Vaccination

  • 01. Une infirmière auxiliaire peut-elle administrer de l’immunoglobuline anti-D, tel que le WinRho ?

    Oui, selon l’article 37.1 (5°), par. f) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire peut :

    « Administrer, par des voies autres que la voie intraveineuse, des médicaments ou d’autres substances, lorsqu’ils font l’objet d’une ordonnance.» 

    L’immunoglobuline anti-D, tel le produit WinRho, est un dérivé sanguin pouvant être administré par la voie intramusculaire. Toutefois en raison des risques associés à l’administration de cette substance, l’infirmière auxiliaire doit se soumettre à la politique émise par le Comité provincial d’uniformisation des méthodes de soins en médecine transfusionnelle.

    POUR EN SAVOIR PLUS SUR LE CHAMP D'EXERCICE DE L'INFIRMIÈRE AUXILIAIRE

    Afin d’en savoir davantage sur le champ d'exercice, nous vous invitons à consulter Les activités professionnelles de l'infirmière auxiliaire et le Profil des compétences de l'infirmière et de l'infirmier auxiliaire.

  • 02. L’infirmière auxiliaire peut-elle procéder à un traitement de désensibilisation ?

    Oui, elle peut y contribuer. Selon l’article 37.1 (5°) par. f) du Code des professions l’infirmière auxiliaire peut :

    « Administrer, par des voies autres que la voie intraveineuse, des médicaments ou d’autres substances, lorsqu’ils font l’objet d’une ordonnance. »

    Le vaccin qui comporte des extraits d’allergènes est administré par voie sous-cutanée et comporte des risques de réactions systémiques graves. Le document publié par l’Association des allergologues et immunologues du Québec (AAIQ) Immunothérapie par voie sous-cutanée pour le traitement des allergies indique les normes à respecter lors du traitement, notamment que :

    • Le traitement de désensibilisation devrait être administré sous la supervision (surveillance) d'un médecin et d'un personnel médical convenablement qualifiés.
    • Une évaluation de l’état de santé doit être faite avant chaque administration.
    • La personne doit rester 30 minutes dans la salle d’attente après l’administration.
    • Les réactions locales d’œdème doivent être mesurées après 30 minutes et colligées au dossier.
    • Le congé est autorisé par le médecin après la période d’attente.

    Pour en connaître davantage au sujet des allergies et de la désensibilisation/immunothérapie, nous vous invitons à consulter le site de L'Association des allergologues et immunologues du Québec (AAIQ).

    L’infirmière auxiliaire doit avoir les connaissances et les compétences pour contribuer au traitement de désensibilisation.   

    POUR EN SAVOIR PLUS SUR LE CHAMP D'EXERCICE DE L'INFIRMIÈRE AUXILIAIRE

    Afin d’en savoir davantage sur le champ d'exercice, nous vous invitons à consulter Les activités professionnelles de l'infirmière auxiliaire et le Profil des compétences de l'infirmière et de l'infirmier auxiliaire.

  • 03. L’infirmière auxiliaire peut-elle participer à une campagne de vaccination ?

    Oui, selon l’article 37.1 (5°), par. g) du Code des professions,  l’infirmière auxiliaire peut :
     
    « Contribuer à la vaccination dans le cadre d’une activité découlant de l’application de la loi sur la santé publique. »

    À l’extérieur du cadre d’une activité découlant de la Loi sur la santé publique, elle peut aussi contribuer à l’administration d’un vaccin selon une ordonnance individuelle, et ce, en vertu de l’activité réservée prévue à l’article 37.1 (5°), par. f) du Code des professions.

    « Administrer, par des voies autres que la voie intraveineuse, des médicaments ou d’autres substances, lorsqu’ils font l’objet d’une ordonnance. »

    Les lignes directrices du Protocole d’immunisation du Québec (PIQ) doivent être appliquées en tout temps. Afin de bien connaître les responsabilités professionnelles et légales de l’infirmière auxiliaire, nous vous invitons à consulter le PIQ. En voici quelques extraits :

    • L’infirmière auxiliaire obtient l’autorisation de l’infirmière, du médecin, de la sage-femme, de l’inhalothérapeute ou du pharmacien avant d’administrer un vaccin. 
    • L’infirmière auxiliaire contribue à la collecte de l’information prévaccination à l’aide d’un questionnaire.
    • L’infirmière auxiliaire contribue à la surveillance requise immédiatement après la vaccination.
    • L’infirmière auxiliaire note les immunisations dans le dossier et le carnet de vaccination.

