 110 à 160 battements par minute (BPM).
    La surveillance fœtale peut se faire par auscultation intermittente (AI) ou monitorage fœtal électronique (MFÉ). L’AI associée à la palpation de l’utérus est la méthode recommandée de surveillance fœtale pendant le travail spontané dans le cas d’une grossesse normale de plus de 36 semaines chez une femme en santé avec absence de facteurs de risque.

    L’auscultation intermittente (AI) est une technique de surveillance auditive nécessitant un stéthoscope ou un fœtoscope (Doppler); elle permet de compter les battements cardiaques fœtaux à intervalles déterminés.

    À cette fin, nous vous invitons à consulter les Méthodes de soins informatisées (MSI).

  • 18. L’infirmière auxiliaire peut-elle prendre les mesures pour l’installation des bas médicaux de compression ?

    Oui, le Code des professions mentionne à l’article 37 p) que l’infirmière auxiliaire peut « contribuer à l’évaluation de l’état de santé d’une personne et à la réalisation du plan de soins, prodiguer des soins et des traitements infirmiers et médicaux dans le but de maintenir la santé, de la rétablir et de prévenir la maladie et fournir des soins palliatifs ».

    Le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire réfère également à cette activité : « Recueillir et analyser l’information, utilise adéquatement les appareils de mesure », « Est à l’affut des indices d’une situation anormale, connait les activités de suivi nécessaire à l’état de la personne. »

    Par ailleurs, l’infirmière auxiliaire doit avoir les connaissances et les compétences pour effectuer un soin tel qu’exigé à l’article 3 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires: « Le membre doit exercer sa profession selon les normes de pratique généralement reconnues. À cette fin, il doit mettre à jour ses connaissances et perfectionner ses aptitudes et habiletés. »

    La thérapie compressive vise à neutraliser l’effet de l’hypertension veineuse en appliquant une pression extravasculaire égale à cet excès de pression, elle est dégressive de bas en haut. Après son évaluation, le médecin prescrira la compression adaptée à la personne.

    Les bas sont fabriqués avec diverses fibres qui offrent des degrés différents de compression. Ils peuvent être installés avec une assistance technique comme des gants ou un enfile-bas. La mesure des membres inférieurs doit être prise lorsque l’œdème est minimal, de bas en haut, et la peau doit être nue.

    Nous vous invitons à consulter les Méthodes de soins informatisées (MSI) pour effectuer cette technique.
    Les bas médicaux de compression sont indiqués notamment pour :

    • L’insuffisance veineuse aux membres inférieurs;
    • Le traitement post chirurgie des varices;
    • Une grossesse;
    • Une thrombose veineuse profonde;
    • Le lymphœdème.
  • 19. Une ordonnance est-elle nécessaire à l’infirmière auxiliaire pour prendre les signes neurologiques à la suite d’une chute ?

    Non, cette activité peut être exercée de façon autonome, c’est-à-dire que l’infirmière auxiliaire peut décider à la suite d’une situation telle qu’une chute ou un changement dans l’état de la personne, de prendre ses signes neurologiques. Elle peut aussi être exercée selon une ordonnance, un plan thérapeutique infirmier (PTI) ou un protocole.

    Selon l’article 37.1 (5°), par. d) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire peut « observer l’état de conscience d’une personne et surveiller les signes neurologiques ».

    Vous pouvez consulter le Guide d’intervention de l’infirmière auxiliaire lors de chutes.

    L’infirmière auxiliaire doit connaître et comprendre les éléments à observer afin d’assurer une surveillance adéquate des signes neurologiques. De plus, elle analyse l’information afin de contribuer, avec les autres membres de l’équipe interdisciplinaire, à évaluer l’état de santé de la personne et à réaliser le plan de soin, comme le décrit le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire.

    L’infirmière auxiliaire se doit d’intervenir en situation d’urgence et détient l’entière responsabilité professionnelle pour l’ensemble des activités qu’elle est légalement habilitée à exercer.

    Les troubles neurologiques comprennent, entre autres :

    • l’épilepsie;
    • la maladie d’Alzheimer et autres démences;
    • les maladies cérébrales vasculaires, y compris l’accident vasculaire cérébral;
    • la migraine et autres céphalées;
    • la sclérose en plaques;
    • la maladie de Parkinson;
    • les traumatismes crâniens.
  • 20. Les outils de repérage psychométriques peuvent-ils être utilisés par l’infirmière auxiliaire ?

    Oui, selon l’article 37.1 (5°), par. d) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire peut « observer l’état de conscience d’une personne et surveiller les signes neurologiques ».

    Ces outils peuvent être utilisés par l’infirmière auxiliaire pour observer les signes, les paramètres et les réactions de tout type de clientèle et dans tous les milieux de soins. Cette activité est exercée selon une ordonnance, un plan thérapeutique infirmier (PTI), un protocole ou de façon autonome, c’est-à-dire que l’infirmière auxiliaire peut décider à la suite d’une situation telle qu’un changement dans l’état de la personne, d’effectuer ce type de tests de repérage.

    Les outils de repérage psychométriques permettent de valider la présence de trouble neurocognitif (TNC).

    Par la suite, l’infirmière auxiliaire analyse l’information et assure le suivi des données recueillies afin de contribuer, avec les autres membres de l’équipe, à évaluer l’état de santé de la personne, comme le stipule le Profil des compétences de l'infirmière et de l'infirmier auxiliaire.

    L’infirmière auxiliaire doit avoir les connaissances et les compétences requises pour exercer cette activité. Elle respecte ainsi ses obligations déontologiques en lien avec la compétence et la qualité des soins. Elle doit agir en collaboration avec un professionnel dont le champ d’exercice comprend l’évaluation de l’état de santé.
    L’évaluation clinique pour repérer les troubles cognitifs se fait à l’aide des outils de repérage psychométriques :

    • DRD : dépistage rapide la démence;
    • L’épreuve des cinq mots de Dubois;
    • Le MIS (Memory Impairement Screen) : quatre mots + horloge + rappel différé des mots;
    • Horloge.

    Plusieurs facteurs influencent le rendement et la performance de ces tests :

    • Niveau de scolarité;
    • État affectif;
    • Troubles de langage antérieurs (bégaiement);
    • Déficiences sensorielles non compensées (auditives, visuelles);
    • Prise de certains médicaments;
    • L’environnement dans lequel les tests sont effectués.

    Des outils plus complets tels que Folstein et MoCa sont aussi utilisés, mais nécessitent plus de temps. La notoriété du MMSE est, à l’échelle internationale, le test neuropsychologique le plus utilisé dans le processus de repérage rapide des troubles neurocognitifs.

  • 21. Est-ce que l'infirmière auxiliaire peut documenter le questionnaire pré vaccination ?

    Oui, selon l’article 37.1 (5°), par. g) du Code des professions,  l’infirmière auxiliaire peut « contribuer à la vaccination dans le cadre d’une activité découlant de l’application de la loi sur la santé publique ».

    Le Protocole d’immunisation du Québec (PIQ) mentionne que l’infirmière auxiliaire « contribue, au besoin, à la collecte de l’information pré vaccination à l’aide d’un questionnaire spécialement conçu à cet effet ».

    Lorsque l’infirmière auxiliaire effectue une collecte de données, une bonne communication avec la personne est importante. Elle doit être à l’écoute, répondre aux questions et offrir des informations justes sur la maladie et sur la vaccination en s’adaptant selon les connaissances de la personne. Des informations écrites à portée de main, notamment une feuille d’informations ou un dépliant, peuvent appuyer l’information transmise. L’objectif étant d’obtenir un consentement libre et éclairé, la décision finale revient à la personne ou à son représentant légal. Il est important de respecter le choix de la personne et de demeurer disponible pour des questions additionnelles. D’ailleurs le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire mentionne que l’infirmière auxiliaire « s’assure d’obtenir, en tout temps, le consentement libre et éclairé́ de la personne », « adapte l’information à la personne et aux proches » et « vérifie la compréhension de la personne, ou du proche, après avoir transmis l’information ». 