    Il est important de noter que certains vaccins comportent plus d’une dose, administrée à quelques mois d’intervalle, tel que le vaccin pour l’hépatite B. L’infirmière auxiliaire se doit d’appliquer les lignes directrices du PIQ pour chaque dose. 

     Depuis 2003, les notions concernant la vaccination sont incluses dans le programme de formation initiale. L’infirmière auxiliaire diplômée avant 2003 doit détenir une attestation de formation.
     
    Il n’y a aucune restriction d’âge quant à la clientèle que l’on peut vacciner.

    Nous vous invitons à consulter l’avis conjoint sur le rôle de l’infirmière auxiliaire dans la vaccination. 


    POUR EN SAVOIR PLUS SUR LE CHAMP D'EXERCICE DE L'INFIRMIÈRE AUXILIAIRE

    Afin d’en savoir davantage sur le champ d'exercice, nous vous invitons à consulter Les activités professionnelles de l'infirmière auxiliaire et le Profil des compétences de l'infirmière et de l'infirmier auxiliaire.

  • 04. Est-ce que l’infirmière auxiliaire peut administrer un vaccin en pharmacie communautaire ?

    Oui, selon le Code des professions à l’article 37.1 (5°), par. g), l’infirmière auxiliaire peut « contribuer à la vaccination dans le cadre d’une activité découlant de l’application de la Loi sur la santé publique ». 

    À l’extérieur du cadre d’une activité découlant de la Loi sur la santé publique, elle peut aussi contribuer à l’administration d’un vaccin selon une ordonnance individuelle, et ce, en vertu de l’activité réservée prévue à l’article 37.1 (5°), par. f) du Code des professions : « Administrer, par des voies autres que la voie intraveineuse, des médicaments ou d’autres substances, lorsqu’ils font l’objet d’une ordonnance. »

    À cet effet, l’infirmière auxiliaire doit respecter les lignes directrices du Protocole d’immunisation du Québec (PIQ).

    Le 18 mars 2020, le projet de loi n°31 (Loi modifiant principalement la Loi sur la pharmacie afin de faciliter l'accès à certains services) est entré en vigueur. Nous vous invitons à consulter le guide d’exercice intitulé La vaccination par le pharmacien qui contient certaines règles d’applications. 
    Dorénavant, le pharmacien qui possède une attestation de formation s’ajoute à la liste des vaccinateurs, inscrit initialement dans le PIQ, soit l’infirmière, le médecin, et/ou la sage-femme.

    Peu importe le milieu où elle administre un vaccin, l’infirmière auxiliaire doit posséder les qualifications nécessaires en réanimation cardiorespiratoire (RCR) et les maintenir à jour. L’article 3 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires stipule que « le membre doit exercer sa profession selon les normes de pratique généralement reconnues. À cette fin, il doit mettre à jour ses connaissances et perfectionner ses aptitudes et habiletés. »

    La collaboration de l’infirmière auxiliaire ne se limite pas seulement à la préparation ou à l’administration du vaccin, elle peut aussi, notamment :

    • procéder à la collecte de l’information pré-vaccination à l’aide d’un questionnaire;
    • contribuer à la surveillance requise immédiatement après la vaccination;
    • noter les immunisations dans le dossier et le carnet de vaccination.

    Comme mentionné dans le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire, elle :

    • « assure la surveillance et le suivi des données recueillies »;
    • « est à l’affût des indices d’une situation anormale »;
    • « connaît les activités de suivi nécessaires à l’état de la personne ».

    L’infirmière auxiliaire peut également appliquer les mesures d’urgence décidées par le pharmacien dans un contexte donné. Dans une situation d’extrême urgence où la vie de la personne est en danger, l’infirmière auxiliaire doit viser au maintien de la vie, tel que stipulé à l’article 7 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires
    Afin d’en apprendre davantage, nous vous invitons à consulter La Loi sur la pharmacie, le Règlement sur la prescription d’un médicament par un pharmacien ainsi que le Règlement sur l’administration d’un médicament par un pharmacien qui précisent les modalités d’une vaccination par le pharmacien.