    Le consentement libre est obtenu sans aucune forme de pression, de menace ou de contrainte. Il ne doit pas être obtenu lorsque les facultés de la personne ou de son représentant légal sont affaiblies, notamment par l’alcool, des sédatifs ou toute autre drogue.

    Le consentement éclairé est obtenu après que l’information a été transmise à la personne ou à son représentant légal et que cette information a été comprise. Pour ce faire, la personne ou son représentant légal doit connaître les avantages et les risques. Les explications doivent être transmises dans un langage simple et compréhensible.

    Le consentement doit être consigné au dossier, qu’il ait été obtenu par écrit ou verbalement.

  • 22. L’infirmière auxiliaire peut-elle participer à la réanimation néonatale (NRP) au bloc opératoire ?

    Oui, selon l’article 37 p) du Code des professions l’infirmière auxiliaire peut « contribuer à l’évaluation de l’état de santé d’une personne et à la réalisation du plan de soins, prodiguer des soins et des traitements infirmiers et médicaux dans le but de maintenir la santé, de la rétablir et de prévenir la maladie et fournir des soins palliatifs ». 

    En tout temps, l’infirmière auxiliaire utilise son jugement professionnel pour recueillir des données, observer les manifestations cliniques objectives et subjectives, et relier ses observations à l’état de la personne et aux pathologies. Elle analyse ainsi l’information afin de contribuer, avec les autres membres de l’équipe interdisciplinaire, à évaluer l’état de santé de la personne et à réaliser le plan de soins.

    La Société canadienne de pédiatrie offre un programme de réanimation néonatale (NRP) qui présente les concepts et les compétences de la réanimation néonatale. Il s’adresse aux individus et aux équipes qui peuvent être tenus de réanimer des nouveau-nés. 

    À titre d’exemple, lors d’une réanimation néonatale au bloc opératoire, l’infirmière auxiliaire peut :

    • installer une saturométrie et un système de distribution d’oxygénothérapie;
    • aspirer les sécrétions orogastriques;
    • installer un monitoring ECG;
    • préparer la médication par voie vasculaire;
    • prendre les notes de réanimation.

    À cet effet, les articles 3 et 7 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires exigent que :
    « 3. Le membre doit exercer sa profession selon les normes de pratique généralement reconnues. À cette fin, il doit mettre à jour ses connaissances et perfectionner ses aptitudes et habiletés.
    […]
    7. Le membre doit viser au maintien de la vie, au soulagement de la souffrance, au traitement de la maladie et à la promotion de la santé. »

    Par ailleurs, le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire mentionne que l’infirmière auxiliaire « collabore avec les différents intervenants à la détermination des besoins de la personne et à la planification des soins, des interventions et des services ».

    Afin d’en apprendre davantage sur le champ d’exercice de l’infirmière auxiliaire, nous vous invitons à consulter les documents suivants : Les activités professionnelles de l’infirmière auxiliaire mère-enfant, obstétrique et néonatologie et L'infirmière auxiliaire au bloc opératoire.

  • 23. L’infirmière auxiliaire peut-elle effectuer un bilan urodynamique ?

    Oui, selon l’article 37 p) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire « contribue à l’évaluation de l’état de santé d’une personne et à la réalisation du plan de soins, prodigue des soins et des traitements infirmiers et médicaux dans le but de maintenir la santé, de la rétablir et de prévenir la maladie et fournit des soins palliatifs ».

    Le bilan urodynamique permet d’évaluer le fonctionnement de la vessie et de son sphincter. L’infirmière auxiliaire contribue à cette évaluation en utilisant certains appareils comme le débitmètre urinaire et l’électromyélogramme.
    Le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire mentionne que celle-ci « utilise adéquatement les appareils de mesure » et  « utilise adéquatement les échelles de mesure ». 

    Elle utilise son jugement clinique pour recueillir des données, observer les manifestations cliniques objectives et subjectives et relier ses observations à l’état de la personne et aux pathologies. Elle analyse ainsi l’information afin de contribuer, avec les autres membres de l’équipe interdisciplinaire, à évaluer l’état de santé de la personne et à réaliser le plan de soins.
    Dans certains cas, l’examen peut demander l’insertion d’un cathéter urinaire ou d’une sonde rectale. Nous pouvons alors relier l’activité décrite à l’article 37.1 (5°), par. h) du Code des professions, soit « Introduire un instrument ou un doigt, selon une ordonnance, au-delà du vestibule nasal, des grandes lèvres, du méat urinaire ou de la marge de l’anus ou dans une ouverture artificielle du corps humain ».

     De plus, l’infirmière auxiliaire doit s’assurer d’avoir les connaissances et les compétences nécessaires pour exercer les activités professionnelles qui lui sont réservées ou autorisées, comme l’exige l’article 3 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires : « Le membre doit exercer sa profession selon les normes de pratique généralement reconnues. À cette fin, il doit mettre à jour ses connaissances et perfectionner ses aptitudes et habiletés. »

     Afin d’en apprendre davantage sur le champ d’exercice de l’infirmière auxiliaire, nous vous invitons à consulter le document Les activités professionnelles de l’infirmière auxiliaire.

  • 24. L’infirmière auxiliaire peut-elle vérifier la pression du ballonnet interne d'une canule trachéale et ajuster au besoin le volume ?

    Oui, selon l’article 37 p) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire « contribue à l’évaluation de l’état de santé d’une personne et à la réalisation du plan de soins, prodigue des soins et des traitements infirmiers et médicaux dans le but de maintenir la santé, de la rétablir et de prévenir la maladie et fournit des soins palliatifs ».

    Selon un plan thérapeutique infirmier (PTI), ou un plan de soins thérapeutiques, une politique ou procédure d’établissement, elle peut effectuer :

    • l’aspiration de la trachéostomie;
    • le changement du pansement;
    • la surveillance de l’intégrité du ballonnet;
    • la vérification et l’ajustement de la pression au besoin.

    Elle utilise son jugement clinique pour recueillir des données, observer les manifestations cliniques objectives et subjectives et relier ses observations à l’état de la personne et aux pathologies. Elle analyse ainsi l’information afin de contribuer, avec les autres membres de l’équipe interdisciplinaire, à évaluer l’état de santé de la personne et à réaliser le plan de soins.
    À cet effet, le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire mentionne que l’infirmière auxiliaire « est à l’affût des indices d’une situation anormale :

    • Connaît les activités de suivi nécessaire à l’état de la personne 
    • Anticipe les problèmes potentiels
    • Fait des visites fréquentes ».

    À certaines étapes de la procédure, une évaluation peut s’avérer nécessaire. L’infirmière auxiliaire se doit alors de communiquer avec un professionnel habileté à évaluer afin de recevoir des directives.

    De plus, elle doit s’assurer d’avoir les connaissances et les compétences nécessaires pour exercer les activités professionnelles qui lui sont réservées ou autorisées, tel que le stipule l’article 3 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires : « Le membre doit exercer sa profession selon les normes de pratique généralement reconnues. À cette fin, il doit mettre à jour ses connaissances et perfectionner ses aptitudes et habiletés. »

     Afin d’en apprendre davantage sur le champ d’exercice de l’infirmière auxiliaire, nous vous invitons à consulter le document Les activités professionnelles de l’infirmière auxiliaire.

  • 25. L’infirmière auxiliaire peut-elle procéder au compte chirurgical avec une autre infirmière auxiliaire ?

    Oui, selon l’article 37 p) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire « contribue à l’évaluation de l’état de santé d’une personne et à la réalisation du plan de soins, prodigue des soins et des traitements infirmiers et médicaux dans le but de maintenir la santé, de la rétablir et de prévenir la maladie et fournit des soins palliatifs ».

    Les lignes directrices relatives aux soins infirmiers périopératoires offrent un cadre de référence aux établissements de santé, qui peuvent s’en inspirer et les adapter pour répondre à leurs propres besoins, et ce, en fonction de l’organisation du travail qu’ils préconisent. Il faut mentionner qu'il n'existe aucune disposition dans les lois et règlements applicables interdisant à l’infirmière auxiliaire de procéder au compte chirurgical avec une autre infirmière auxiliaire.