  • 05. L’infirmière auxiliaire peut-elle procéder à l’administration du vaccin en s’assurant que depuis la prescription, le patient n’a pas de signes ou de symptômes qui l’empêcheraient d’être vaccinée ?

    Oui, le jour de la vaccination, l’infirmière auxiliaire peut procéder à l’administration du vaccin en s’assurant que depuis la prescription, la personne n’a pas de signes ou de symptômes qui l’empêcheraient d’être vaccinée. L’infirmière auxiliaire n’a pas à obtenir de nouveau l’autorisation du prescripteur sur place avant de vacciner, puisqu’elle a la prescription en main.

    Voici comment s’inscrit le champ d’exercice de l’infirmière auxiliaire, concernant notamment sa contribution à la vaccination :

    • Par sa contribution à l’évaluation, l’infirmière auxiliaire utilise son jugement professionnel pour recueillir des données, observer les manifestations cliniques objectives et subjectives et relier ses observations à l’état de la personne.
    • Tel qu’inscrit dans les responsabilités professionnelles de celle-ci auProtocole d’Immunisation du Québec (PIQ), l’infirmière auxiliaire contribue à la collecte des informations prévaccination à l’aide du questionnaire prévu à cet effet.
      • En cas de doute, à l’aide de son jugement clinique, elle doit se référer au vaccinateur, soit le pharmacien, l’infirmière, le médecin, la sage-femme ou l’inhalothérapeute.

     
    Le jour de la vaccination, si à la suite de la collecte des informations auprès de la personne, aucun signe et symptôme n’est présent, elle peut procéder à la vaccination, tant qu’un professionnel habilité à évaluer est disponible, en présence ou à distance, en cas de nécessité. 

    Nous vous invitons à consulter l’avis conjoint sur le rôle de l’infirmière auxiliaire dans la vaccination. 

  • 06. Est-ce que l'infirmière auxiliaire peut documenter le questionnaire pré vaccination?

    Oui, selon l’article 37.1 (5°), par. g) du Code des professions,  l’infirmière auxiliaire peut « contribuer à la vaccination dans le cadre d’une activité découlant de l’application de la loi sur la santé publique ».

    Le Protocole d’immunisation du Québec (PIQ) mentionne que l’infirmière auxiliaire « contribue, au besoin, à la collecte de l’information pré vaccination à l’aide d’un questionnaire spécialement conçu à cet effet ».

    Lorsque l’infirmière auxiliaire effectue une collecte de données, une bonne communication avec la personne est importante. Elle doit être à l’écoute, répondre aux questions et offrir des informations justes sur la maladie et sur la vaccination en s’adaptant selon les connaissances de la personne. Des informations écrites à portée de main, notamment une feuille d’informations ou un dépliant, peuvent appuyer l’information transmise. L’objectif étant d’obtenir un consentement libre et éclairé, la décision finale revient à la personne ou à son représentant légal. Il est important de respecter le choix de la personne et de demeurer disponible pour des questions additionnelles. D’ailleurs le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire mentionne que l’infirmière auxiliaire « s’assure d’obtenir, en tout temps, le consentement libre et éclairé́ de la personne », « adapte l’information à la personne et aux proches » et « vérifie la compréhension de la personne, ou du proche, après avoir transmis l’information ». 

    Le consentement libre est obtenu sans aucune forme de pression, de menace ou de contrainte. Il ne doit pas être obtenu lorsque les facultés de la personne ou de son représentant légal sont affaiblies, notamment par l’alcool, des sédatifs ou toute autre drogue.

    Le consentement éclairé est obtenu après que l’information a été transmise à la personne ou à son représentant légal et que cette information a été comprise. Pour ce faire, la personne ou son représentant légal doit connaître les avantages et les risques. Les explications doivent être transmises dans un langage simple et compréhensible.

    Le consentement doit être consigné au dossier, qu’il ait été obtenu par écrit ou verbalement.

  • 07. L’infirmière auxiliaire peut-elle administrer des produits immunisants dans une clinique du voyageur ?