    Chaque établissement de santé établit les politiques et procédures nécessaires pour assurer le compte chirurgical. Ces politiques et procédures peuvent permettre à une infirmière auxiliaire d’y procéder en toute légalité.

    Chaque membre du personnel infirmier périopératoire qui participe au compte chirurgical doit avoir son nom, sa signature, ses initiales et son titre d’emploi inscrits sur la feuille de compte. L’infirmière auxiliaire doit aviser le chirurgien sans délai lors d’un compte chirurgical inexact et appliquer la procédure prévue.
    D’ailleurs, le Profil des compétences de l'infirmière et de l'infirmier auxiliaire mentionne que l’infirmière auxiliaire peut « transmettre et recevoir les informations relatives à la personne lors : des rapports de relève ou interservices, de rencontres formelles, d'échanges informels ». Elle peut notamment rapporter à un professionnel une situation problématique afin de s’informer des actions à poser.

    Afin d’en savoir davantage sur le champ d'exercice de l’infirmière auxiliaire, nous vous invitons à consulter le document L'infirmière auxiliaire au bloc opératoire.

  • 26. L’infirmière auxiliaire peut-elle mesurer le débit expiratoire avec un débitmètre de pointe (Peak flow) ?

    Oui, selon l’article 37 p) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire « contribue à l’évaluation de l’état de santé d’une personne et à la réalisation du plan de soins, prodiguer des soins et des traitements infirmiers et médicaux dans le but de maintenir la santé, de la rétablir et de prévenir la maladie et fournit des soins palliatifs ». Elle utilise son jugement clinique pour recueillir des données, observer les manifestations cliniques, objectives et subjectives, et relier ses observations à l’état de la personne et aux pathologies. Elle analyse ainsi l’information afin de contribuer, avec les autres membres de l’équipe interdisciplinaire, à évaluer l’état de santé de la personne et à réaliser le plan de soins.

    L’infirmière auxiliaire peut utiliser un débitmètre de pointe (Peak flow) puisqu’aucune évaluation n’est requise lors de la prise de cette mesure, qui est considérée comme une collecte de données dans le cadre de la contribution à l’évaluation de l’infirmière auxiliaire. Par la suite, elle transmet les résultats à un professionnel habilité à évaluer, comme mentionné dans le Profil des compétences de l'infirmière et de l'infirmier auxiliaire : « Transmettre et recevoir les informations relatives à la personne lors : des rapports de relève ou interservices, de rencontres formelles, d'échanges informels. »
    Pour rappel, un débitmètre de pointe sert à mesurer la vitesse maximale du souffle et le volume expiratoire maximal lors d’une expiration forcée.

    La spirométrie, aussi appelée « test de la fonction respiratoire » ou « test de la fonction pulmonaire », est un test diagnostique qui nécessite une évaluation constante; c’est la raison pour laquelle elle doit être réalisée par un professionnel habilité tel qu’un inhalothérapeute. L’infirmière auxiliaire peut y collaborer.
    Afin d’en savoir davantage sur le champ d'exercice, nous vous invitons à consulter le document Les activités professionnelles de l’infirmière auxiliaire.

  • 27. L’infirmière auxiliaire peut-elle contribuer au traitement de stimulation magnétique transcrânienne répétitive et au traitement de l’électroconvulsivothérapie (ECT) ?

    Oui, l’infirmière auxiliaire peut contribuer à la Stimulation Magnétique Transcrânienne (SMTr) et au traitement de l’électroconvulsivothérapie (ECT).

    Selon l’article 37 p) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire « contribue à l’évaluation de l’état de santé d’une personne et à la réalisation du plan de soins, prodigue des soins et des traitements infirmiers et médicaux dans le but de maintenir la santé, de la rétablir et de prévenir la maladie et fournit des soins palliatifs ».
    La SMTr est utilisée notamment pour le traitement de la dépression. C’est une procédure qui influence l’activité électrique cérébrale par un champ magnétique pulsé qui cible des zones spécifiques du cerveau[1]. Les paramètres de stimulation (le nombre, la durée et l’intensité du stimulus) peuvent être ajustés par l’infirmière auxiliaire selon les directives du psychiatre sur place.
     