    Oui, selon l’article 37.1 (5°), par. g) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire peut « contribuer à la vaccination dans le cadre d’une activité découlant de l’application de la Loi sur la santé publique ».

    Selon les lignes directrices du Protocole d’immunisation du Québec (PIQ), « Un médecin ou une infirmière doivent être disponibles rapidement pendant que l’infirmière auxiliaire procède à la vaccination ».

    Dans le domaine de la santé, les connaissances et les techniques évoluent constamment. L’infirmière auxiliaire s’engage dans son développement professionnel en maintenant à jour et en perfectionnant ses compétences afin de toujours fournir un travail de qualité. Comme stipulé dans le  Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire, elle « fait preuve d’initiative » et « lit sur les données probantes relatives aux pathologies des personnes sous sa responsabilité́ ».

    La situation épidémiologique des problèmes infectieux et les recommandations en santé des voyageurs sont en constante évolution. Pour cette raison, les informations contenues dans les bulletins d’actualité sont intégrées dans le texte du Guide d’intervention santé-voyage de l’INSPQ.

  • 08. L’infirmière auxiliaire peut-elle participer à un protocole de recherche en vaccination ?

    Oui, selon l’article 37.1 (5°), par. g) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire peut « contribuer à la vaccination dans le cadre d’une activité découlant de l’application de la Loi sur la santé publique ».

    L’infirmière auxiliaire contribue à différentes tâches dans un protocole de recherche, notamment à effectuer une collecte de données. Comme mentionné dans le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire, elle « consulte les sources d’information pertinentes, recueille l’information précise et nécessaire et respecte les normes en vigueur ».

    La section VII, du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires énonce des règles d’éthique en recherche, notamment à son article 42 qui se lit ainsi :

    « Le membre doit refuser ou cesser de collaborer à toute activité de recherche dont les risques pour la santé des sujets lui semblent disproportionnés par rapport aux avantages que ceux-ci pourraient retirer de cette recherche ou en comparaison avec les avantages que la prestation de soins usuels pourrait leur procurer. »

    Les essais cliniques servent à fournir des preuves scientifiques de l'efficacité, de l'innocuité et de la qualité d’un médicament pour les humains. Ils se divisent généralement en quatre phases :

    Phase I : Elle est appelée Premières études sur les humains et porte sur l'évaluation de l'innocuité du nouveau médicament en fonction de la posologie. Les tests sont généralement faits sur un petit groupe de volontaires.
    Phase II : Seulement si la phase I confirme l'innocuité du médicament. Quelques centaines de patients, avec une maladie ou un état précis, participent à ces essais. Les sujets sont répartis en deux groupes, formés au hasard, mais de façon à ce que l'âge des patients, la répartition des sexes et leurs antécédents médicaux soient le plus semblables possible dans chacun des groupes. Un groupe reçoit le médicament expérimental alors que le deuxième, appelé groupe témoin, prend un placebo.
    Phase III :  Si le médicament est efficace et sans danger, il sera testé à plus grande échelle, sur des centaines ou des milliers de patients. Cette phase permet aux chercheurs de mieux comprendre l'efficacité et les avantages du médicament ainsi que les réactions négatives. Le médicament qui a traversé la phase III avec succès peut ensuite être analysé par Santé Canada.

    Phase IV : C’est une étude de surveillance suivant la mise en marché. Elle permet surtout d'examiner la toxicité et l'efficacité à long terme des médicaments.

  • 09. L’infirmière auxiliaire peut-elle administrer le vaccin contre la tuberculose (BCG) ?

    Oui, elle peut y contribuer. Selon l’article 37.1 (5°) par. g) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire peut « contribuer à la vaccination dans le cadre d’une activité découlant de l’application de la Loi sur la santé publique ».


    Pour effectuer cette activité, l’infirmière auxiliaire doit avoir les connaissances et les compétences nécessaires, comme l’exige l’article 3 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires : « Le membre doit exercer sa profession selon les normes de pratique généralement reconnues. À cette fin, il doit mettre à jour ses connaissances et perfectionner ses aptitudes et habiletés ».

    Afin de bien connaître les responsabilités professionnelles et légales de l’infirmière auxiliaire, nous vous invitons à consulter le PIQ.

    Comme mentionné dans le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire, elle « consulte les sources de référence reconnues » et « a une bonne connaissance des médicaments qu’elle administre ».

    La tuberculose est une infection causée par le bacille Mycobacterium tuberculosis. Au Québec, plus de 200 cas de tuberculose active sont déclarés chaque année. La tuberculose active est traitée avec des antituberculeux.

    À qui peut être administré le BCG?

    • À une communauté affectée de façon importante par la tuberculose contagieuse;
    • Aux travailleurs de la santé et au personnel de laboratoire qui y sont exposés de façon répétée;
    • Aux voyageurs qui prévoient séjourner dans des régions où l’incidence de la tuberculose est élevée.

    La demande d'accès pour le BCG doit être approuvée par le Programme d'accès spécial de Santé Canada. Actuellement, le vaccin est réservé à la clientèle des programmes publics de vaccination. Ce vaccin est administré par voie intradermique.

    Les personnes atteintes d’infection tuberculeuse latente (ITL) sont asymptomatiques et non contagieuses. Chez 10 % d’entre elles, une tuberculose active se déclenchera des mois ou des années plus tard.
    C’est pourquoi un test cutané à la tuberculine (TCT) est administré notamment pour obtenir une valeur de base chez les travailleurs en santé qui sont susceptibles d’être en contact ultérieurement avec le bacille Mycobacterium tuberculosis. Ce test est effectué en deux étapes et la lecture du TCT doit être faite par un professionnel de la santé apte à le faire.

    Le TCT ne devrait pas être utilisé comme moyen de déterminer si la vaccination contre la tuberculose a été efficace, car ni l’existence d’une réaction tuberculinique ni sa taille ne sont prédictives d’un effet protecteur contre la tuberculose.

  • 10. Est-ce que l'infirmière auxiliaire peut effectuer la vaccination en milieu scolaire ?

    Oui, selon l’article 37.1 (5°), par. g) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire peut « contribuer à la vaccination dans le cadre d’une activité découlant de l’application de la Loi sur la santé publique ».

    L’infirmière auxiliaire peut exercer auprès de la clientèle pédiatrique toutes les activités comprises dans son champ d’exercice à l’exception de la thérapie intraveineuse, en raison d’une restriction quant à l’exercice de cette activité. 

    Toutefois, les lignes directrices du Protocole d’immunisation du Québec (PIQ) doivent être appliquées dans tous les milieux et en tout temps. Afin de bien connaître les responsabilités professionnelles et légales de l’infirmière auxiliaire, nous vous invitons à le consulter.
    L’infirmière auxiliaire doit s’assurer de toujours avoir le matériel nécessaire pour l’administration d’un vaccin, notamment un contenant biorisque et l’équipement de protection adéquat. À ce sujet, vous pouvez vous référer aux Méthodes de soins informatisées (MSI) et au Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire qui stipulent que l’infirmière auxiliaire doit « appliquer les règles d’asepsie lors de l’utilisation et de la disposition du matériel thérapeutique » et « dispose du matériel contaminé de façon sécuritaire ». 

    La clientèle pédiatrique peut parfois être vulnérable. C’est la raison pour laquelle l’infirmière auxiliaire doit être à l’affût de situations particulières, comme l’indique le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire : « observe avec vigilance » et « porte attention à ce que la personne exprime, autant par son langage verbal que non verbal ».

    L’infirmière auxiliaire en milieu scolaire vaccine les enfants lors des séances de vaccination qui ont habituellement lieu à l’automne et au printemps. Un dépliant d’information sur la vaccination est envoyé par l’entremise de l’école, comprenant un formulaire de consentement à la vaccination.

  • 11. L’infirmière auxiliaire peut-elle faire le mélange d’un adjuvant dans un vaccin afin de compléter le produit d’administration ?

    Oui, selon l’article 37.1 (5°), par. e) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire peut « mélanger des substances en vue de compléter la préparation d’un médicament, selon une ordonnance ».