    L’ECT, également appelée « électrochocs », est un traitement médical utilisé entre autres pour plusieurs troubles mentaux.  Un courant électrique est envoyé pendant quelques secondes au cerveau à l’aide d’électrodes fixées à la tête du patient sous anesthésie générale. L’infirmière auxiliaire peut assister le médecin pour l’ECT, notamment pour l’installation des électrodes, la contribution à la thérapie intraveineuse et l’administration d’oxygène.
    Le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire mentionne que celle-ci « utilise adéquatement les appareils de mesure » et « utilise adéquatement les échelles de mesure ». 

    Elle utilise son jugement clinique pour recueillir des données, observer les manifestations cliniques objectives et subjectives et relier ses observations à l’état de la personne et aux pathologies. Elle analyse ainsi l’information afin de contribuer, avec les autres membres de l’équipe interdisciplinaire, à évaluer l’état de santé de la personne et à réaliser le plan de soins.
    De plus, l’infirmière auxiliaire doit s’assurer d’avoir les connaissances et les compétences nécessaires pour exercer les activités professionnelles qui lui sont réservées ou autorisées, comme l’exige l’article 3 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires : « Le membre doit exercer sa profession selon les normes de pratique généralement reconnues. À cette fin, il doit mettre à jour ses connaissances et perfectionner ses aptitudes et habiletés. »

    Afin d’en apprendre davantage sur le champ d’exercice de l’infirmière auxiliaire, nous vous invitons à consulter le document Les activités professionnelles de l’infirmière auxiliaire.

    [1] Centre universitaire de santé McGill. Qu’est-ce que la SMTr? [En ligne], c2021.

    https://cusm.ca/neuromodulatio...

  • 28. L’infirmière auxiliaire peut-elle effectuer des soins auprès de la mère et du nouveau-né dès la naissance ?

    Oui, l’infirmière auxiliaire peut effectuer des soins auprès de la mère et du nouveau-né dès la naissance.

    Selon l’article 37 p) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire « contribue à l’évaluation de l’état de santé d’une personne et à la réalisation du plan de soins, prodigue des soins et des traitements infirmiers et médicaux dans le but de maintenir la santé, de la rétablir et de prévenir la maladie et fournit des soins palliatifs ».
    L’infirmière auxiliaire apporte sa contribution auprès de tout type de clientèle et dans tous les milieux de soins. 

    À titre d’exemple, l’infirmière auxiliaire peut :

    • effectuer la surveillance utérine;
    • surveiller les signes vitaux;
    • surveiller les symptômes de prééclampsie post-partum;
    • enseigner les techniques d’allaitement;
    • surveiller la zone périurétrale;
    • surveiller les signes et symptômes de tachypnée transitoire du nouveau-né (TTNN);
    • aspirer les sécrétions;
    • observer le comportement, la coloration, le tirage, les trémulations;
    • administrer une injection de vitamine K par voie intramusculaire.

    L’infirmière auxiliaire utilise son jugement clinique pour recueillir des données, observer les manifestations cliniques, objectives et subjectives, et relier ses observations à l’état de la personne et aux pathologies. Elle analyse ainsi l’information afin de contribuer, avec les autres membres de l’équipe interdisciplinaire, à évaluer l’état de santé de la personne et à réaliser le plan de soins.

    L’infirmière et l’infirmière auxiliaire sont en constante collaboration de par leur champ d’exercice respectif. Chaque professionnelle contribue au maximum de ses compétences. D’ailleurs, le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire mentionne que l’infirmière auxiliaire « collabore avec les différents intervenants à la détermination des besoins de la personne et à la planification des soins, des interventions et des services ».
     
    L’infirmière auxiliaire doit s’assurer d’avoir les connaissances et les compétences nécessaires pour exercer les activités professionnelles qui lui sont réservées ou autorisées, comme l’exige l’article 3 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires : « Le membre doit exercer sa profession selon les normes de pratique généralement reconnues. À cette fin, il doit mettre à jour ses connaissances et perfectionner ses aptitudes et habiletés. »

    Afin d’en apprendre davantage sur le champ d’exercice de l’infirmière auxiliaire, nous vous invitons à consulter le document Les activités professionnelles de l’infirmière auxiliaire mère-enfant, obstétrique et néonatologie ainsi que la section Soins en pédiatrie et obstétrique de note Foire aux questions.

  • 29. L’infirmière auxiliaire peut-elle effectuer la prise du pouls apical à un nouveau-né ?

    Oui, la contribution à l’évaluation de l’infirmière auxiliaire n’est pas restreinte par la clientèle ou le milieu. Cependant, l’article 5 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires mentionne qu’elle doit avoir les connaissances et les compétences avant d’effectuer un soin :

    « Le membre doit, avant de fournir des services professionnels, tenir compte des limites de sa compétence et des moyens dont il dispose. Il doit en outre s’abstenir de garantir la guérison d’une maladie ou l’efficacité d’un traitement qu’il prodigue. »
    Le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire mentionne d’ailleurs que l’infirmière auxiliaire « fait preuve d’autonomie lorsqu’elle dispense des soins » et « utilise les Méthodes de soins informatisées (MSI) pour savoir comment appliquer une technique de soins ».
    Le champs de compétence de l’infirmière auxiliaire lui permet  de contribuer à l’évaluation de l’état de santé de la personne.  Elle doit, entre autres, observer et mesurer des signes et symptômes. Lorsque l’infirmière auxiliaire désire utiliser le stéthoscope afin de vérifier la présence ou l’absence de signes cliniques, nous utilisons alors le terme observer. Par exemple, elle pourrait utiliser le stéthoscope pour l’installation d’un tube nasogastrique ou l’écoute du cœur à l’apex.
    La cardiopathie congénitale grave (CPCG) est la malformation congénitale la plus répandue chez le nouveau-né. Le diagnostic des CPCG doit être fait rapidement, car si on tarde, la morbidité, la mortalité et les incapacités s’aggravent. La saturométrie est utilisée pour le dépistage des CPCG, elle est effectuée de 24 à 36 heures après la naissance, à la main droite et à l’un des deux pieds du nouveau-né.  Si les résultats sont anormaux, le dispensateur de soins qui a la plus grande responsabilité du nouveau-né doit le soumettre à une évaluation approfondie.


  • 30. L’infirmière auxiliaire peut-elle collaborer à la modification du plan de traitement (PTI) ?

    Oui, selon l’article 37 p) du Code des professions l’infirmière auxiliaire peut « contribuer à l’évaluation de l’état de santé d’une personne et à la réalisation du plan de soins, prodiguer des soins et des traitements infirmiers et médicaux dans le but de maintenir la santé, de la rétablir et de prévenir la maladie et fournir des soins palliatifs ». 

    L’infirmière auxiliaire peut apporter une modification au plan de traitement (PTI) en collaboration avec l’infirmière en complétant une collecte de données, en observant et en mesurant les signes et symptômes, en reliant les manifestations cliniques aux pathologies et en assurant la surveillance et le suivi des données recueillies.
    Dans sa pratique professionnelle, l’infirmière auxiliaire contribue à la réalisation du PTI, prodigue les soins et les traitements, note au dossier du patient ses observations et avise lorsqu’une réaction inhabituelle survient.
    Il est important de mentionner que toutes les directives apparaissant au PTI doivent obligatoirement être respectées par tous les membres de l’équipe de soins, notamment les infirmières, les infirmières auxiliaires, les préposées aux bénéficiaires et les auxiliaires familiales. 
    Le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire mentionne que, lorsque l’infirmière auxiliaire « participe à l’élaboration de la démarche de soins, elle collabore avec les différents intervenants à la détermination des besoins de la personne et à la planification des soins, des interventions et des services :

    • Elle tient compte de l’état de la personne et de ses volontés;
    •  Elle suggère des interventions en s’appuyant sur ce qu’elle sait de la personne;
    • Elle donne son avis concernant les soins, les interventions et les services;
    • Elle participe activement aux échanges;
    • Elle crée des liens de confiance avec l’équipe de soins;
    • Elle affirme ses idées avec respect;
    • Elle démontre de l’ouverture aux idées des autres ».