    De nombreux vaccins contiennent des adjuvants, ce sont des substances ajoutées à la préparation vaccinale, destinées à renforcir l’efficacité du vaccin. Ils permettent de diminuer, dans chaque dose de vaccin, la quantité de la substance active, soit l'antigène. Dans le cas des vaccins vivants atténués, nul besoin d’ajouter des adjuvants, car ils sont capables de stimuler suffisamment l’immunité pour protéger durablement contre une infection. À l’inverse, les vaccins inactivés ne peuvent pas déclencher une réponse immunitaire suffisante pour assurer une protection durable. C’est alors qu’interviennent les adjuvants.

    Les lignes directrices du Protocole d’immunisation du Québec (PIQ) doivent être appliquées en tout temps afin de bien connaître les responsabilités professionnelles et légales de l’infirmière auxiliaire.

    Aucune restriction légale quant à la voie d’administration ne s’applique lors de la préparation du médicament ou de la substance devant être préparée. L’infirmière auxiliaire pourrait donc préparer un médicament qu’elle n’est pas autorisée à administrer.
     
    L’infirmière auxiliaire peut calculer, mesurer et mélanger des substances en vue de préparer un médicament, comme décrit dans le Profil des compétences de l'infirmière et de l'infirmier auxiliaire.

    À l’extérieur du cadre d’une activité découlant de la Loi sur la santé publique, l’infirmière auxiliaire peut aussi contribuer à l’administration d’un vaccin selon une ordonnance individuelle, et ce, en vertu de l’activité réservée prévue à l’article 37.1 (5°), par. f) du Code des professions.

    L’infirmière auxiliaire doit avoir les connaissances et les compétences pour exercer cette activité. Elle respecte ainsi ses obligations déontologiques en lien avec la compétence et la qualité des soins.  L’article 14 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires stipule :
     
    « Le membre doit être diligent lors de l’administration d’un médicament ou d’une substance. À cette fin, il doit notamment avoir une connaissance suffisante du médicament ou de la substance et respecter les principes et méthodes concernant son administration ».

  • 12. L’infirmière auxiliaire peut-elle administrer de l’adrénaline à la suite d’une réaction allergique ?

    Oui, selon l’article 37.1 (5°), par. f). du  Code des professions, l’infirmière auxiliaire peut « administrer par des voies autres que la voie intraveineuse des médicaments ou d’autres substances, lorsqu’ils font l’objet d’une ordonnance. »

    L’adrénaline peut être administrée, par voie sous-cutanée, avec une ordonnance individuelle dans les cas moins urgents afin d’éviter une réaction allergique.
    Toutefois, dans les situations d’urgence, une ordonnance n’est pas requise.
    L’anaphylaxie est la plus grave des manifestations allergiques. Elle se produit soudainement, touche un ou plusieurs systèmes de l’organisme. Elle peut produire une détresse respiratoire et/ou une défaillance circulatoire qui, dans certaines situations, peuvent entraîner la mort. Plus les signes et symptômes apparaissent rapidement, plus la crise peut s’avérer grave.

    Tel qu’énoncé à l’article 7 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires : « Le membre doit viser au maintien de la vie, au soulagement de la souffrance, au traitement de la maladie et à la promotion de la santé. »
    En l’absence d’un premier répondant ou d’un technicien ambulancier, toute personne ayant suivi une formation visant l’administration d’adrénaline peut administrer de l’adrénaline à une personne à l’aide d’un dispositif auto-injecteur, lors d’une réaction allergique sévère de type anaphylactique.

    L’article 2 de la Charte des droits et libertés de la personne énonce que « tout être humain dont la vie est en péril a droit au secours ».
     
    Ainsi, intervenir pour porter secours ou pour obtenir secours pour autrui est une responsabilité sociale qui incombe à tout citoyen. Pour une professionnelle de la santé telle une infirmière auxiliaire, c’est une obligation qui va de soi.

    Nous vous invitons à consulter les Méthodes de soins informatisées et le site EpiPen pour plus de détails sur les procédures d’administration. L’infirmière auxiliaire effectue les surveillances selon son champ de pratique. Le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire mentionne dans le rôle de contribution à l’évaluation de l’état de la personne que « l’infirmière auxiliaire connaît les activités de suivi nécessaire à l’état de la personne et elle reconnaît les besoins de la personne reliés à sa pathologie »


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