    Le PTI : 

    • Concerne uniquement un problème ou un besoin prioritaire;
    • Donne des directives en rapport avec le problème ou le besoin prioritaire et non pas avec tous les problèmes du client;
    • Indique le moment ou la fréquence du soin;
    • Doit être documenté dans les notes d’évolution au dossier;
    • Est évolutif, en rapport avec les changements de l’état du client, mais il ne peut être effacé pour être modifié;
    • N’utilise pas de langage particulier;
    • Est conservé au dossier du patient;
    • Comporte un plan particulier obligatoire pour le soin des plaies;
    • Doit être individuel;
    • Donne une plus grande visibilité aux soins infirmiers.


  • 31. Est-ce que l’infirmière auxiliaire peut s’assurer du bon fonctionnement du matériel d’intervention en situation d’urgence ?

    Oui, selon l’article 37 p) du Code des professions l’infirmière auxiliaire peut « contribuer à l’évaluation de l’état de santé d’une personne et à la réalisation du plan de soins, prodiguer des soins et des traitements infirmiers et médicaux dans le but de maintenir la santé, de la rétablir et de prévenir la maladie et fournir des soins palliatifs. » 

    L’infirmière auxiliaire, par son champ d’exercice et dans son rôle de contribution à l’évaluation de l’état de santé de la personne, peut mesurer et observer des signes et symptômes et collaborer avec différents intervenants, notamment pendant la grossesse. D’ailleurs, Le profil des compétences de l'infirmière et de l'infirmier auxiliaire mentionne :
    « En tout temps, l’infirmière auxiliaire utilise son jugement clinique pour recueillir des données, observer les manifestations cliniques (objectives et subjectives) et relier ses observations à l’état de la personne et aux pathologies. »
    Suite aux données que l’infirmière auxiliaire aura recueillies, par son jugement clinique elle agira rapidement au besoin. Le profil des compétences de l'infirmière et de l'infirmier auxiliaire mentionne que l’infirmière auxiliaire « avise rapidement le professionnel concerné d’une information urgente ou d’une situation anormale et rapporte rapidement à l’infirmière ou au médecin un changement dans l’état de la personne. » Ceci est également prévu à l’article 13 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires. 
    Il est important de rappeler que l’infirmière auxiliaire doit avoir les connaissances et les compétences pour effectuer cette activité en référence à l’article 3 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires :
    « Le membre doit exercer sa profession selon les normes de pratique généralement reconnues. À cette fin, il doit mettre à jour ses connaissances et perfectionner ses aptitudes et habiletés. »
    La prise du cœur fœtal à l’aide d’un foetoscope a pour but :
    • D’évaluer l’activité cardiaque du fœtus;
    • De déterminer l’état de bien-être du fœtus durant la grossesse, le travail et l’accouchement;
    • De détecter une anomalie du rythme cardiaque du fœtus.
    Les résultats normaux pour le cœur fœtal (CF) sont de 110 à 160 battements par minute (BPM). 
    La surveillance fœtale peut se faire par auscultation intermittente (AI) ou monitorage fœtal électronique (MFÉ). L’AI associée à la palpation de l’utérus est la méthode recommandée de surveillance fœtale pendant le travail spontané dans le cas d’une grossesse normale de plus de 36 semaines chez une femme en santé avec absence de facteurs de risque.
    L’auscultation intermittente (AI) est une technique de surveillance auditive nécessitant un stéthoscope ou un fœtoscope (Doppler); elle permet de compter les battements cardiaques fœtaux à intervalles déterminés.

    À cette fin, nous vous invitons à consulter les 

    Méthodes de soins informatisées (MSI).


Partage